.
Sur LCP (d'où provient cette photo), ou sur www.parti-socialiste.fr , vous pourrez ce soir regarder le dernier débat entre les trois candidats socialistes. Le thème sera les questions de politique internationale.
Il restera ensuite jeudi un débat sans journaliste à Toulouse, et les débats entre les candidats seront alors clos
Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de L. Jospin, candidat à la presidence de la République en 2002 crédité de 5,33% des voix et Président du MRP, a annoncé ce lundi, son intention de se présenter à la présidence de la République.
Je suis conscient que la position que je vais développer est une position de minoritaire chez les socialistes du PS et je ne cache pas qu’une telle position fait naître de vives réactions à gauche de manière générale. Je réagis en fait par rapport à cet article du blog de la section PS de Sciences-Po.
Depuis quelques temps déjà, l’UDF a pris une nouvelle voie politique. A mon sens, ce changement de cap dans la politique de l’UDF a débuté pendant la campagne sur le référendum pour le Traité Constitutionnel Européen. Nous avions vu François Bayrou se ranger systématiquement du côté des socialistes du oui aussi bien sur les questions européennes d’ordre général comme le Traité que sur les questions plus particulières comme l’entrée de
Ensuite, l’UDF s’était clairement opposée au CPE du gouvernement de Villepin au point de remettre en cause directement le ministre de l’Education Gille de Robien. Il avait même été question de son exclusion de l’UDF à l’époque. L’UDF avait aussi clairement pris position pour le vote de la motion de censure contre le gouvernement en mai 2006. C’est aussi François Bayrou qui avait dénoncé la partialité des médias français en septembre dernier. C’est aussi François Bayrou qui avait affirmé que les députés UDF ne voteraient pas la privatisation de GDF.
Indiscutablement, l’UDF change. L’UDF est d’abord un parti libéral non gaulliste de centre-droit fondé en 1978 à l’initiative de Valery Giscard d’Estaing, en majorité dominé par les anciens républicains indépendants, mais où existaient des courants minoritaires provenant de la démocratie-chrétienne d’après-guerre, notamment du MRP. Mais dès 1998, l’UDF prend ses distances avec la droite classique, progressivement elle entame une dérive vers "la gauche", dérive qui sera pleinement visible en 2005, puis en 2006 et qui se cristallisera face aux positions antisociales tenues par le gouvernement de droite classique.
Alors quel est le vrai visage de l’UDF ?
Pour l’instant le vrai visage de l’UDF est encore flou mais une première ébauche peut déjà être remarquée. L’UDF est tiraillée par ses deux courants majoritaires : le courant giscardien historique et le courant démocrate-chrétien qui semble néanmoins avoir repris vigueur depuis 1998, après le ralliement des libéraux de centre-droit à l’UMP. En fait, les démocrates-chrétiens deviennent, progressivement, majoritaires au sein de l’UDF et c’est François Bayrou qui incarne ce retour aux sources du christianisme social. L’UDF même si son discours est encore un discours de parti centriste plus que de parti démocrate-chrétien est inexorablement entrain de se transformer en un parti social. Pour l’instant, le parti se tâte, reste prudent, parle plus de
Plusieurs arguments justifient une telle affirmation. Face à une droite toujours plus agressive et face à une partie de la gauche prise dans un archaïsme certain, d’une part les démocrates sociaux ne s’y retrouvent plus et d’autre part les socialistes pour ne pas être pris dans une situation de faiblesse recherchent des alliés vers d’autres bords politiques. Si l’UDF ne peut plus regarder du côté de l’UMP et si le PS ne peut plus regarder du côté du PC, l’UDF regarde du côté du PS tandis que le PS regarde du côté de l’UDF.
Bien que le PS pourrait encore se rapprocher des Verts, la faction politique est trop petite pour être à elle seule une alliée de poids dans un gouvernement. Néanmoins, si le régime politique de
L’UDF ne sera bientôt plus un parti de droite mais bien un parti démocrate-chrétien de gauche. Cela va prendre du temps mais c’est une force montante et son rapprochement avec le PS s’il n’est pas d’actualité aujourd’hui, le sera d’ici cinq ou dix ans.
La situation sera alors une situation proche de la situation italienne. Pour pouvoir battre la droite, les Démocrates de Gauche, i Democratici di Sinistra, ont du passer une alliance avec les démocrates-chrétiens de gauche de la Margherita. Ce rapprochement qui a donné naissance à L’Ulivo a contribué à l’émergence d’une nouvelle sorte de gauche en Italie. C’est elle qui a pu battre la droite berlusconnienne en 2006.
Ne soyons donc pas sectaire avec l’UDF. Il y a matière à faire émerger un nouveau pôle social de centre-gauche véritablement progressiste. Le PS devrait donc à l’interne se poser la question d’un rapprochement avec l’UDF dans une future alliance de gouvernement, tout le monde y tirerait bénéfice aussi bien les citoyens de gauche que les élus et cela permettrait de donner un grand coup à la droite.
N'hésitez pas à faire part de votre avis sur cet article dans les commentaires prévus à cet effet
Ségolène Royal continue d'enregister le ralliement de personnes influentes du parti, qu'on ne soupçonnait pas forcément d'être de sa tendance. Après Montebourg, Rebsaben et Bloche, c'est maintenant Jack Lang qui se rallie à la présidente de Poitou-Charente.




