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Samedi 20 janvier 2007
Le meilleur moyen de se renseigner sur les candidats en ce début de campagne électorale est de visiter leur site Internet. Et en allant sur le site de campagne de Nicolas Sarkozy, l'Internaute est immédiatement frappé par sa vacuité. Les amis de Nicolas Sarkozy se plaisent pourtant à clamer partout que Ségolène Royal ne ferait pas de propositions. Ainsi Thierry Mariani, député de Vaucluse (beau département, mais piètre député), a déclaré que "Ségolène Royal c'est de la bravitude en matière de politique étrangère et vide et incertitude sur son projet présidentiel." Les comparatifs des projets réalisés par la section PS de Sciences Po démontrent -s'il le fallait- la mauvaise foi de ces propos. Mais Thierry Mariani devrait prendre garde : en comparant le site de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy, il apparaît clairement que celui qui a un problème programmatique est le ministre de l'Intérieur.
Sur le site de Nicolas Sarkozy la rubrique "ce que je vous propose" renvoie en effet à un seul discours, prononcé le 18 janvier, alors même que le déplacement sur le plateau de Saclay était censé être un déplacement du ministre de l'intérieur, et pas du candidat ... La présentation générale du site démontre que l'équipe du ministre ne maîtrise pas vraiment toutes les potentialités de l'outil informatique : la présentation des "valeurs" du candidat dans la rubrique "ce que je crois", n'est pas même digne d'un blog amateur ... Le site sarkozy.fr fait d'ailleurs l'objet de critiques acerbes de la blogosphere.
En revanche sur le site desirsdavenir.org on peut trouver sous la rubrique "Ce que j'ai dit sur" les positions de notre candidate sur toutes les grandes problématiques. On compte pas moins de 18 rubriques (environnement, culture, démocratie, défense, fiscalité, sécurité, retraites, santé, ...). Elle y reprend et développe les grandes mesures proposées par le projet socialiste (exemple : couverture professionnelle unique, fusion CSG-IR, bouclier logement, service public de la petite enfance). La présentation est extrêmement claire, précise, avec des renvois vers les débats participatifs. Ségolène Royal veut un débat de qualité, et elle s'en donne les moyens, y compris sur le net.

Adrien

par Section socialiste de Sciences-Po publié dans : Vie de la section socialiste de Sciences-Po
Mercredi 17 janvier 2007

Ségolène Royal, candidate socialiste en France, et Jean-Claude Junker, Premier Ministre socialiste du Luxembourg et Président de l'Eurogroupe, ont tenu une conférence à Luxembourg pour faire part de leur vision sur l'avenir de l'Europe et du traité constitutionnel européen, ce mercredi.

Fidèle à sa volonté de rapprocher l'Europe du peuple, Ségolène Royal a expliqué qu'elle souhaiterait mettre en place un referendum en 2009, au moment des élections européennes sur "un traité permettant aux institutions européennes de fonctionner". Prenant en compte les pays ayant déjà ratifiés ce traité, elle a expliqué qu'il n'était pas envisageable de refaire voter les Français sur le même texte.

Elle a enfin crevé un tabou qui existe depuis toujours: L'Europe sociale: "Ce que je souhaite, c’est qu’il y ait un volet social et que les droits des travailleurs soient pris en considération en Europe. Je suis une Européenne convaincue". La candidate socialiste répond ainsi aux vraies attentes des français, alors que Sarkozy, dans son aveuglement sans limite, a annoncé vouloir faire voter une partie du traité constitutionnel par le parlement...Vive la démocratie.

Jean-Claude Juncker a souligné qu’il était d’accord avec Ségolène Royal sur le fait qu’il fallait compléter le traité constitutionnel par une «déclaration sociale plus engageante». «Nous pensons tous les deux que l’UE doit se doter d’un socle de droits sociaux minimums pour les travailleurs. Nous avons discuté des développements possibles en matière de traité constitutionnel, dont nous ne voudrions pas qu’il s’appelle traité constitutionnel mais traité fondamental de base», a-t-il ajouté.

Abordant ensuite la question de l'indépendance de la banque centrale européenne, elle a tenu à mettre les choses au clair:

«Je crois que le gouvernement économique européen doit être beaucoup plus actif», a-t-elle dit. «Ce n’est pas à la Banque centrale européenne de prendre seule les décisions. Il ne s’agit pas de remettre en cause son indépendance mais il s’agit de ne pas la laisser exercer une omnipotence.» «Il est important que la Banque centrale européenne ait comme objectif non seulement la maîtrise de l’inflation, mais également la croissance et donc le progrès social», a-t-elle ajouté en prônant un «élargissement de son statut».

Jean-Claude Junker, dont l'engagement européen n'est pas à mettre en doute a déclaré sur ce sujet qu'il fallait un «renforcement du pôle économique et monétaire sans toucher à l’indépendance de la Banque», et que l'on devait «revenir à l’esprit des traités qui veulent que la stabilité des prix, que la croissance et que l’emploi aient la même considération en Europe»

La candidate socialiste a donc prouvé qu'elle avait de la ressource sur la question européenne. Les Français sauront voir qui répond le mieux à leurs attentes...

par Section socialiste de Sciences-Po publié dans : Vie de la section socialiste de Sciences-Po
Mercredi 17 janvier 2007
Notre travail de fond sur la campagne présidentielle se poursuit, avec la comparaison des projets politiques. Aujourd'hui nous mettons en ligne celui qui concerne le logement. A noter : c'est le premier comparatif qui reprend les propositions de l'UDF (ou plus précisemment de François Bayrou, d'après ce qui est disponible dans la partie "propositions" de son site de campagne). Nous aurons donc désormais une comparaison FN-UMP-UDF-PS-Collectifs antilibéraux.

La fin de l’année 2006 et le début de l’année 2007 ont été marqués par l’opération de l’association « Les enfants de Don Quichotte », qui s’est illustrée par la création de campements au cœur de toutes les grandes villes françaises. Il s’agissait de profiter des fêtes de fin d’année pour attirer l’attention du gouvernement sur la situation des sans-abris et des mal-logés.

Le problème du logement est structurel dans notre pays. Dans certaines régions (Ile de France, PACA, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon) les tensions sur le marché de l’immobilier ont conduit à une explosion des prix. Il est désormais quasiment impossible pour des salariés à revenus moyens de se loger correctement dans ces régions.

La droite n’a rien fait pour résoudre cette crise : elle se targue d’avoir construit 120 000 logements par an avec la loi Borloo, mais il faut rappeler  que 85% des constructions nouvelles réalisées en 2005 ne sont pas accessibles à 70% des ménages à cause de loyers trop élevés . A chaque occasion, la droite tente de modifier la loi qui oblige les communes à accueillir un minimum de logements sociaux. Neuilly-sur-Seine, ville la plus riche de France, ville de Nicolas Sarkozy, a l’un des taux de logements sociaux les plus faibles : 2,6 %, loin des 20 % exigés par la loi.

A vous de vous faire une idée de ce que proposent les différentes familles politiques en lisant le comparatif. Vous pouvez le trouver en cliquant ici.
par Section socialiste de Sciences-Po publié dans : Questions économiques et sociales
Mardi 16 janvier 2007

En réponse à un article de l'UMP Sciences Po.

Il y a quelques temps, l'UMP Sciences Po écrivait que le parti socialiste menait "une campagne sale", suite à la diffusion du rapport d'Eric Besson, intitulé "les inquiétantes ruptures de Nicolas Sarkozy".

Ce titre était étonnant: Ce qu'Eric Besson avait critiqué correspondait au programme de l'UMP, et absolument pas à des attaques sur la personne de Nicolas Sarkozy. Il me semble pourtant que le propre de la politique est le débat. Ce n'est pas "sale" de ne pas être d'accord avec le ministre de l'intérieur, ou alors nous n'avons pas la même conception de la démocratie.

En revanche, l'UMP se complait à s'attaquer à la candidate du PS, à colporter des ragôts sur Ségolène Royal et de le faire circuler des rumeurs tout à fait indignes.

Ainsi Jacques Godfrain  a déclaré que Ségolène Royal et François Hollande avaient utilisé une société civile immobilière pour échapper à l'impôt sur la fortune.  Le premier secrétaire du PS a aussitôt porté plainte pour diffamation. Le député UMP a répliqué qu'il n'avait fait que "cité" des propos vus sur Internet! Quelle bravitude! Ca, c'est une campagne sale!

Ségolène Royal a tout de même voulu prouver sa bonne foi pour mettre un terme à cette honte dont l'UMP ne devrait pas être fière.

"En cumulant les deux patrimoines, précise-t-elle, François Hollande et moi sommes redevables de l'ISF pour la deuxième année consécutive pour un montant annuel de 862 euros." , a déclaré la candidate socialiste qui a rendu public son patrimoine, pour que chacun puisse vérifier que ses allégations étaient fausses.

On espère que la campagne ne va pas se poursuivre ainsi jusqu'à fin Avril, car ces attaques personnelles à répétition devant la Présidente Ségolène Royal sont franchement pittoyables. 

par Section socialiste de Sciences-Po publié dans : Opposition
Jeudi 11 janvier 2007

Depuis la nomination officielle de Ségolène Royal comme candidate du Parti Socialiste, tous les socialistes étaient unis derrière elle...

Toutefois, un certain malaise règnait. Les partisans des adversaires de la Présidente (de la région Poitou-Charente pour le moment) avaient le sentiment que leur poulain n'était pas associé à la campagne électorale.

Aujourd'hui Ségolène Royal vient de faire un geste fort, en chargeant Dominique Strauss-Kahn ainsi que le fabiusien Didier Migaud, le sénateur François Marc et Eric Besson, secrétaire national du PS à l'économie et récent auteur de l'excellent rapport à charge contre le bilan de Sarkozy, de préciser les réformes fiscales abordées par le projet socialiste.

C'est une excellente nouvelle, un geste fort dont beaucoup de Strauss-Kahniens avaient besoin pour trouver leur place dans la campagne. C'est une vraie preuve que le temps de la demi-finale est complètement terminé et que nous gagnerons tous ensemble le match contre l'extrême droite et la droite lors de la campagne électorale. En espérant bien sur que Laurent Fabius soit lui aussi chargé d'accomplir bientôt une mission pour notre candidate.

Quand on voit l'UMP se déchirer, les Sarkozystes qui envisagent de voter contre les réformes constitutionnelles voulues par le Président de la République, on se dit que Ségolène et les Français sont bien partis pour voir la vie en rose les prochaines années...

par Section socialiste de Sciences-Po publié dans : Campagne 2007

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