Vu(e) d'ailleurs [3] : la rénovation à l'italienne

Publié le par Section socialiste de Sciences-Po

International-socialiste.JPGCette étape transalpine marque la fin de la première série des échos internationaux de nos camarades en échange à l'étranger. Le suivi de la campagne américaine, les enjeux asiatiques et européens reviendront en revanche très rapidement. Dans cet article, Diego Melchior nous propose en tout cas d'essayer de tirer profit de l'expérience italienne de refondation de la gauche, dont le paysage politique est
(était ?) comparable à certains égards à celui que l'on connaît en France. Vous pouvez retrouver Diego sur son blog tenu depuis l'Italie : http://diegomelchior.ilcannocchiale.it/


La victoire de Nicolas Sarkozy a provoqué une onde de choc qui a atteint de plein fouet le Parti Socialiste. Dès lors, nous avons commencé à mener un travail de réflexion interne. Les uns et les autres ont développé de nouveaux corpus d’idées sur les grandes questions du moment. C’est une partie importante du travail de rénovation, mais l’aspect « stratégie politique », au-delà des idées, c’est-à-dire la simple réflexion sur « comment prendre le pouvoir » a aussi toute sa place. Le PS n’est pas un parti d’opposition "proclamatoire", il n’a aucun intérêt à jouer ce rôle. Le PS est un parti de gouvernement qui a déjà fait ses preuves. Dans l’actuel travail de rénovation, le questionnement autour de la prise de pouvoir est essentiel et, très simplement, dans une démocratie, cela revient à avoir le plus grand nombre d’électeurs de son côté. Tout cela peut paraître très froid, mais si la politique est bien sûr une question d’idée, c’est aussi une question de pouvoir. L’aggiornamento amorcé par Ségolène Royal nous a fait comprendre que le PS pouvait trouver de nouveaux alliés. Mais la gauche française reste à ce jour la dernière en Europe à ne pas avoir totalement mis à jour son logiciel politique. Nos camarades européens sont aujourd’hui tous adhérents de formations de gauche, socialistes ou non, plus ouvertes et mises à jour. Certains ont vu dans le néo-travaillisme de Tony Blair ou encore dans le centrisme du SPD des pistes à suivre pour la rénovation du PS. Ces expériences ont connu des succès mais aussi des déroutes. Néanmoins, pour nous, les configurations britanniques et allemandes sont difficilement adaptables à la gauche française qui n’a jamais bénéficié d’une aussi grande culture réformiste. Et, de toute manière, la présence d’une gauche plus radicale, limite la mise en place de ces modèles.

 

 

 

En revanche, plus proche de nous, l’expérience italienne est bien plus apte à fournir des éléments réutilisables dans la rénovation du PS. Rappelons d’aboUlivo.JPGrd que la gauche italienne part de beaucoup plus loin que la gauche française. En Italie, après le fascisme, la social-démocratie n’a jamais réellement réussi à s’imposer. Le Parti Socialiste Italien est un parti moribond qui a toujours pâti de la concurrence, sur sa droite, de l’aile gauche de la Démocratie Chrétienne et, sur sa gauche, du Parti Communiste Italien. En ce qui concerne la gauche historique, la rénovation est donc partie du PCI, puis de ce qui lui a succédé après 1989, le Parti démocrate de gauche. Mais du côté de la DC, et ensuite dans le Parti Populaire Italien, après 1992, s’est aussi structuré un courant social qui a imposé l’orientation de centre-gauche. Le Pds s’est alors rapidement rendu à l’évidence que pour pouvoir battre une nouvelle droite structurée autour d’une composante populiste (Forza Italia de Silvio Berlusconi) et d’une composante libérale (Alliance Nationale issue de la droite post-fasciste), une coalition avec le centre était inévitable. Confronté à une droite décomplexée et agressive le Pds acceptait en 2004 de construire une nouvelle coalition de centre-gauche, l’Olivier, qui devait permettre d’accéder au pouvoir. Bien sûr, une telle orientation pour un parti post-communiste ne pouvait pas se faire sans quelques accros. Mais la première scission dPartito-Democratico.JPGe Refondation communiste, puis les récentes scissions des courants de gauche du Pds qui ont refusé la récente fusion avec la Marguerite (telle est actuellement le nom du parti issu de l’aile gauche du PPI) dans le Pd ont été salutaires car elles ont permis de clarifier le logiciel politique du Pds et d’avoir sur la gauche des interlocuteurs valides qui n’entravaient plus les décisions internes. C’est ainsi que le 14 octobre 2007, après des élections primaires auxquelles ont participé 3 millions de citoyens italiens et étrangers, naissait le Pd de la fusion du centre (La Marguerite-Démocratie et Liberté) et de la gauche (Le Chêne-Démocrates de Gauche) avec à sa tête Walter Veltroni, maire de Rome.

