La rénovation en marche : les socialistes et la nation (2/2)

Publié le par Section socialiste de Sciences-Po

La rénovation est bien entendu l'une de nos priorités. Nous avons déjà largement évoqué le thème des socialistes et du marché (ici et ici), nous avons également au cours de la campagne électorale, essayé d’apporter des compléments sur la réappropriation du thème de la Nation par la candidate socialiste, Ségolène Royal. Bastien Taloc avait notamment montré la différence entre patriotisme et nationalisme.


Ce débat doit se poursuivre et s'approfondir. Contrairement à ce que l’on pense, les socialistes français sont trop peu familiers des débats théoriques par rapport à leurs homologues européens (SPD, PSOE, Labour…).

JJ-Urvoas-copie-1.JPGCi-dessous, vous trouverez donc un résumé de l’intervention de Jean-Jacques Urvoas (en intégralité ici), député du Finistère et président de la commission de la rénovation « Les socialistes et la nation », prononcée lors du dernier Conseil national qui s'est tenu le 27 octobre. Au-delà des questions d’organisation du travail de cette commission, vous trouverez le bilan d’étape, avant la réunion plénière de la commission, le 24 novembre prochain.

« Chers camarades, commencer le nécessaire travail de rénovation du Parti par une réflexion sur les rapports entre les socialistes et la nation n’est pas sans risque. D’abord parce qu’en France, qui est le plus vieil État nation du continent avec le Danemark, ce terme est lourd de sens. Évoquer la nation en France, c’est toucher à l’essentiel, c’est toucher au pouvoir du souverain, c’est-à-dire au pouvoir du peuple, à la façon de vivre ensemble.

Mais c’est aussi un risque d’étudier d’abord cette question parce que c’est en partie sur ce sujet que le Parti socialiste a connu sa seule scission depuis 1971 avec le départ de Jean-Pierre Chevènement en 1991.
C’est un sujet qui est donc nécessairement compliqué, et pourtant c’était obligatoire parce que la France est devenue une nation mélancolique. C’est un pays qui a toujours eu la passion de l’influence, qui a toujours eu une envie de peser et qui aujourd’hui doute de son poids, de son identité, de sa capacité à forger son destin, voire tout simplement à modeler une société habitable.
(...)

 

C’est d’ailleurs pourquoi à nos yeux Nicolas Sarkozy, lors de l’élection présidentielle, a fait de la nation sa réponse mélancolique à la mondialisation. Avertis de ce contexte, où en sommes-nous dans cette commission qui travaille depuis maintenant plusieurs semaines ?

 

(...)

Les points d'accord

I. La définition de la nation est constante en France pour la gauche depuis la Révolution française : horizontalité et volonté

Il n’y a jamais eu, quelles que soient les pérégrinations, ou quelles que soient les hésitations du moment, nous n’avons jamais eu de doutes sur ce point : la gauche a toujours considéré que notre définition
La--cit--.JPGde la nation était horizontale et volontaire.

La nation, c’est un contrat, cela s’apprend plus que cela ne s’hérite. La nation, c’est donc une vision du contrat social. Et la clé de voûte de cette nation, c’est le vivre ensemble, c’est donc ce que nous appelons la laïcité. La laïcité, c’est plus de notre point de vue qu’une simple valeur, c’est un principe d’organisation de la République.

En comparaison, la droite a toujours développé une lecture plus verticale de la nation. La nation, c’est quelque chose de subi, cela relève de l’origine, de l’héritage, du sang, de la langue maternelle. Si je veux caricaturer le point de la droite : en gros, la nation, c’est la terre et les morts. Pour la gauche, la nation, c’est le contrat de vie en commun. Premier point d’accord, donc pas d’hésitation sur notre périmètre.
 

