Cette campagne, bien qu'imparfaite (comme toutes les campagnes, présidentielles en particulier) a cependant vu se profiler des débats de personnes et de fond. L’emploi, le travail, l’économie, la Nation, ne sont que quelques uns des thèmes successivement abordés. Un thème avait retenu l’attention il y a quelques mois mais n’a que peu été évoqué depuis : l’écologie. Il s’agit pourtant d’un enjeu important.
La section a été contactée par les jeunes Verts pour présenter en quelques lignes le programme de Ségolène Royal en matière d'environnement et d'écologie. Retrouvez ici cette présentation :
Le constat est sans appel : l'environnement doit être et sera une des priorités du quinquennat de Ségolène Royal. Des politiques publiques volontaristes et le civisme de chacun devront permettre de mieux protéger notre environnement et notre santé. Il s'agit là non seulement d'un impératif environnemental, mais aussi d'une chance pour l'économie et l'emploi : le secteur de l'environnement devrait etre un vivier d'emplois durables.
Le PS et Ségolène Royal proposent notamment à tous les Français :
- de reconnaitre la place majeure de l'environnement au niveau institutionnel national (vice-Premier Ministre chargé du développement durable et extension des compétences du CES qui deviendrait un Conseil économique, Social et Environnemental) et international (promotion d'une Organisation Mondiale de l'Environnement).
- de mettre en place une politique énergétique nouvelle : elle reposerait sur de plus fortes économies d'énergie (isolation domestique, conditionnement de la délivrance des permis au respect de la norme « très haute qualité environnementale »,développement des transports collectifs). Le soutien aux économies renouvelables devrait leur permettre d'atteindre réellement 20% de la consommation en 2020.
- de mettre en place de façon plus marquée le principe pollueur-payeur (éco-redevance pour le transport par route, prélèvement exceptionnel sur les superprofits des sociétés pétrolières) et d'inciter les entreprises à éliminer leurs composés toxiques et à réduire leurs déchets.
- d'aller vers une agriculture plus respectueuse de l'environnement et des pays en développement (réorientation des aides de la PAC, arrêt des cultures OGM en plein champ, promotion d'une « PAC mondiale »).
Cet engagement, raisonnable mais indispensable, sera assumé. La signature du pacte écologique par Mme Royal, mais aussi l'expérience du travail en commun avec les Verts, en sont des gages forts.
Ségolène Royal arrive nettement en tête du vote organisé hier par le BDE à Sciences Po avec 39,8% des voix, loin devant François Bayrou (26,6%). Nicolas Sarkozy n'obtient que 18,7%. On notera également que Jean-Marie Le Pen obtient tout de même 4,8% des voix.
Partout, les marques de soutien se multiplient lors de nos actions sur le terrain, quelque chose est en train de changer dans cette campagne en cette dernière semaine.
L'espoir est là. Nous devons tous nous mobiliser de toutes nos forces pour que Ségolène Royal soit en tête dimanche soir.
Nous avons le devoir de gagner unis derrière Ségolène Royal, la seule candidate capable de tenir en échec Nicolas Sarkozy dont les dernières déclarations sur la "solution finale" viennent rappeler le danger qu'il représente pour notre pays.
Article du Soir, journal belge : www.lesoir.be
Oui, Nicolas Sarkozy est dangereux
samedi 14 avril 2007, 09:34
Jusque-là, nous ne l'avions pas écrit. Parce qu'il demeure exceptionnel que Le Soir prenne position dans une élection, comme il l'avait fait pour soutenir John Kerry face à George Bush aux Etats-Unis.
Cette fois pourtant, on ne peut plus rester sans le dire. Oui, Nicolas Sarkozy est dangereux. Parce que le candidat de l'UMP à l'Elysée a franchi la ligne rouge. Ses propos sur le caractère inné de la pédophilie ou de la tendance suicidaire bouleversent tous les principes de l'humanisme. La société ne servirait donc à rien ? A quoi bon alors l'éducation, la famille, l'amour, l'apprentissage de la tolérance, si le seul destin décide de faire d'un homme un héros ou un monstre ? Ses propos sur l'Allemagne, prédisposée à s'abandonner au nazisme, sont tout aussi écoeurants. Et que dire de cette phrase, entendue en meeting : « La France n'a pas à rougir de son Histoire. Elle n'a pas inventé la solution finale. » Aurait-il oublié que la France a collaboré ? Que Vichy a livré des Juifs aux nazis ? Jacques Chirac a beaucoup de torts. Mais il a eu ce courage, lui, de reconnaître la responsabilité de l'Etat français pour la collaboration.