 

 

 

La situation française actuelle possède des similitudes. La droite de Sarkozy, est elle aussi décomplexée et agressive. Au centre, un espace s’est libéré, il s’est électoralement manifesté par les 18,5% de voix qu’a obtenus François Bayrou au premier tour de l’élection présidentielle. Ce dernier a incarné le virage à gauche du petit parti démocrate-chrétien, l’UDF, aujourd’hui Modem, lui aussi adversaire de l’UMP. Au sein du PS, nous avons aussi des courants qui refusent toute orientation vers le centre-gauche comme cela a été autrefois le cas au sein du Pds. La situation française est donc comparable en trois points à la situation italienne. Néanmoins, cela ne veut pas dire que le PS doit devenir une pâle copie du Modem ou fusionner avec lui ; le rapport de force est différent, le PS reste un géant politique par rapport au Modem, ce qui n’était pas complètement le cas du PdsRoyal-Prodi.JPG vis-à-vis de la Marguerite (600 000 adhérents contre 400 000). Cependant, les récents succès du centre-gauche italien aujourd’hui matérialisé par le Pd doivent nous faire réfléchir. En effet, la nouvelle unité a perturbé la coalition de centre-droit qui a éclaté en novembre dernier. Contrairement à la France où c’est la droite (avec sa stratégie de débauchage) qui a ébranlé le PS, en Italie, c’est l’exact effet inverse qui s’est produit. Le centre-gauche a provoqué la désorganisation de la droite, révélant aux grands jours des contradictions qui ne pourront être éliminées qu’en menant un travail de rénovation et d’unification (qui se résume surtout à extirper de son sein la composante populiste incarnée par Berlusconi).

 

 

 

La gauche italienne a mis plus de dix ans à occuper l’espace au centre apparu après 1992. Le fait d’avoir finalement réussi lui permet aujourd’hui d’avoir l’initiative sur la droite. En France aussi, lors de l’élection présidentielle, nous avons tous constaté qu’un espace s’était ouvert au centre. De la conquête de cet espace au niveau des idées comme au niveau de la pure stratégie politique réside l’avenir du PS. Comme nos camarades italiens, il est temps de passer au centre-gauche : c’est la meilleure alternative possible face à une droite qui désormais n’a plus peur de rien.

Diego Melchior

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clement 07/12/2007 15:52

Une dernière chose Diego,
je te conseille d'arreter de moquer la paranoia du complot où sinon, je vais te trainer par les oreilles jusqu'à la gare de Bologne et te fair elire un à un le nome des 80 victimes de l'attentat de 1980...toujours pas élucidé, pas plus que celui de l'explosion en plein vol, la meme année d'un DC 10 reliant Bologne à Ustica...
un peu de décence mon fils