II. La nation n'a pas fait l'objet d'une réflexion au sein du PS depuis très longtemps

Nous avons repris l’ensemble de nos travaux depuis une dizaine d’années, contributions de congrès, motions de congrès, motions de synthèse. Depuis 1997, depuis le congrès de Brest, la nation n’est plus au cœur de nos raisonnements. Il y a eu certes une convention nation-Europe en 1999, mais au congrès de Dijon, dans la motion de synthèse, pas une seule fois le terme de nation n’apparaît. Dans leDrapeau-FR-copie-1.JPG congrès du Mans, il est très présent, mais uniquement dans la dialectique avec l’Europe, liée naturellement au débat dont nous venions de sortir.
Cette nation est réapparue dans les prises de parole des socialistes à l’Assemblée nationale ou au Sénat, à l’occasion de tel ou tel sujet : le rôle positif de la colonisation que voulait reconnaître la droite ou le texte sur les signes religieux à l’école.
Et puis il fut un terme détonnant dans la campagne présidentielle que nous venons de terminer, par un discours à Marseille de Ségolène Royal le 22 mars 2007.
Donc peu de réflexions depuis dix ans du Parti socialiste sur ce sujet.

IIII. Le cadre de l'Etat nation reste aujourd'hui l'horizon indépassable de la démocratie

Au-dessus de lui, aucune construction démocratique ne s’est imposée. Il reste donc essentiel, y compris quand les sujets dépassent les frontières, par exemple la question de l’environnement. Il y a beau y avoir un protocole de Kyoto, la mise en application des dispositions du protocole de Kyoto relève des États et, pour ce qui nous concerne, des États nations. Donc horizon de la démocratie que ce cadre de l’État nation.

IV. Accord sur les concepts, désaccord sur leur application ? Pas si sûr...

Nous n’avons pas tout à inventer. Si nous sommes d’accord sur les concepts, il peut arriver que nous soyons en désaccord sur l’application de ces concepts. Mais il est aussi des applications de ces concepts sur lesquels le Parti socialiste a une pensée parfaitement claire et partagée par tout le monde. Dans notre commission, il est apparu que l’enjeu de l’immigration notamment fait l’objet d’un consensus au sein du Parti socialiste où depuis toujours sur une problématique qu’on pourrait résumer : accueillir des résidents, intégrer des citoyens, nous refusons l’alternative entre immigration choisie et immigration subie, et nous mettons au cœur de notre volonté les notions de droits et de devoirs des résidents.

Donc quatre points que j’ai volontairement pris comme étant symboliques, qui ont fondé ce consensus qu’on a constaté.

Les désaccords à surmonter

 

(...) [Il s'agit] d'aspects sur lesquels les échanges ont été plus sensibles. Et donc je les présente comme étant des points de questionnement puisque nous ne sommes pas au bout de notre réflexion, que nous solderons donc à Avignon.

I. Comment promouvoir des valeurs collectives ?
 

(...) Qu’est-ce qu’il y a derrière cela ? Il y a la notion de transmission de la mémoire, qui est un élément constitutif de la nation puisque c’est dans la mémoire, dans l’histoire, que l’on puise à la fois l’identité, mais aussi son caractère. Or, aujourd’hui, la République ne parvient pas à transmettre ce socle qui fonde la communauté de destins.
Dès lors, question qui nous est posée : comment construire une histoire partagée pour une mémoire commune ? Comment refonder le contrat républicain ?


II. Quelle forme doit prendre l'Etat ?
 

 

Unit---et-indivisibilit---copie-1.JPGLa France a toujours eu un goût particulier pour l’État. Depuis 1791, nous avons une même forme constitutionnellement répétée, la France est indivisible. L’indivisibilité de la République, cela veut dire qu’il n’y a qu’un seul pouvoir qui exerce sa souveraineté sur l’ensemble du territoire. Ce n’est plus la réalité. Il y a des pouvoirs locaux qui existent et qui exercent des compétences différenciées suivant les lieux.
Nos régions aujourd’hui, mais peut-être que notre réflexion est trop basée sur les lieux de pouvoir que nous détenons, aujourd’hui nos Régions sont demandeuses de beaucoup de pouvoir. Des présidents de Régions, Jean-Jacques Queyranne par exemple a évoqué un jour le fait de transférer le pouvoir normatif aux Régions. Donc aujourd’hui nous avons une lecture très girondine de la France.
Est-ce que si demain le suffrage universel nous était moins favorable, nous n’aurions pas une vision plus jacobine, estimant que l’État a un rôle de solidarité qu’il faut savoir accepter ?
Toujours est-il que la question est posée : doit-on maintenir le principe de l’indivisibilité de la République ? Ou plus simplement : faut-il revoir la forme de l’État ?


