Mettre en place un « plan Alzheimer » plus conséquent que ce qui est fait actuellement est sans doute une priorité. La maladie d’Alzheimer, « Grande Cause Nationale » déjà identifiée comme telle par des gouvernements avec lequel notre PDLR se veut en rupture, est douloureuse pour les malades comme pour leurs proches, je ne le sais que trop. Mais ce plan est bien parti pour être une escroquerie : la solidarité face à Alzheimer doit concerner l’ensemble des Français ; le financement de la recherche contre la maladie d’Alzheimer devrait se faire par d’autres moyens ; ce plan n’est donc qu’un affichage politique. Comme toujours.
Les malades doivent-ils être les seuls à participer au financement des efforts de recherche ? C’est contraire à l’esprit porté par le système de Sécurité Sociale. La solidarité entre malades et bien-portants a vocation à être respectée, en particulier en ce qui concerne la maladie d’Alzheimer : sauf cas exceptionnels, on ne la développe qu’à partir d’un âge avancé, sans signes avant-coureurs, et les antécédents familiaux ne constituent qu’un indice supplémentaire de risque. Les « bien-portants » d’aujourd’hui pourront être les bénéficiaires du plan Alzheimer de demain, sans avoir participé à son financement. Quelle injustice, nous diraient les partisans du principe du « pollueur-payeur ». Au contraire, on ne choisit pas d’être malade. Et la lutte contre les dépenses de santé devrait passer par d’autres mesures. Celle-ci n’est en effet que peu responsabilisante.
Alzheimer reste un problème majeur, et la recherche en ce domaine doit être encouragée. Mais pas comme l’a proposé M. Sarkozy. En effet, des fondations, comme par exemple France Alzheimer, sont habilitées à recevoir des dons en grande partie défiscalisés. De la sorte, l’Etat participe ainsi largement au financement de la recherche et à la formation spécifique des soignants. L’Etat, pas la Sécu : ce n’est de toute façon pas à elle, pas plus à mon sens qu’à une assurance privée, de financer la recherche ! Et chacun peut choisir de donner, soit par altruisme, soit parce qu’il craint d’être un jour malade, soit parce qu’il a un proche qui souffre de cette maladie. Qui plus est, Alzheimer, en tant que « maladie de masse », intéresse les laboratoires : celui qui trouvera un médicament miracle ou un vaccin bénéficiera d’une rente extraordinaire. Tant mieux, d’ailleurs. Mais alors, pourquoi verser encore plus d’argent public dans ce domaine ? Ne vaudrait-il pas mieux concentrer les aides dans la recherche sur les maladies orphelines, par exemple ? celles qui laissent indifférents les financiers des laboratoires pharmaceutiques ?
Comme d’habitude, notre PDLR est en train de nous faire des effets de manche et de brasser pas mal de vent. Oui, il faut agir contre Alzheimer. Mais pas comme on nous le propose, pas uniquement ainsi, et pas quel qu’en soit le coût pour le reste du système. Quels sont donc les détails concrets de ce « grand plan » ? Ou est donc passée la lutte contre le trou de la Sécurité sociale ? Pourquoi les dons à la recherche n’ont-ils pas été mieux pris en charge, dans le cadre par exemple de la loi TEPA, qui a pourtant servi de phénoménal fourre-tout ? Comment se fera la répartition entre recherche publique et privée, et quel statut auront les unités de soins palliatifs ? Sur d’autres « grands projets », comme le service minimum, on a déjà vu l’hypocrisie maximum de notre nouvelle équipe dirigeante. M. Sarkozy ne semble pas parti, sur ce sujet, pour faire l’étalage de sa plus grande franchise.
Néel Travers
Je passe sur celles concernant les transports sanitaires, avouant à regret mon ignorance la plus complète de ce que c'est (les trajets en ambulance,sans doute ?), pour ne m'attacher qu'à celles qui pèseront dorénavant sur les médicaments et les actes paramédicaux.
Remarquons d'abord le côté assez incitatif au gaspillage (aïe ! c'était précisément censé le combattre). Les gens risquent de réclamer spontanément des grandes boîtes de médicaments : un forfait c'est un forfait, il vaudra donc mieux une boîte de 20 que deux boîtes de 8 quand on veut 9 gélules...
Mais, surtout, je m'interroge sincèrement sur le bien-fondé théorique de ce mécanisme.
Car, enfin, lorsque je vais chez le pharmacien, de deux choses l'une :
1. ou je lui extorque en battant des cils des médocs sans ordonnance (dommage que la profession se féminise, soit dit en passant),
2. ou je lui présente, sûre de mon bon droit, une ordonnance dûment paraphée par mon médecin traitant (mais si, vous savez... celui auquel je viens de payer 22 euros pour qu'il m'imprime une feuille disant "Mlle Travers a été 3 fois hospitalisée pour des problèmes de rein, je l'autorise donc à aller voir un urologue").
Dans le premier cas, les médicaments ne sont pas remboursés par la Sécu, le fameux "trou" ne s'aggrave pas et je suis donc déjà entièrement "responsable". Dans le second...