clement 07/12/2007 15:48

A mon ami démocrate,
je sens qu'il est tant de laisser mon humour douteux sur les Kroumirs...
En tout état de cause, je suis citoyen français de gauche et pas vraiment communiste, je ne milite don,c pas au sein des DS...
J'estime également que le gouvernement Prodi doit tenir. Ceci étant, je ne comprends pas pourquoi tu exerces un chantage en déballant l'épouvantail berlusconi : si tu me lisais, tu verrais que je n'ignore pas la popularité revigorée du Cavaliere...
Ensuite, tu peux me juger archaique, ce n'est pas ce qui m'importe. Je veux simplement te dire que sur plusieurs points le gouvernement Prodi met lui meme en jeu sa vie lorsqu'il s'éloigne du projet de coalition :
- sur la sécurité : le texte qui est passé aujourd'hui prévoit que les citoyens communautaires qui sont expulsés pour motif de trouble à l ordre public ne bénéficieront pas d'un recours au juge mais simplement au préfet ou au commissaire divisionnaire. 2 points : non seulement, la CEDH ne manquera pas d'aligner l'Italie sur la base notamment de l'art 6.1 mais encore, la droite ritale va en rajouter en tenant un double discours : depuis Bruxelles, Frattini s'étonnera à haute voix du manque de garanties du texte tandis que sur les télés Mediaset, les sbires de Berlu pousseront encore plus loin : il faut à tout prix que le gouvernement sorte de ce débat. Et pour ce faire, il faut commencer par dire à Veltroni de se taire ou de porter le thème de la sécurité sur d'autres problématiques :
- avec l'Espagne, l'Italie détient le triste record de la violence exercée sur les femmes
- plus spécifiquement, l'Italie connait également une réelle violence politique liée à l'extrème droite. Il ne t'aura pas échappé que le lendemain du viol de la Romaine, un magasin roumain a été soufflé par une bombe et que le meme jour, 4 roumains ont été agressés à coup de barre de fer par des militants de Forza Nuova
- enfin, à coté des thématiques de la mort au travail, l'Italie connait également un réel problème de violence policière : je ne te fais pas une photo sur la relaxe des quelques flics condamnés suite à Genes 2001...

Enfin, je ne veux pas interdire la constitution d'un parti de centre gauche...Je m'interroge seulement à haute voix sur sa faculté :
- à résoudre la précarité ( question salariales, de l'emploi )
- à garantir l'exercice des droits civils ( laicité, égalité des genres, neutralité des services publics régaliens )
- à garantir la souveraineté de l'Italie ( et non je ne suis pas un antiaméricaiin )

PS : puisque j'aime bien les petites blagounettes, je t'offre en guise de clin d'oeil un petite anecdote :
une juridiction de Los Angeles, après avoir arreté un mafieux italo américain a refusé son extradition en Italie en se basant sur l'excessive restriction aux libertés que constitue le droit pénal italien en général et son articlme 41 bis en particulier ( incarcération au secret des capo mafieux )...

A présent, libre à toi de soutenir une classe dirigeante issue du PC et de la démocratie chrétienne qui ne vise qu'à maintenir ses prébendes...
d'ailleurs, l'antipolitique de gauche et Berlusconi ont beau jeu de pointer du doigt ces fonctionnaires de la politiques...

Quant à toi camarade, tu soutiens Cofferati, amen : mais au lieu de nous parler de ses débats avec Fini ( Alleanza Nazionale ) qui a dit que Musso est le plus grand homme d'Etat du XXème, raconte nous plutot comment ce maire de Bologne expulse sans vergogne aucune des immigrés légaux de squatts en plein hiver

Et puis sache qu'à force de courir après la droite, tu finiras par te faire bouffer tout cru...rendez vous aux élections ( anticipées )

Diego 07/12/2007 15:26

Ce sera mon dernier commentaire, prière de poursuivre par mail après.

@ Clément.

Je suis militant DS (maintenant PD) et SU alors avant de dire que je fais des louanges gratuites à soi-disant quelque chose que tu considères que je connais mal, renseigne-toi.

De plus, j'ai lu l'Affaire Moro de Sciascia et Gomorra de Saviano et d’autres ouvrages de De Felice. Et je pense que les camarades du PS qui ont aussi posté sont aussi au fait des grandes lignes de la politique italienne. Alors arrête de prendre l'ensemble des militants qui t'ont répondu pour des imbéciles.

Dans l'article, il n'y a pas d'erreur, seulement une conclusion politique qui ne te convient pas. Et tu t'es suffisamment décrédibilisé en insultant un peu tout le monde et en récupérant pour arbitre -Sharky- qui pour le coup -au vue de l'ensemble de ces commentaires sur ce blog- n'a rien du mec de gauche, plutôt un contraire très prononcé...

Après tu n'es aussi juste pas crédible en accusant le centre-gauche d'être une bande de jaunes. Tant qu'on y est la CGIL ce sont tous des briseurs de grève, non ? Tu sais, bien qu’étant vraiment en accord avec cette fusion qui a donné naissance au PD, ça ne m’empêche pas d’entretenir d’excellents rapports avec les no global, notamment ceux qui se réfèrent à Negri, par exemple. En revanche, j’accorde peu de crédits à ceux de la Cosa Rossa et autres radicaux. C’est donc un peu dur de sous-entendre comme tu le fais toutes les trois lignes que je ne suis pas de gauche, etc. Enfin, dire que le Pd est un parti « jaune », c’est insulter énormément de militants et de gens qui se bougent sur les places à Bologne comme ailleurs.

Enfin, pour ton info personnelle, le paquet sécu est passé au Sénat hier malgré les débilités et les invectives de RC (qui sont un peu comme les tienne). Le gouvernement tient bon et c'est heureusement parce que y a des politiques un minimum pragmatique qui ne voit pas le complot partout (tout le contraire de toi en somme) que c'est encore le centre-gauche qui est au pouvoir. Il y a aussi un article sur Cofferati dans la Repubblica d’aujourd’hui, oui ton grand ennemi qui a osé discuter avec An, il y a deux mois.

Mais de toute manière c'est très clair au vue de tes invectives irrespectueuses, de tes arguments fallacieux et de tes faux exemples, que tu préfères un bon gouvernement Berlusconi-Fini qu'un gouvernement Prodi qui essaye de rassembler tout le monde à gauche pour faire changer les choses.

Bref, le progrès te dégoûte, on l'a tous compris. Donc, si tu dois revoir quelque chose c'est toute ta culture philosophique et politique, camarade. Le conformisme de centre-gauche ne te plaît pas ? Bien, c'est ton droit. Mais je pense que ton petit conformisme d'aigri type Sinistra Democratica et autres idiots archaïques est encore plus grave. J'ai le mérite d'être d'un nouveau conformisme, toi t'en es resté au conformisme de gauche des années 1950, bravo !

@Au camarade du PS qui ne se retrouve pas dans les affabulations de Clément.

Clément n'a effectivement pas avancé sa couleur politique. Mais plus je lis, plus j'ai l'impression que c'est un aigri qui était proche des DS avant qu'il y ait la fusion et qui après l’a quitté. Je m'explique.

En 2007, avant la fusion DS / Marguerite, il y a eu un Congrès DS avec trois motions, si mes souvenirs sont bons. L’enjeu était de savoir qui de l’aile réformiste qui voulait aller vers le Pd et qui de l’aile conservatrice souhaitant reste dans un positionnement à gauche traditionnel triompherait au sein du parti. Trois motions donc :

La motion Fassino du nom du secrétaire sortant qui défendait la ligne réformiste « Pour la parti démocrate. » Elle a obtenu plus de 75% des voix. Elle a regroupé beaucoup de gens, c’est assez difficile de la comparer à une des motions existantes au dernier congrès du PS français parce que c’est une motion de masse et bien plus réformiste que la motion Hollande qui a fait 51% à notre dernier congrès. En tout cas les rapports avec Ségolène Royal sont bons.

En revanche, les deux autres motions, la motion Mussi et la motion Angius, peuvent être aisément comparé aux courants de l’aile gauche du PS. Ces deux courants ont principalement axé leurs revendications sur le fait que le futur Pd ne pourrait pas rester dans le PSE et qu’adopter une ligne modérée de centre-gauche signerait la mort du « socialisme de type européen en Italie ». Evidemment, ces deux motions ont été battues. La motion Mussi a obtenu je crois 15% des voix et la motion Angius il me semble 9-10%. Le courant qu’incarnait Mussi (ministre de l’éducation en ce moment) peut être comparé à notre courant NPS au sein du PS français, je pense.

Ce qui s’est passé ensuite, c’est que les militants de la motion Mussi ont quitté le parti pour former sur la gauche du Pd, une autre organisation appelée Sinistra Democratica qui cherchait à construire un seule grand parti de la gauche de la gauche avec les communistes. Il y a donc bien eu scission. Quant à Angius, il a rejoint le SDI, maintenant c’est le PSI notamment parce que la défense de la laïcité au sein du Pd lui semblait définitivement abandonnée.

Sur la question du PSE. Evidemment elle est primordiale mais elle n’est pas aussi caricaturale que nous la présente Clément. Quel est le problème ?

Les DS conduits par Fassino étaient dans le PSE. La Marguerite conduit par Rutelli était dans le Parti démocrate européen fondé par ce dernier et François Bayrou… Vous voyez donc le problème. Le PD italien est, en gros, un pied dans le PSE et un pied dans le PDE. Mais ce qui risque de se passer, c’est que le principal parti de gauche italien, le Pd, soit définitivement membre du PDE à côté de l’autre grand pilier (lui aussi récent)… le Modem… D’où l’hystérie de Clément qui accuse tous les membres du PD d’avoir trahi la cause du PSE. (Clément crache sur la moral mais tout son discours fleure le moralisme communiste alors qu’évidemment la politique c’est pas une question de morale mais ici en l’occurrence bien des enjeux de pouvoir).

Ce que je veux souligner avant de finir, c’est qu’il n’y a plus qu’en France où on a un parti de gauche qui ne soit pas à cheval sur le centre et la gauche mais en revanche, notre PS est à cheval sur la gauche et la gauche de la gauche. D’où le fait que Clément se retrouve pleinement dans le PS français et n’accepterait pas que le PS français suive le même chemin que les DS parce que sinon en France comme en Italie il se retrouverait rejeter dans une structure minoritaire de la gauche de la gauche incapable de gouverner seul et donc à la botte d’un grand parti du cente-gauche.

Pour finir, j’affirme que le problème qui se pose au Pd vis-à-vis du PSE est un faux problème. Pourquoi ? Parce qu’on peut très bien imaginer dans un avenir proche que PSE et PDE au sein du Parlement européen se fonde l’un dans l’autre. Les réticences ne viendraient que du PSE mais surtout du PS français et des partis socialistes et plus radicaux de la gauche italienne. En effet, le SPD comme le New Labour n’auraient eux aucun problème à voir naître un parti de centre-gauche européen puisqu’au plan national SPD comme NLP sont déjà dans cette configuration politique.

En gros, Clément doit être plus ou moins un ancien DS qui a pas supporté la fusion et se retrouve à soutenir des partis fantoches type SD ou PSI. En tout cas, je ne pensais pas qu’un article qui exposait le succès du Pd allait conduire à déballer 30 ans de politique italienne en 20 commentaires…

clement 07/12/2007 09:30

D'ailleurs, cependant que nous débattions...
2 ouvriers sont morts grillés vifs dans l'incendie d'une usine de Turin...
Curieux que Diego ne nous parle pas de peu d'empressement du PD à enrayer ces statistiques funestes ( en moyenne, plus de 3 morts par jours sur le lieu de travail )...
Il est vrai que le PD préfère encourager la compétitivité des employeurs....
du coup, la sécurité ce sont les méchants Roms meme si les conditions de travail sont statistiquement plus importantes...
peu être dois je revoir ma conception de la sécurité ?

clement 07/12/2007 08:58

@ grutman

lis moi un peu avant de dire des betises. J'avoine Diego parce qu'il dit des betises, je ne cherche pas à le mettre au bucher.
Tu dois comprendre qu'il est épidermiquement impossible de laisser passer cette superficialité

PS : est ce que tu sais que le jour où Ségo est venue à Rome pour etre reçue par Veltroni, elle n'a pas noté qu'il y avait une manif d'1 millions de personnes contre la précarité... par contre, elle s'est rendue au néo festival de ciné ultra branché ( mort de rire ) et commercial du maire de Rome
Enfin Diego n'a apparemment pas saisi que le gvt Prodi est très fragile et que sa chute porterait directement au retour de Silvio
Peut être ne connaissez vous pas le film Aprile de Nanni Moretti où il invective D'Aleman en lui demandant de lui dire ( enfin ) quelque chose de gauche