
Malgré les avancées importantes au profit de l'égalité des droits et des considérations pour les "LGBT", beaucoup reste à faire, d'où le mot d'ordre de la marche d'aujourd'hui : "égalité : ne transigeons pas!"
Ce combat est sociétal, mais aussi politique. Aussi, c'est l'occasion de découvrir l'association HES, Homosexualités et Socialisme.

"Créée en 1983, Homosexualités et Socialisme (HES) est une association de réflexions et de propositions sur les questions lesbiennes, gaies, bi et trans (LGBT). HES est une association nationale dont l’objet est de promouvoir les questions LGBT au sein du Parti socialiste. Elle rassemble des militant-e-s et sympathisant-e-s de toute la gauche républicaine et démocrate, proches ou membres du Parti Socialiste, intéressés par les questions LGBT. Elle lutte et milite afin que ses revendications soient portées par tou-te-s les militant-e-s socialistes, en leur proposant des conseils et formations. Ses représentants interviennent régulièrement à la demande d’autres associations, de sections, de fédérations, de commissions de travail en animant des temps de formations et d’informations. [...] HES aborde tous les sujets qui concernent directement ou non les personnes LGBT : éducation, familles, la question des prisons, droit d’asile et au séjour, santé, spécificités lesbiennes, lutte contre les discriminations, PACS, questions trans, droits européens et harmonisation positive..."
Plus de détails sur le site de l'association.
Ceux qui avaient vu dans l’élection de Nicolas Sarkozy l’espoir d’un sursaut commencent déjà à déchanter comme en témoigne le résultat du second tour des élections législatives. Alors que le nouveau Président a été élu sur la base d’un programme économique mettant l’accent sur une politique de l’offre et le désendettement de l’Etat, c’est une autre mixture, devenue un classique de la droite française, qui attend les Français : une politique budgétaire dispendieuse fondée sur la relance par la demande...de sa clientèle électorale traditionnelle.
Les difficultés de mise en œuvre des principales mesures économiques promises par l’UMP, ajoutées aux critiques qui s’intensifient sur leur fondement économique, ont déjà été largement soulignées sur ce blog. De façon assez inédite, une majorité politique montre déjà des signes de faiblesse et déçoit un mois et demi seulement après sa reconduction. La rapidité avec laquelle Nicolas Sarkozy est en train de décevoir les espoirs placés en lui n’est pas sans évoquer le triste sort de la « fracture sociale » en 1995 même si l’ampleur des revirements reste incomparable. Elle pourrait en tout cas être la hauteur de l’arrogance avec laquelle l’UMP s’est attribué un monopole bien fragile du bon sens économique et a fustigé les faiblesses économiques de notre Projet.
La politique budgétaire dont la mise en œuvre se profile s’inscrit parfaitement dans ce contexte. Elu sur une politique de l’offre dont témoigne la détaxation des heures supplémentaires, et sur la promesse d’un effort pour la réduction de la dette publique, Nicolas Sarkozy renoue dans les faits, à travers son « paquet fiscal », avec un travers désormais classique : l’utilisation dispendieuse de l’arme budgétaire à des fins clientélistes.
1 - Au commencement : le sentiment inavoué que la politique budgétaire est inutile
Parler de « politique budgétaire » est déjà audacieux. Depuis au moins 2002, la droite a cessé de recourir à l’arme budgétaire en tant qu’instrument de politique économique.
Si l’on remonte le temps, on peut constater qu’après sa victoire en 1993, la droite avec Edouard Balladur a tenté une relance par la
demande afin de conjurer la récession qui a frappé notre économie cette année-là. La mise en place de primes sur la reprise de véhicules
(les fameuses « balladurettes » puis « juppettes ») afin de relancer le
secteur automobile est assez emblématique de cette inspiration keynésienne. Les déficits ont d’ailleurs été creusés à cette époque. On peut d’ailleurs considérer que cette tentative n’était pas
sans fondement au vue de l’atonie de la demande en France à cette époque, largement due aux politiques de désinflation compétitive et du « franc fort » conduite en parallèle et à la
rigueur de la politique monétaire de Jean-Claude Trichet alors à la Banque de France.