Dans le second, à nouveau (j'ai toujours aimé les arbres de probabilité pour résoudre des questions de théorie des jeux) deux cas se présentent :
1. ces médicaments n'étaient pas nécessaires au traitement de ma maladie/mon hypocondrie, puisque comme chacun sait tout malade est un bien portant qui s'ignore et n'aime rien d'autre qu'aller lire "Paris-Match : comment sainte Cécilia a bouté les Bulgares hors de Libye" dans des salles d'attente. Scandale, alors : il y a bel et bien gaspillage d'argent public ! Mais, au fait, qui en est responsable ? est-ce moi, qui n'y connais rien et n'ai pas choisi ce qui est marqué sur l'ordonnance ? non pas, c'est le médecin, qui n'avait pas à prescrire des médicaments inutiles, et c'est lui qu'il faut "responsabiliser" ! C'est (en partie) ce qui se fait depuis des années, au travers de négociations avec les syndicats de médecins et au travers de l'ONDAM, l'objectif national de dépenses de l'assurance maladie. Ces nouvelles franchises ne vont donc rien changer à ma consommation, et il vaut mieux que mon médecin me dise pourquoi je n'ai pas besoin de médicaments pour mon rhume.
2. Ces médicaments étaient nécessaires. Il n'y a pas gaspillage d'argent public, il y a simplement maladie. Maladie que je n'ai pas choisie davantage (je ne fume pas - ni l'un ni l'autre -, ne bois pas, ne lis pas Paris Match, et pourtant...). Et je ne vois pas en quoi me faire payer 50 centimes (ou plus, d'ailleurs), outre les cotisations que je paye déjà à la Sécurité Sociale, m'empêchera d'être malade à nouveau la prochaine fois (si saint Nicolas fait en sorte que ça marche, grâces lui soient rendues). Où est la responsabilisation ?
Non, franchement, je ne comprends pas...
NB 1 : le raisonnement vaut également pour les actes paramédicaux, qui sont remboursés également uniquement sur prescription médicale.
NB 2 : incidemment, subrepticement, on s'écarte de la logique à la base du système de sécurité sociale à la française. ce sera l'objet d'un autre article.
Emmeline est membre de la section PS ENS, une des sections universitaires socialistes

Malgré les avancées importantes au profit de l'égalité des droits et des considérations pour les "LGBT", beaucoup reste à faire, d'où le mot d'ordre de la marche d'aujourd'hui : "égalité : ne transigeons pas!"
Ce combat est sociétal, mais aussi politique. Aussi, c'est l'occasion de découvrir l'association HES, Homosexualités et Socialisme.

"Créée en 1983, Homosexualités et Socialisme (HES) est une association de réflexions et de propositions sur les questions lesbiennes, gaies, bi et trans (LGBT). HES est une association nationale dont l’objet est de promouvoir les questions LGBT au sein du Parti socialiste. Elle rassemble des militant-e-s et sympathisant-e-s de toute la gauche républicaine et démocrate, proches ou membres du Parti Socialiste, intéressés par les questions LGBT. Elle lutte et milite afin que ses revendications soient portées par tou-te-s les militant-e-s socialistes, en leur proposant des conseils et formations. Ses représentants interviennent régulièrement à la demande d’autres associations, de sections, de fédérations, de commissions de travail en animant des temps de formations et d’informations. [...] HES aborde tous les sujets qui concernent directement ou non les personnes LGBT : éducation, familles, la question des prisons, droit d’asile et au séjour, santé, spécificités lesbiennes, lutte contre les discriminations, PACS, questions trans, droits européens et harmonisation positive..."
Plus de détails sur le site de l'association.
EDIT le 22/06: Une pétition circule sur internet pour demander le retour à l'antenne de l'émission. Déjà plus de 30000 signatures! http://arret-sur-images.heraut.eu/index.php
Libération, Le Monde, et Le Figaro évoquent aujourd'hui la fin de l'émission "Arrêt sur Image" sur France 5, et le
licenciement de son présentateur, Daniel Schneidermann.
Le principe de l'émission repose sur le décryptage des images de télévision et des médias en général. C'était l'une des émissions les plus critiques de la télévision. Mais voilà, les
animateurs ont eu le culot de consacrer des émissions à Nicolas Sarkozy durant la campagne.
Voilà ce qu'écrit Schneidermann sur son blog:
"L’important n’est pas que Carolis et ses hommes décident, sans l’ombre d’une explication, de tuer Arrêt sur images.
L’important, c’est qu’ils ne sont pas effleurés par l’idée que cette émission remplissait une mission indispensable de service public.
L’important, c’est qu’ils renoncent impunément, sans un soupir, à cette mission : critiquer à la télévision, avec les armes de la télévision, le pouvoir des images."
Il est bon également de préciser que l'émission faisait des reproches tout autant à Ségolène Royal que Nicolas Sarkozy. C'était une émission critique. Une émission qui prouvait qu'il
n'y avait pas de contrôle des médias.
Voici par exemple un extrait d'une émission sur Sarkozy:




