"Il risque d'aggraver les déchirures du tissu social".
Voilà les mots prononcés par François Bayrou, qui a précisé "je ne voterai pas pour Nicolas Sarkozy"
Enfin ! Pour la première fois depuis le début de la campagne, on a vu que Nicolas Sarkozy avait un bilan, qu’il était responsable des actions qu’il avait menées depuis cinq ans aux ministères de l’intérieur et de l’économie. Mis face à ses contradictions lors du débat télévisé par la Présidente du Poitou-Charente, le candidat de l’UMP avait la tête basse au cours de ce débat. Il n’osait pas regarder Ségolène Royal en face. On pensait connaître un Sarkozy fort, rassurant, protecteur, puissant… C’est un mythe qui s’est effondré. Face à une dame de fer qui n’hésitait pas à sortir enfin des formules pour entrer dans le fond des sujets, on a vu un Sarkozy défensif, craintif, recroquevillé sur lui-même et incapable de regarder son interlocutrice dans le fond des yeux. Les seules critiques du candidat de la droite dure portaient sur des propos de François Hollande. Un peu léger de s’en prendre au compagnon de la candidate socialiste. Mais comme l’a dit Ségolène Royal, si M. Sarkozy veut débattre avec François Hollande, il n’a qu’à lui proposer.
Au contraire de l’impression de faiblesse et de victimisation dégagée par Sakozy, Ségolène Royal a montré sa pugnacité et son courage au cours de ce débat. C’est une femme calme et posée, mais cela ne l’empêche en aucun cas de s’énerver quand cela est nécessaire. Il y a de nombreux éléments qui poussent à la révolte de la société française aujourd’hui. Il ne faut pas être déconnecté de la réalité des citoyens.
Qu’attend-on d’une personne élue Présidente de
Ségolène Royal a prouvé aujourd’hui qu’elle avait la carrure d’un président, qu’elle avait les compétences économiques nécessaires pour le poste, et qu’elle sera une femme charismatique qui gouvernera
Faites le choix du progrès, du changement, du vrai, en votant Ségolène Royal
Le mercredi 18 avril, le chef d'Etat égyptien Hosni Mubarak s'est rendu en visite officielle à Paris. Après s'être entretenu avec le président Chirac, il a rencontré Nicolas Sarkozy. Selon le DailyStar libanais, Sarkozy a félicité Mubarak, en le décrivant comme un "homme de grande expérience et d'une très grande sagesse" ("a man of great experience and of very great wisdom"), et a dit que c'était "un honneur" pour lui de rencontrer "un des plus grands leaders arabes".
M. Mubarak a beau être un des leaders les plus influents du monde arabe, son régime reste celui d'une dictature autoritaire, dans lequel l'Etat d'urgence est décrété depuis des années, où la censure est légion et où les prisonniers d'opinion ne manquent pas. Il ne s'agit pas, ici, de faire le procès du chef d'Etat égyptien. Mais cette information, à peine relayée par les médias français, demeure éloquente si près des élections. Qui pourrait croire, en effet, que Ségolène Royal n'aurait pas été épinglée par toute la presse si elle avait admiré "la sagesse" de Mubarak ?
Simple question.
On a beau également accuser Ségolène Royal d'être incompétente sur les questions internationales (ce qui est faux), Nicolas Sarkozy a donc lui aussi accumulé les bourdes. En matière de terrorisme par exemple, ce qu'on ne pourra pas qualifier d'enjeu mineur, saviez-vous que Sarkozy est incapable de dire si Al-Qaida est une organisation sunnite ou chiite. Pour preuve, la vidéo prise lors de l'émission de M. Bourdin sur RMC. Je conseille donc à Nicolas Sarkozy, pour sa propre culture et notre sécurité à tous, d'acheter le Que-Sais-Je sur le terrorisme. Car même si ce genre d'informations peuvent être mineures pour le français moyen, le fait qu'Al-Qaida soit une organisation sunnite est primordial pour comprendre la situation actuelle du terrorisme international... en particulier la rivalité nouvelle entre Al-Qaida et le Hezbollah (chiite), qui jouera certainement un rôle important dans les années à venir. Je ne parle même pas des interférences de l'Iran (chiite également), qui entend continuer de manipuler le Hezbollah. Sans cette information clé, il est clair que Sarkozy n'a rien compris aux enjeux qui se trament derrière ces sujets pourtant essentiels.
En somme, alors que la "bourde" de Ségolène au Liban est surtout une maladresse, peut-on en dire autant sur les propos de Sarkozy en matière de Proche-Orient ? Lorsqu'on connaît la position atlantiste et très pro-israélienne de Sarkozy, l'ayant notamment conduit à des relations étroites avec Ariel Sharon, comment peut-on croire que la France gardera sa place actuelle en matière de politique arabe avec Sarkozy ? Ci-dessous, pour rappel, voici les compte-rendu des visites au Liban de Ségolène Royal, qu'on a surmédiatisé injustement, d'autant plus que le climat politique de la région à l'époque rendait sa visite particulièrement difficile.
Nicolas Sarkozy tenait hier meeting en Auvergne. Dans un contexte marqué par la tenue (heureuse) d'un débat entre Ségolène Royal et François Bayrou, le candidat de
l'UMP a tenu un discours particulièrement agressif à l'endroit de Ségolène Royal et de François Bayrou.
Des mots très durs ont été employés, Nicolas Sarkozy n'hésitant pas à parler de "procès stalinien" et de "délit de faciès".
Ces propos excessifs traduisent bien l'arrogance et l'agressivité du candidat de la majorité sortante. Celui-ci ose invoquer le débat alors même qu'il semble très peu goûter la contradiction.
Oui, en effet, le débat doit se placer sur le terrain du projet contre projet.
Le rassemblement qui s'effectue aujourd'hui autour de Ségolène Royal ne procède d'aucun délit de faciès mais d'un constat : il existe une France que trop de choses essentielles séparent du projet de Nicolas Sarkozy. Le projet de Ségolène Royal est le mieux à même d'apporter au pays les transformations dont il a besoin, contrairement à celui du candidat de l'UMP.
Nous conduisons aujourd'hui une démarche de dialogue autour de notre projet, sur le terrain, sans contorsions, sans faire d'appel du pied à l'appareil et aux cadres de l'UDF en monneyant leurs circonscriptions. Nous ne voulons pas faire insulte à l'intelligence des électeurs des autres candidats.
Ils auront à se déterminer sur la base des deux projets en présence. Nous n'avons qu'une chose à faire de notre côté : discuter, dialoguer sur la base de notre projet.
EDIT: Une nouvelle proposition de débat sur canal + avait été faite. Alors que la chaine cryptée avait accepté de réaliser ce débat, le CSA l'interdit. (CSA dont les membres sont nommés par le président sortant). On empêche donc deux candidats voulant débattre de le faire. Le rouleau compresseur médiatique de l'UMP est en marche
Ségolène Royal et François Bayrou se sont mis d'accord pour débattre ensemble demain au forum de la presse quotidienne régionale. Des scoops en perspective, celle-ci aurait dû se réjouir de pouvoir assister à ce débat.
Pourtant aujourd'hui, on apprend que le syndicat de la presse quotidienne régionale, organisateur du forum, refuse que ce débat ait lieu. Etrange. En quoi cela pose t-il un problème?
Alors on regarde un peu la situation. Et on réalise que le Président de la presse quotidienne régionale a été reçu ce matin par le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy. On comprend mieux ...
Si Nicolas Sarkozy refuse le débat, c'est sn choix, mais qu'il laisse les autres débattre en paix et qu'il cesse ces abominables pressions pour empêcher le débat démocratique.