Ce virage complète chez Nicolas Sarkozy une posture résolument populiste. Combien de fois, lorsqu'il était à l'Intérieur, n'a-t-il pas accusé les juges de ne pas en faire assez, violant ouvertement la séparation des pouvoirs ? Sa mainmise sur les médias ne laisse pas d'inquiéter, elle aussi, obtenant ici le limogeage d'un directeur dérangeant, discutant là de l'embauche d'un journaliste chargé de couvrir l'UMP. Et que dire de ses déplacements de campagne ? Non seulement il ne peut plus se rendre en banlieue, là où Jean-Marie Le Pen se promène désormais, mais même dans des quartiers moins chauds comme la semaine dernière à la Croix-Rousse à Lyon, il doit reculer par crainte des manifestants.
« Prendre des voix au Front national, est-ce mal ? », interroge Nicolas Sarkozy. Non, bien sûr, au contraire. Mais à condition de ne pas séduire ses électeurs avec les mêmes mots. Au soir du premier tour, le candidat de l'UMP se félicitera peut-être d'avoir asséché le terreau électoral de Jean-Marie Le Pen. Mais à quel prix ? Celui, affolant, d'une lepénisation des esprits.
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Aujourd’hui, 13 avril 2007, Michel Rocard a publié une tribune dans Le Monde où il appelle Ségolène Royal et François Bayrou à unir leurs forces. Je cite Michel Rocard : « J'appelle donc François Bayrou et Ségolène Royal, avant le premier tour, à s'exprimer devant les Français pour s'engager dans la voie de cette alliance ».
La réponse de M. Bayrou est très claire : « il n’est pas question d’une alliance entre le PS et l’UDF avant le premier tour » (dépêche Reuters). Pourquoi ? C’est à nouveau très simple, M. Bayrou n’exclut pas, loin s’en faut, une alliance avec l’UMP au cas où (il n’ose même pas l’envisager), il ne serait pas au second tour. Mais comment se comporterait-il alors ? Respecterait-il les « consignes » de M. Rocard ? M. Bayrou a déjà répondu : « il ne donnera pas de consigne de vote »… même si à nouveau, M. Bayrou répète que cela n’est pas possible…
M. Bayrou l’a assez dit et répété : il ne veut pas d'alliance, il veut créer un nouveau parti, un nouvel appareil, un parti du centre autour de l’UDF qui sera le seul à pouvoir labelliser les vrais démocrates, ceux qui ont tout compris, qui sont toujours d’accord entre eux (ou plutôt d’accord avec François Bayrou).
La proposition de Michel Rocard a donc été officiellement rejetée par M. Bayrou. Il n’en est même plus question.
C’est pour cette raison, outre la réponse de notre candidate qui ne veut pas « tractations dans le dos des électeurs », que je vous invite à lire la réponse de Dominique Strauss-Kahn, membre de l’équipe de campagne de Ségolène Royal : « Entre les deux tours, les choses se redistribuent, il faudra faire ce front contre Nicolas Sarkozy. (...) Nicolas Sarkozy, la droite, contre Ségolène Royal, la gauche. Alors il faudra que François Bayrou et les électeurs de François Bayrou fassent leurs choix, et s'ils sont cohérents avec eux-mêmes, s'ils rejettent la politique de Nicolas Sarkozy, alors ils seront très nombreux à venir voter pour Ségolène Royal » (…) La question au 2e tour, quand il rassemblera, je pense, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, sera alors de rassembler tout le monde dans le pacte présidentiel pour lutter contre Nicolas Sarkozy, mais c'est une étape qui viendra après le 22 avril ».
Jonathan Gindt