L’analyse de la politique conduite par Alain Juppé de 1995 à 1997 est ensuite plus difficile car « polluée » par les enjeux de la qualification pour l’euro et du respect des critères de convergence. Afin de réduire le déficit, l’arme budgétaire est alors détournée d’un objectif de relance quelconque compte tenu de la nécessité d’ajustements rapides et dans l’urgence, d’ailleurs souvent néfastes pour la demande des ménages (augmentation de l’impôt sur le revenu, de la TVA de deux points, etc.). Mais n’était-ce pas le prix à payer pour réussir la qualification pour l’euro ?
Avec Jean-Pierre Raffarin, c’est une nouvelle ère qui semble s’ouvrir. Jacques Chirac est réélu sur une promesse phare : la réduction d’1/3 de l’IR. Cette réduction qui n’a pas forcément d’utilité économique est surtout un cadeau aux ménages aisés. Il faut y ajouter, plus emblématique encore, la promesse – non tenue – d’une TVA à 5,5% dans la restauration sur place dont l’utilité est très critiquée par les économistes. En ajoutant à cela le « bouclier fiscal » à 60%, on entrevoit la conviction inavouée que le budget de l’Etat n’est pas un instrument de politique économique, susceptible d’impacter la croissance, mais un outil de distribution de cadeaux fiscaux aux clientèles traditionnelles de la droite. Inutile, dans ces conditions, de chercher ailleurs un esprit de cohérence dans les lois de finances successivement votées sous la dernière législature.
Les mesures prises alors allient inutilité économique et iniquité fiscale et sociale : un exploit !
A bien des égards, la politique prônée par Nicolas Sarkozy emprunte la même voie : « bouclier fiscal » à 50%, quasi-suppression des droits de succession, déductibilité des intérêts d’emprunt, détaxation des heures supplémentaires, etc.
L’utilité économique de ces mesures est très contestée. La détaxation des heures supplémentaires est dans le collimateur de Patrick Artus au CAE ainsi que de Jean-Luc Tavernier, ex-DGTPE, qui dans une note révélée par le Canard Enchaîné, rédigée en 2005 pour Thierry Breton, exprimait de très fortes réserves sur cette mesure ainsi que sur la déductibilité des intérêts d’emprunt immobilier. Le comble est que Jean-Luc Tavernier n’est autre que le directeur de cabinet du sémillant Eric Woerth aujourd’hui...
Mais ce n’est pas un paradoxe : les ténors de l’UMP ne peuvent ignorer les réserves sur l’utilité économique de leurs propositions. Ils y restent néanmoins attachés beaucoup plus en tant que cadeaux fiscaux clientélistes qu’en tant qu’instruments de politique économique. Ce qui ne les empêche pas de les légitimer par un habillage théorique et savant pour le moins douteux.
Comment pourrait-on avouer le sentiment que la politique budgétaire est inutile ? Avouer cela c’est avouer l’impuissance du politique alors que Nicolas Sarkozy s’inscrit dans une rhétorique de la volonté politique parfois poussée à l’extrême.
C’est avouer l’impuissance alors que celle-ci est déjà mise en avant ouvertement par la théorie économique orthodoxe récente de la nouvelle macroéconomie classique, des « anticipations rationnelles » ou du « New Business Cycle » avec Kydland et Prescott : pour faire vite, une politique budgétaire anticipée par les agents économiques est forcément inefficace car ses effets sont alors neutralisés.
Dire que la posture de la droite s’appuie sur ce substrat théorique (bien que contestable) serait lui faire un trop grand honneur car, si l’UMP ne croit pas à la politique budgétaire, elle a tout de même ce vilain défaut que dénoncent ces théories orthodoxes : l’existence d’un « biais électoraliste » (expression économique savante très à la mode qui pourrait constituer la porte d’entrée de l’abattoir du politique) qui conduit à creuser les déficits.
Ainsi, les mesures clientélistes mises en œuvre dans ce cadre conduisent à un creusement des déficits, en plus d’être particulièrement inégalitaires.
2 - Une propension à une redistribution clientéliste, « à l’envers », incompatible avec les promesses de discipline budgétaire
L’effet négatif de cette conception de la politique budgétaire sur les équilibres financiers ne fait aucun doute. Le gouvernement l’avoue lui-même lorsque Eric Woerth annonce en même temps un « paquet fiscal » et le report (sine die ?) des efforts de désendettement de la France, pourtant au cœur de la campagne de Nicolas Sarkozy.