III. Faut-il garantir la diversité culturelle dans notre pays ? Le cas échéant, comment doit-on le faire ?


Chacun s’accorde à dire que la nation, ce n’est pas synonyme d’uniformité. Mais aujourd’hui, la montée des revendications identitaires, largement d’ailleurs encouragée par la droite, marque l’échec de l’universalisme de notre pensée. Comment faire alors pour que la prise de conscience des variétés culturelles, propre à chaque citoyen, ne conduise pas à la reconnaissance de la diversité des groupes, je veux dire le communautarisme ?

Et donc question : faut-il forger des rites d’intégration républicaine ?

IV. Quel rapport à l'Europe ? Quel titulaire de la souveraineté ?

 

Aujourd’hui, l’Europe est engagée dans un processus politique inédit, celui de la construction d’une union de nations. Nous préférons, depuis des années, depuis Jacques Delors, utiliser un autre terme : fédération d’États nations, parce qu’il est censé permettre de répondre au double besoin d’Europe et de nations.
Question : cette notion de fédération d’États nations reste-t-elle pertinente ? Est-ce que, pour articuler notre envie d’une dynamique européenne, mais aussi ce besoin d’enracinement national, ne faudrait-il pas revisiter un concept qui était apparu pour la première fois au moment où la question se posait de l’intégration des futurs pays dans la bouche de François Mitterrand à l’occasion de ses vœux le 31 décembre 1989 où le président de la République avait alors appelé de ses vœux une confédération européenne ?
Nous n’en sommes pas là aujourd’hui, nous continuons à dire fédérations d’États nations, est-ce que ce concept n’est pas daté alors que les traités successifs nous amènent à parler d’Union de nations, union européenne.


Voilà très rapidement, de manière volontairement caricaturale et de toute façon lapidaire les points sur lesquels cette commission travaille depuis maintenant quatre semaines, auxquels vous êtes naturellement conviés à participer à travers tous les moyens que vous jugerez utiles et sur lesquels nous allons, dans huit jours maintenant, commencer à écrire un texte. Peut-être d’ailleurs, nous y réfléchissons, à la charte du citoyen du XXIe siècle qui pourrait être adoptée à Avignon si le Parti l’acceptait".

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John_G 03/11/2007 19:44

@ Sharky,

pour une fois ton commentaire me semble développé en tout cas, contrairement à tes petites attaques à côté des dernières semaines. En revanche, c'est peu de dire que je ne comprends pas ton attaque.

1. Non, en France l'Etat et la Nation ne sont pas confondus. Traditionnellement, la gauche assimile la Nation à la République, ce qui n'est pas la même chose. La République n'est pas un régime indifférencié.

La droite et notamment la tradition gaulliste a tenté de reprendre ensuite cette équivalence (c'est en cela que de Gaulle reste inclassable d'ailleurs...), mais en privilégiant le lien national à l'identité républicaine.

La droite version sarkozyste est encore différente, anglo-saxonisée, dans la mesure où elle prône le communautarisme (voir le CFCM et autres "préfets musulmans" à la sauce Sarkozy).

2. Le reste sur la vision "sectaire", "repentante" que nous aurions et qui serait contenue dans ce texte (faut que tu me trouves les extraits) n'est que du fantasme. Je ne vois pas pourquoi tu parles de "clients" ou de "militants". La vision de la Nation par la gauche, c'est effectivement de savoir où l'on va ensemble plutôt que d'où l'on vient individuellement. Il s'agit au contraire d'un profond moyen de revigorer le lien social et donc la solidarité nationale. L'inverse (prôné par Sarkozy) revient au contraire à distendre les liens entre individus, à les ramener à leur seule identité ethnique ou religieuse.

JJ Urvoas concède même dans ce discours que la gauche n'a pas assez réfléchi à cette question et que cela a généré, expliquant les quelques cris d'orphraie durant la campagne présidentielle lorsque Royal s'est emparée du sujet. Il me semble qu'il s'agit au contraire d'une grande lucidité sur la façon dont le PS appréhende cette question et en même temps, à mon sens, de la justesse de l'analyse présentée ci-dessous, à l'heure actuelle.

3. La laïcité est le socle fondamental. Combien de pays aujourd'hui, voir le Canada, les E-U ou la GB sont en train aujourd'hui de voir ce qui se passe en France aujourd'hui pour essayer de recoudre les liens du sentiment national complètement annihilé par leur faux-semblant multiculturaliste ? La laïcité est une véritable réponse d'avenir, certainement pas du passé. Et c'est le devoir de la gauche de la défendre jusqu'au bout !

4. Nous n'effaçons pas l'Histoire de France. Au vu du nombre d'historiens que compte le Parti, nous aurions du mal à le faire :-) Plus sérieusement, nous ne "refaisons" pas le match en permanence. Concernant les 800 ans de monarchie, il me semble que personne n'a jamais nié cet héritage. Mais la gauche s'est aussi construite autour des Lumières et de l'avènement de la démocratie par la Révolution française. Comme pour la monarchie, l'histoire sert avant tout à faire un examen critique, à éviter de reproduire les mêmes erreurs et si tout (équipement du pays en infrastructures, certaines lois...) n'est pas condamnable au cours des 800 ans de monarchie, la Révolution a aussi eu sa période trouble (Terreur) que nous avons su analyser. C'est peut-être précisément la différence avec la droite, qui a refusé pendant très longtemps d'avoir un recul critique sur les événements, tous les événements. Il me semble qu'une Nation précisément ne peut progresser que de cette manière.
Quant à ton exemple de la Saint Barthélémy, il faudra que tu explicites parce que je crains de ne pas comprendre ;

5. Sur l'internationalisme, il faudra que l'on se mettre d'accord sur une définition. N'ayant pas le temps de détailler, j'y reviendrai mais je citerai à nouveau Jaurès : "un peu d’internationalisme éloigne de la patrie mais beaucoup d’internationalisme permet de s'en rapprocher".

Sharky 02/11/2007 19:28

@ Grutman
Décidemment, tu n'as retenu que le vacuum des trous du gruyère de ton voyage touristique helvètique.
C'est vrai que Science Po se démocratise au point de recevoir n'importe que fils à papa qui boit et s'amuse, tant que la facture est payée!

grutman 02/11/2007 15:47

Mais qu'est-ce qui lui arrive ??? Sharky nous propose un commentaire avec certes son lot de conneritude et de contrevérités, mais au moins, c'est étayé, construit, argumenté, bref, du fond quoi.
Là, c'est le drame ; la question mérite d'être posée: Sharky appartient-il à la Nation... socialiste ;-) ? Bon, une fois le commentaire lu, on est rassuré: il n'est toujours pas nôtres...

Sharky 02/11/2007 10:21

En France l'Etat et la Nation sont confondues, votre pseudo reflexion sur une ré-interprétation de la Nation n'est qu'une nouvelle stratégie politicienne purement démago et un nouvelle fois perdante.

Ce qui me choque une nouvelle fois, au delà de l'utopie, est l'interprétation sectaire et dangereuse de la Nation.
Sectaire car une nouvelle fois, les français dans leur ensemble ne sont pas au coeur ni concernés par votre vision. Seule compte finalement une vision une nouvelle fois repentante qui conduitait à l'acceptation de l'ensemble de la misère du Monde chez nous alors que nous n'en avons ni les moyens ni la possibilité (logement par exemple).
Les socialistes ont une vision réductrice de Monde mais et c'est plus grave de la France ou l'on ne regarde et ne s'occupe que de minorités avec potentiel de vote PS, la Présidentielle avec les seuls Smicards (oubliant toute la classe moyenne), les émigrés sur la Nation, tout en oubliant tous les autres ou presque. Dénonçant à tout bout de champs la volonté de la Droite de faire monter les antagonismes, le PS en est le meilleur chantre. Alors que la Droite parle à l'ensemble des français, la Gauche ne cible que ses clients (et même à l'intérieur que ses militants). Mettre en avant les droits des autres avant ceux des siens est le meilleur moyen de souffler sur les braises nationalistes, mais sans doute est-ce votre calcul.

Cette vision des choses est dangereuse car on vend du rêve mais les français plus matures n'accrochent plus, ou comme vous le faites ici on lance la grande braderie de la notion de Nation en la mettant en pièce et en n'intégrant même pas les principaux intéressés, à savoir les français (quelque soit leur couleur).

Votre opposition du mauvais wasp à la française va au delà puisque dans votre fourre tout, vous agglomérez quasiment les français dits de "couleur" (continuant cette distinction que vous dénoncez) avec les vulgaires clandestins hors la loi qui viennent chercher non la Grandeur de la Nation française mais des subsides faciles avant tout. Ces derniers ne sont pas condamnables au sens de leur volonté "libérale" de vouloir améliorer leur ordinaire, mais ils le sont au nom de la Loi fort heureusement. La tradition d'accueil de la France est réelle mais politique, pas économique. Elle n'a pas vocation à accueillir les plus de 5 milliards d'habitants moins riches que nous.

La seule grande victoire politique de la Gauche a été la création du FN, qui a permis une scission suffisante à leur droite pour préempter le pouvoir. Ce type de reflexion n'est qu'une pale tentative politicienne de relancer les antagonismes (que vous dénoncez à tout bout de champs) qui seuls peuvent vous permettre de reéditer cet exploit.
Comme d'habitude, la notion de Droit n'existe que pour "l'étranger", la notion de Devoir n'existe que pour la France et donc les français au nom de je ne sais quelle "grandeur d'ame" et prix à payer de la repentance.
Votre volonté est d'annihiler toute identité culturelle nationale, et ses deux millénaires d'histoire, forcément honteuse. Chaque Nation, sans exception, s'est construite dans la douleur, on ne peut dès lors que constater cet héritage et en tirer les conséquences pour le futur, pas "refaire le match" en permanence. La responsabilité de l'Etat est de renforcer le ciment collectif d'appartenance à une Nation, pas d'avoir une vision étriquée et particulière comme vous le faites.

Il revient de façon recurrente dans les partis de Gauche que la France est née en 1789, avant rien. Ils n'en parlent jamais. peut -être ne savent-ils pas? Vous les inventeurs du futurs, les chercheurs non trouveurs, voila une nouvelle piste de repentance à explorer. Remontez à la St Barthelemy ou ces méchants chrétiens ont massacrés des gentils protestants et relancez la guerre de religions via un mea maxima culpa, sans doute votre sacro sainte laicité vous en empêche-t'elle? C'est pourtant dans le même ordre d'idée.

Votre vision Internationaliste fait bien rire car cette notion est utopique et les gouvernements de Gauche passés ou actuels sont les plus farouches défenseurs de ce ciment (souvent nationaliste) national. Prenons l'Italie et le UK comme Etats de gauche avec une vision de la Nation très anti-internationalistes, mais vous me direz, ils ne sont pas de gauche, au sens ou vous l'entendez. C'est vrai qu'aucun pays en Europe n'entend la gauche comme vous, vous l'entendez (raison de vos échec successifs et ce n'est pas fini en continuant comme ça).

Le seul mérite de ce billet est de lancer une reflexion sur la Nation et l'Etat, de nous rappeller d'ou nous venons et ce qui nous lie pour savoir ou nous voulons aller tous. Les aboutissants par contre ne montrent qu'une vision au mieux calculatrice, au pire d'une rare immaturité, quoiqu'il en soit partielle car réductrice à une ultra minorité, la moins concernée qui plus est. Sachant que vous ne pourrez plus gonfler les fonctionnaires électeurs comme au bon vieux temps, vous vous tournez sans doute vers ces nouvelles ressources venues d'ailleurs mais à un prix Faustien.

Bruno 01/11/2007 21:43

C'est bien que vous fassiez ca. Dommage que le premier commentaire soit depose par un adherent UMP.