Mais ce qui est révoltant c’est que ce creusement, loin de servir une politique de relance par la demande cohérente (qui ne serait d’ailleurs pas la priorité compte tenu de l’état de notre appareil productif), sert une relance qui emprunte plus au shérif de Nottingham qu’à Keynes. Qui dit redistribution « à l’envers » dit redistribution ciblée sur les catégories aisées au détriment des ménages dont la « propension marginale à consommer » est la plus forte. Keynes est mort, il est ressuscité sous les traits de l’ennemi de Robin des bois.
Le caractère inégalitaire des mesures fiscales proposées n’est pas à démontrer : la quasi-suppression des droits de succession porte sur les 20% de successions (les plus importantes) qui demeurent soumises à cet impôt ; le « bouclier fiscal » constitue une remise en cause déguisée et inavouée de l’ISF ; la détaxation des heures supplémentaires dégagera des marges pour les employeurs avec des risques d’effets de substitution, sans impact significatif sur l’emploi ; enfin, la déductibilité des intérêts d’emprunt profitera, selon des études, plus aux promoteurs immobiliers qu’aux accédants à la propriété, en plus des effets négatifs sur les prix de l’immobilier.
Par sa conception douteuse de la politique budgétaire, l’UMP réussit le tour de force d’allier l’inutile au désagréable (pour les Français modestes)...
Nous devons sortir de cette impasse dans laquelle l’UMP entraîne la politique économique depuis 2002. C’est le devoir de la gauche qui a commencé sur ce point à revoir ses grilles de lecture dans le sens d’une politique favorable à l’offre couplée à des relances de pouvoir d’achat ciblées sur les plus modestes.
3 - Le « keynésianisme du pauvre » contre le « keynésianisme du riche » ?
Certains objecteront que la critique est aisée mais l’art difficile. Force est de constater qu’il est aisé de faire mieux que l’UMP depuis 2002. A la continuité que semble avoir choisie Nicolas Sarkozy et ses amis nous devons opposer une politique économique adaptée aux enjeux actuels de l’économie française.
Dans un contexte difficile sur le plan conjoncturel et théorique, la gauche doit redonner sa place à la politique budgétaire comme instrument de politique économique. Mais la
réponse se situe-t-elle dans une relance authentiquement keynésienne contrairement à celle pratiquée par la droite qui profite aux plus aisés ?
L’alternative n’est pas là. L’opposition et le clivage n’est pas – ce serait trop simple – entre une politique à destination des plus aisés ou des plus modestes. D’ailleurs, la grande force de la droite est qu’elle parvient à légitimer ses mesures auprès des catégories populaires en élargissant leur bénéfice aux plus modestes. Résultat : on donne beaucoup à quelques uns et peu aux autres. L’alibi est commode. Lors des réductions de l’IR engagées entre 2002 et 2007, cet alibi a porté un nom : PPE pour Prime Pour l’Emploi. En la créant, la gauche ignorait sans doute que la droite l’augmenterait pour dissiper le soupçon de mener une politique fiscale qui « ne profite qu’aux riches »...
La gauche doit-elle opter pour une relance fondée sur la demande ? Rien n’est moins sûr. En 1997, la demande était déprimée par les politiques budgétaire et monétaire restrictives menées depuis longtemps. Lionel Jospin, avec Dominique Strauss-Kahn est parvenu à soutenir la croissance par une relance de la demande très pertinente à l’époque. La confiance est revenue.
Aujourd’hui, l’enjeu est différent : le paysage productif est un paysage désolé. Notre appareil est fragilisé, c’est donc sur l’offre que le politique est attendu principalement.
Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy l’ont bien vu tous les deux lors de la campagne. La première n’a – hélas – pas eu l’occasion de le démontrer à travers une politique économique adaptée à ce changement de paradigme, le deuxième semble faire l’inverse de ce qu’un tel diagnostic aurait dû conduire à faire.
Stimulation des entreprises et de l’effort de recherche, amélioration de notre attractivité fiscale voilà les bases de cette politique. Bien sûr, elle doit être couplée à des soutiens ciblés au pouvoir d’achat sur les catégories modestes dont la situation est restée – au mieux – stable. Car si les chiffres de la consommation des ménages se portent bien, ils masquent un creusement des inégalités au détriment des ménages modestes dont le pouvoir d’achat n’a – dans le meilleur des cas – que très peu progressé.
Tels sont les défis auxquels devra répondre une politique budgétaire réhabilitée dans son rôle par la gauche. Nous développerons ces enjeux dans de prochains billets sur ce blog...
Bastien Taloc
Sarkozy l'avait pourtant promis : "Si je suis élu, mon gouvernement sera limité à 15 ministres pour être plus efficace." Objectif tenu. Formmellement, du moins.
Le précédent gouvernement "Fillon I" comptait 20 membres : 15 ministres, 4 secrétaires d'Etat, un Haut commissaire. Le nouveau, "Fillon II", en rassemble 32 : toujours 15 ministres, bien entendu, et malgré un jeu de chaises musicales étrange, mais également 16 secrétaires d'Etat et un Haut Commissaire.
Mais à ce compte, pourquoi 15? Pourquoi pas 10, ou 5? Parce que si quelqu'un parvient à m'expliquer en quoi l'activité d'un secrétaire d'Etat diffère de celle d'un ministre, j'en serai enchanté. Comment par exemple se fera la répartition des tâches entre Mme Bachelot (ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports) et M. Laporte (futur secrétaire d'Etat à la Jeunesse et au Sport, apperçu hier à la bibliothèque des ministères sociaux)?
On notera d'ailleurs que le gouvernement Villepin ne comportait, lui, que des ministres et des ministres délégués. Il y avait, déjà, 15 ministres, et 15 ministres délégués. Soit 30 personnes. Alors tout ça se sont des mots, du vent? Pas possible... A moins que : bien sûr, M. Villepin avait tout simplement moins d'amis à caser (c'est sur que "l'ouverture" ca crée des remous).
Ou alors, si le secrétaire d'Etat n'a vocation qu'à être un porte-parole ou un super chef de cabinet, sans pouvoir de décision, très bien, mais pourquoi alors se limiter à 16? En mettre 30, ou 60, pourrait rendre le gouvernement plus efficace, sans doute aucun.
Sauf erreur de ma part, le gouvernment Jospin I comptait au total 26 membres, et seuls quelques ministres étaient assistés de (plusieurs) "ministres délégués - secrétaires d'Etat".
Chacun en tirera les conclusions qu'il veut...
Au passage, notre PDLR nous avait promis un gouvernement paritaire. Résultat? 21 hommes contre 11 femmes - dont 7 ministres...eh oui on atteint presque, parmi les ministres, les 50% : leçon magistrale de l'art de tenir ses promesses sans les respecter. Si la force des choses fait que Sarkozy a du s'entourer de personnalités aguerries - donc bien entendu compétentes - , après tout, pourquoi pas? Quelle hypocrisie, alors, de faire croire que les femmes peuvent, autant que les hommes, être ministres, mais qu'elles font de bien moins bons secrétaires d'Etat...
Autre engagement présidentiel : "Je demanderai aux ministres de s’engager sur des objectifs et j’évaluerai régulièrement leur travail. Il y aura moins de lois, mais elles seront appliquées."
Moins de lois : on s'en réjouit. Seulement, le critère n'est pas uniquement le nombre, mais la qualité. Et des lois moins nombreuses, mais plus lourdes, voire fourre-tout, ne sont pas préférables à des lois plus fréquentes sur des sujets le nécessitant. Sans parler des amendements parlementaires. Reste à voir la pratique gouvernementale.
En revanche, le "mais elles seront appliquées" est à se tordre. Sarkozy, par exemple, a par deux fois réformé les lois sur l'immigration (2003 et 2006). Certains décrets d'application se font encore attendre - sur cet exemple, notez, ce n'est pas moi qui m'en plaindrai.
Continuons dans les promesses du candidat de la rupture... " Je gouvernerai avec un gouvernement resserré, de 15 ministres, selon une architecture ministérielle totalement renouvelée."
Pas la peine, donc, de demander à Sarkozy une définition de resserrement. Sans doute car son esprit est à l'ouverture, non?
Quant à l'architecture "totalement renouvelée", on aurait pu s'attendre à plus d'inventivité. L'agriculture a-t-elle vocation à rester un ministère autonome, par exemple? On aurait pu imaginer bien des choses : la rattacher à l'économie, au développement durable ou à l'Europe auraient été des signes clairs pour les ambitions que la france place en elle. Même : avec Lagarde, on pouvait encore avoir des espoirs. Mais en la laissant seule aux prises avec Barnier, franchement, qu'espère-t-on? Une agonie lente et pas trop douloureuse? Quelle insulte aux agriculteurs et aux équipes du ministère!
La suite des promesses : "Je demanderai aux ministres de s’engager sur un contrat de mission à durée déterminée, c’est-à-dire sur des résultats que j’évaluerai chaque année."
A voir, là encore...
Mais que penser de ça? "Je supprimerai massivement les organismes inutiles qui empêchent en réalité les ministres d’agir et ralentissent l’action publique."
Pour l'instant, les redécoupages aboutissent à ce que certains services aient à répondre à 4 ou 5 supérieurs hiérarchiques : ministres ou secrétaires d'Etat, peu importe. Les agents des DDTEFP (directions départementales de l'emploi et de la formation professionnelle), par exemple, vont devoir jongler entre des contraintes dantesques : des ordres émanant de Mme Lagarde (économie et emploi), M. Bertrand (Travail), ou encore Besson (Prospective), Letard (Solidarités), Novelli (PME), voire peut-être à des demandes d'information issues de Hirsch (cf RSA). Comment se déterminera l'ordre des préséances?
A moins de charcuter les organigrammes ministériels pour répondre aux volontés d'affichage, l'action administrative rique d'être compliquée sous ce nouveau gouvernement. Qui a dit "on s'en fiche"?
N'était l'impact réel de la situation, ça pourrait presque être amusant.
Parce que, souvenez vous, on a déjà entendu bien des choses sur la mise en oeuvre du "travailler plus pour gagner plus", mais aussi sur l'importance d'un budget équilibré, ou des "retraites spirituelles".
"Les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent". Admettons, pour lui faire plaisir, que Sarkozy est l'homme de la rupture avec Chirac : c'est sans doute pour, enfin, mieux se réconcilier avec Pasqua.
Dans un cadre luxueux (encore que, désolés, nous ne sommes pas Bolloré et vous n'etes sans doute pas Président), venez bénéficier de la présence des plus grandes stars politiques du moment : Sarkozy, Juppé, mais aussi VGE, Jospin, Villiers et même Chichi! Notre équipe de serveurs triés sur le volet (merci Emilien, merci Bastien) vous attend pour un voyage de rêve !
EDIT le 22/06: Une pétition circule sur internet pour demander le retour à l'antenne de l'émission. Déjà plus de 30000 signatures! http://arret-sur-images.heraut.eu/index.php
Libération, Le Monde, et Le Figaro évoquent aujourd'hui la fin de l'émission "Arrêt sur Image" sur France 5, et le
licenciement de son présentateur, Daniel Schneidermann.
Le principe de l'émission repose sur le décryptage des images de télévision et des médias en général. C'était l'une des émissions les plus critiques de la télévision. Mais voilà, les
animateurs ont eu le culot de consacrer des émissions à Nicolas Sarkozy durant la campagne.
Voilà ce qu'écrit Schneidermann sur son blog:
"L’important n’est pas que Carolis et ses hommes décident, sans l’ombre d’une explication, de tuer Arrêt sur images.
L’important, c’est qu’ils ne sont pas effleurés par l’idée que cette émission remplissait une mission indispensable de service public.
L’important, c’est qu’ils renoncent impunément, sans un soupir, à cette mission : critiquer à la télévision, avec les armes de la télévision, le pouvoir des images."
Il est bon également de préciser que l'émission faisait des reproches tout autant à Ségolène Royal que Nicolas Sarkozy. C'était une émission critique. Une émission qui prouvait qu'il
n'y avait pas de contrôle des médias.
Voici par exemple un extrait d'une émission sur Sarkozy:




