Mai 68 : une droite qui (se) ment depuis 40 ans

Publié le par Section socialiste de Sciences-Po

Toujours depuis l'Italie (qui aurait peut-être besoin d'un bon petit Mai 2008), Diego Melchior se penche cette fois-ci sur les mensonges répétés de la droite sur Mai 1968, dont le paroxysme a sans doute été atteint un fameux 29 avril au Palais omnisport de Paris-Bercy. Sujet qu'en service commandé, l'UMP a décidé d'aborder au cours du prochain mois.
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En France, nous fêtons cette année le quarantième anniversaire de Mai 68. Mais attention aux récupérations politiques ! Celles-ci s’annoncent en effet nombreuses, d’ailleurs le site Internet de l’UMP Grandes Ecoles consacré aux quarante ans de Mai 68 est l’exemple le plus probant… Et dire que certains de leurs militants se revendiquent de l’héritage historiographique de René Rémond ! Le vénérable historien doit se retourner dans sa tombe, hélas. Le PS veut lui aussi fêter les quarante ans de Mai 68 ? Pourquoi pas. Mais il faut le faire alors différemment de la droite. Le PS ne doit pas faire de Mai 1968 son héritage particulier, mais doit expliquer clairement en quoi 1968 est l’héritage de tous les Français et que, sans 1968, la France du XXIe siècle n’en serait sûrement pas là aujourd’hui. Ce travail d’explication ne peut être réussi qu’en rétablissant un certain nombre de vérités et en déconstruisant le discours de droite, volontairement mensonger sur l’année 1968, et le Mai français en particulier.

 

En tant qu’internationalistes convaincus, nous devons avant tout rappeler que l’année 1968 ne s’est pas arrêté aux portes du quartier latin. Non, 1968 est une « révolution mondiale » dont les mouvements sociaux du Mai français ne sont qu’une petite partie. Ce Mai français a-t-il été réussi ? A-t-il laissé un héritage dont nous pouvons nous enorgueillir aujourd’hui ?


La droite semble tenir un double discours lorsqu’il s’agit de répondre concrètement à ces deux questions. D’une part Mai 68 aura été un échec et son héritage une catastrophe. D’une part Mai 68 aura été un échec et son héritage une catastrophe. D’autre part, les jeunes de 1968, enparticulier, auraient quand même permis à la jeunesse de se libérer, mais le flambeau devrait être repris par les jeunes populaires et par les étudiants de l’UNI. Bref, par les jeunes de droite… Le premier discours est déjà une belle erreur d’appréciation et pourtant c’est le discours du Président de la République, Nicolas Sarkozy ! En effet, selon un sondage [1] réalisé auprès des Français, en novembre 1998, « les mouvements étudiants de Mai 68 » arrivaient en seconde position, juste derrière la Seconde guerre mondiale, en tant qu’événement marquant du XXe siècle, confirmant ainsi l’intuition légitime que 1968 marque une étape essentielle dans l’histoire de France. Mais rappelons nous pourtant le discours de Bercy, le 29 avril 2007, dans lequel le futur Président de la République déclarait alors : «L'héritage de Mai 68 doit être liquidé une bonne fois pour toutes.» Des paroles en l’air : Nicolas Sarkozy faisait de Bernard Kouchner, un des acteurs de Mai 68, son ministre des Affaires étrangères.

 

Néanmoins, lorsque la droite se résigne à accepter l’héritage de Mai 68, c’est au prix d’amalgames nauséabonds. La droite d’aujourd’hui n’est en rien héritière POLITIQUEMENT des mouvements sociaux de Mai 68, mais au contraire de la réaction gaulliste du 30 mai et de juin 1968. Qu’est-ce que l’UNI ? Une association étudiante créée à partir des SAC, les Sections d’Actions Civiques, réputés pour leur extrémisme. Qui était responsable du SAC en 1968 ? Charles Pasqua. Avec qui Nicolas Sarkozy a fait ses premières classes politiques ? Charles Pasqua. De qui s’est entouré Nicolas Sarkozy dans sa conquête du pouvoir ? D’anciens membres d’Occident (groupe d’extrême droite) comme Patrick Devedjian qui répandaient la violence dans le mouvement social. On comprend que Nicolas Sarkozy veuille liquider l’héritage de ce Mai 68-là…

 

Le premier mensonge de la droite concerne le mouvement social de 1968 en lui-même. C’est en fait toujours la même argumentation propre à la droite. De Mai 68 au mouvement contre le CPE de 2006 : les mouvements sociaux seraient le fait d’une minorité contre une majorité silencieuse. Hélas pour la droite, en ce qui concerne Mai 68, les faits sont là : l’opinion publique était favorable au mouvement étudiant à ses débuts, c’est l’absence d’issue politique immédiate qui conduira l’opinion publique à se retourner. En outre, le 22 mai, on décompte plus de 8 millions de grévistes : il est donc absurde de parler de majorité silencieuse. Enfin, n’oublions pas que, même après la manifestation du 30 mai, de Gaulle est de moins en moins populaire chez les Français. Il démissionne d’ailleurs en avril 1969.

Le second grand mensonge de la droite est de faire croire que Mai 68 aurait ouvert l’ère du laxisme généralisé. Cette thèse résume toute la pensée politique d’un « philosophe » comme Luc Ferry. Il est navrant de voir ici se confondre laxisme et liberté. Mai 68, c’est en effet d’abord la libération de la parole. La libéralisation de l’ORTF est probablement la conséquence la plus palpable de Mai 68. Libération de la parole donc et contestation de l’autoritarisme, de l’impérialisme et du totalitarisme ; les cibles sont claires : le PCF et le pouvoir gaulliste. Sans cette libération de la parole qui s’est exercée de manière non-violente, un certain nombre de droits aujourd’hui acceptés par tous n’auraient pu être conquis. C’est après Mai 68, durant les années 1970, que les mouvements pour la libération sexuelle, les mouvements  féministes, les avant-gardes culturelles gagneront la reconnaissance de ces droits. Aujourd’hui, si la France connaît une si grande vitalité associative, c’est grâce à Mai 68 qui a permis à la société civile de s’imposer comme le contre-pouvoir par excellence à l’Etat et aux entreprises.

 

La droite aime l’opportunisme. Pour attaquer Mai 68, elle récupère aujourd’hui à son compte le discours du PCF d’alors : les soixante-huitards aujourd’hui seraient les garants de l’ordre établi. C’est le troisième mensonge. Les soixante-huitards se seraient embourgeoisés (la droite parle de « bobos », vocable emprunté à l’extrême droite d’ailleurs) et auraient trahi leur « cause » en se vendant au néolibéralisme. C’est unargumentaire de café du commerce. D’abord, il n'y a pas de portrait type du soixante-huitard. Les soixante-huitards sont ceux qui ont participé aux mouvements sociaux de l’année 1968 et à leurs suites jusqu’à la fin des années 1970 : « génération 1968 ». Ensuite, les soixante-huitards ne sont pas exclusivement représentés par les anciens membres très médiatisés aujourd’hui du courant de la gauche prolétarienne (à l’époque à la remorque du mouvement). À côté de cela, il y a le courant libertaire et le courant deuxième gauche (la CFDT). Enfin, il n’y avait pas pour la majorité des soixante-huitards de « cause » : la prise de pouvoir n’a jamais été l’objectif du mouvement de Mai. L’esprit de Mai était tout autre : il s’agissait de renverser des ordres établis certes, mais surtout d’amorcer un processus de démocratisation  de la société et de libéralisation des mœurs. Et donc de ce point de vue-là, les soixante-huitards ont atteint leurs objectifs.

 

Un dernier mensonge honteux de la droite : celui d’imputer à Mai 68 un soi-disant fossé entre les générations. Pour la droite, les soixante-huitards avaient tout, mais voulaient plus. Mai 68 leur aurait donné bonne conscience et permis d’obtenir le meilleur pour leurs enfants ce qui aurait sapé l’envie de s’engager des générations successives. C’est ce que résume le fameux slogan, « les soixante-huitards ont à leur tour légué un héritage lourd pour notre jeunesse », du site de l’UMPGE. Ce raisonnement est  faux, bien entendu. En effet, en 1968, il y avait bien un malaise : il s’est traduit par le mouvement social. Et si les soixante-huitards ont obtenu mieux pour leurs enfants, ce n’est pas pour les empêcher d’être, eux aussi, jeunes. D’une part, tous les jeunes n’ont pas vu leurs conditions s’améliorer : on pensera aux jeunes des banlieues que la droite a définitivement oubliés. D’autre part, les jeunes après Mai 68 ont continué de s’engager comme l’a montré le mouvement contre le CPE en 2006.

 

Et la gauche quand même dans tout ça ? Longtemps, il est vrai que le Parti Socialiste a considéré d’un œil soupçonneux Mai 68. D’ailleurs, le PS dans sa  majorité n’est pas issu d’une gauche héritière de 1968 et s’est donc bien gardé d’y faire référence. Mais tout cela a changé aujourd’hui. Avec le meeting de Ségolène Royal, en mai 2007, au stade Charléty, le PS acceptait officiellement l’héritage de Mai 68.

 

Mai 68 a donc laissé un héritage à tous les Français, en faisant de l’engagement une démarche accepté par tous. Mais, nous qui sommes jeunes, savons que les combats de notre génération sont différents de ceux de la génération 1968. Nous n’imiterons pas nos parents car les sujets sur lesquels s’engager sont propres à notre temps. Nous n’avons pas renoncé à l’engagement car nous savons que des grands chantiers doivent encore être menés pour améliorer notre quotidien. Il y en a au moins deux qui mobilisent les jeunes, au-delà des barrières politiques : c’est la lutte contre la précarité et la construction européenne. Mais ce sont aussi ces deux chantiers-là que la droite a définitivement oubliés...

 
Diego Melchior


[1] Cité in Audoin-Rouzeau, Stéphane, Becker, Annette : 14-18, retrouver la Guerre, Paris, Gallimard, 2000.

Publié dans Questions de société

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JAWAD 19/05/2008 22:07

bonjour je voulait laisser un petit commentaires sur votre blog pour simplement vous faire partager mon modeste avis sur la crise de 68

tout d'abord je crois que les événement de mai 68 son une vaste révolte spontanée, de nature à la fois culturelle, sociale et politique, dirigée contre la société traditionnelle
mais si nous regardons les conséquence sur le futur de cette fameuse révolte nous constatons que les acquis qui on résulté des négociations sont soit des acquis secondaire ou bien des acquis qui on était réduit a néant par ceux même qui se sont battu pour les avoir qui maintenant sont tous devenue de grand philosophe ou bien de grand économiste qui tous favorise la mondialisation.
mais bon revenons au début l'héritage de mai 68 pourrait être très dangereux pour notre nation car la génération actuelle n'est pas celle de 1968 vous en avait ut un petit aperçu lors des émeutes des banlieues nous devons tous tenté de resté calme est responsable afin d évité un véritable carnage qui pourrait déstabilisé notre pays.
Car je ne c pas si vous avait remarqué de quel manière les médias veulent absolument avoir leur mai 2008, de plus le contexte de mai 68 est se rapproche dangereusement du contexte actuel. nous devons tous évité de réveillé de vieux démons est nous mettre autour d'une table pour pouvoir prendre le pouvoir dans les urnes afin de sauvé ce qui reste de notre pays

Revenons un peut en arrière:

juste avant mai68, au plan économique, on arrive à l'apogée des « Trente Glorieuses », années de reconstructions après la Seconde Guerre mondiale. La société de consommation s'est installée sans qu'on prenne vraiment conscience de toutes ses implications et des déséquilibres mondiaux qui se développent, des symptômes importants d'une détérioration de la situation économique française avaient fait leur apparition. les premiers touchés sont les salaires et les conditions générales d'existence des travailleurs subissaient les attaques préliminaires d'envergures de l'État.

La situation de l'hexagone est un peu similaire si je me trompe pas , les 20 dernier année âpres la chute du communisme, le monde et tous les gouvernement de notre pays se sont ouvert a un capitalisme de moins en moins morale et de plus en plus sauvages mais nous constatons que qu'aujourd'hui se système s'essouffle est devient très vulnérable est risque d'exposé a tout moment le pouvoir d'achat plonge, les écart entre les classe moyen est les classe pauvre se réduit alors que l'écart avec les classe riche devient un véritable gouffre, les jeunes sont beaucoup plus violent est perdu le contexte mondiale devint encore plus fragile jour après jour le fait d'agité tout ces images de mai 68 dans les médias pourrait crée un véritable engrenage même si l'État est mieux organisé qu'en 68 cela pourrait être très dangereux

maintenant je voudrait vous parlez du fond de mai 68 enfin ce que je connait de ma petit connaissance du sujet ,je vais tenté d'inexpliqué pourquoi je ne suis pas d'accord avec mai 68 en commentant quelque slogan de l'époque

je commence par ce slogan car il mérite une place spéciale : « Il est interdit d'interdire »

je pense que ce slogan est très dangereux pour notre civilisation car une société ne peut duré que si des règles sont établi avec une justice pour les faire appliqué sinon la seul loi qui s'applique est celle du plus fort. malheureusement je croit que que justement se qui on fait mai68 on favorisé cette loi sauf qui on remplacé plus fort par plus riche en voulant tout libérè a tous prix sans loi ni foi.

* L'imagination prend le pouvoir ! :
-se slogan est aussi pour moi une grand menace pour la société car l'imagination est une chose incontrôlable qui se nourri de fantasme et de chose irréelle et je croit au contraire que tout décision doit être appuyé non pas par l'imagination mais par l'étude de la situation avec des argument concret basé sur des affirmations solide est terre a terre

* Ne travaillez jamais:
-je croit que celui ci est sans commentaire

* Ceux qui font les révolutions à moitié ne font que se creuser un tombeau:
-je suis d'accord avec cela mais mais je croit que que la génération qui a fait mais 68 a véritablement creusé un tombeau mais non pas pour eux, mais pour les génération qui on suivi est ce sont ces même révolutionnaires qui veulent maintenant nous recouvrir de terre en déclenchant un mai 2008 .

* Nous ne voulons pas d'un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de mourir d'ennui:
-Je croit qui si vous dites cela a tout ceux qui soufre de la crise alimentaire mondiale ils vous direz qu'il préféré mangez plutôt que se divertir devant des émission ou les mœurs traditionnel on laisser place a la décadence au sexe a la violence et au culte de l'argent.

*sur des bouteilles de poison "Presse : ne pas avaler":

je suis d'accord avec ceux-ci sauf que plusieurs journaliste ou personne qui travail dans l'audiovisuel sont des gens qui on fait fait mai68 est qui pour la plus part le revendique tout en étant au bottes des grand groupe de presse.

enfin pour finir a la fin de mai68 on constat que de nouvelles valeurs apparaissent. Elles sont notamment centrées autour de l'autonomie, la primauté de la réalisation personnelle, la créativité, la pluridisciplinarité et la valorisation de l'individu impliquant le refus des règles traditionnelles de la société et la remise en cause de l'autorité. La redéfinition de nouvelles règles se construit autour de l'idée d'autogestion et de communautaires. ceux qui a pour conséquence l'état du monde en 2008 car les idée de mai68 on était diffusée un peut partout sur la planète.
pour finir je vous laisse avec ce slogan très pertinent

-"Il n'y a peut-être aucun rapport... Mais peut-être aucun".

John_G 17/05/2008 11:48

@ le robot,

qui tourne effectivement en mode automatique (tu veux visiblement nous faire comprendre que tu lis Platon...).

Il me semble que l'interview de Comte-Sponville est pour le moins contradictoire dans la mesure où il rappelle les avancées sociales et sociétales incontestables de Mai 68, qu'il ne faut surtout pas "liquider" tout en remettant en cause son impact sur l'école. C'est en droite ligne de la fameuse "pensée 68" décrite par Luc Ferry pour qui celle-ci serait responsable de tous les maux du monde.

Néanmoins, je suis surpris toujours surpris par l'argumentation de ce type de personnes. Ils se servent des classements PISA et autres classement de Shanghaï pour dire que le système éducatif français est à l'agonie. Or, dans ces classements, le système éducatif qui arrive toujours en premier est le système finlandais. Ce système est précisément l'un des plus "soixante-huitards" au monde, si l'on suit la catégorisation de Compte-Sponville, dans la mesure où l'élève dans ce cadre est effectivement au centre de tout, où l'éveil par les jeux et la fameux pédagogisme font des ravages. Pour autant, ce système est salué par les classements internationaux dont se servent les contempteurs de la prétendue néfaste influence de Mai 68 sur l'école...

Je me souviens d'un débat hallucinant où Finkielkraut rappelait qu'il fallait "débrancher" l'école d'Internet, et lorsqu'on lui a passé un reportage sur le système finlandais a finalement déclaré qu'il ne "ferait plus confiance au référentiel PISA"...

En réalité, ce qui gêne une bonne partie de la droite, c'est l'ouverture de l'école à tous (en général, vous dites "massification"). C'est pourtant le bon aspect de la mondialisation cet aspect-là, dans le sens où l'ouverture des frontières des pays développés oblige le développement primordial du "capital humain", l'élévation de tous à un niveau plus important que nos prédécesseurs. Et pour ma part, je n'ai vraiment aucun amour rétrospectif pour l'école d'antan. A tout prendre, je préfére sincèrement, et sans nivellement par le bas, que 80% d'une classe d'âge ait accès à un socle de connaissances commun plutôt que 10% de cette même classe d'âge manie parfaitement la langue latine...

- Quant à l'article sur la défense, ça a l'air de te tenir à coeur. C'est simplement qui m'arrive, n'étant plus à Sciences Po, d'être très pris. Pour autant, je persiste à penser, face à la science de ce grand spécialiste, que le char Leclerc est aujourd'hui complètement dépassé pour les nouveaux conflits asymétriques que nous avons à affronter. Ce qu'il faut développer, ce sont nos capacités de projection (A 400M, bateau de transports de troupes tel le Mistral...) qui nous font cruellement défaut et nous font dépendre des Américains.

- Quant au Congrès, ça a l'air de t'obséder dis-moi. Mais t'inquiète, on bosse. On en aura des chose à récupérer après 10 ans de droite...

le robot 16/05/2008 09:07

John, tu es particulièrement lourd cette fois.

Je reprends ce que j'ai dit dans ce fil:
Aujourd'hui, 15 à 20% des élèves entrant en 6eme ne sait pas bien lire, écrire ou compter... Renseigne toi sur ce qu'on enseigne dans les IUFM et sur les dégats de l'idéologie 68arde ds le domaine de la pédagogie au primaire et tu comprendras alors les nombre de débilités déblatérées dans ton article pour "lecteur citoyen" de gauche qui aime se réinventer l'histoire..."

Réponse de Diego:
Sur cette affirmation gratuite (on me l'a fait pas à moi le coup du "tu connais pas pas l'iufm, la fac, l'école alors parle pas" et je t'invite à chercher pourquoi), je ne vois vraiment pas l'intérêt de répondre dans le détail car déjà les mots que tu emplois ne veulent rien (c'est quoi l'idéologie 68arde??? faut m'expliquer) et en plus c'est complètement faux, n'importe quel pédagogue de gauche comme de droite te prouvera le contraire.

D'où ma citation de l'interview de M Comte Sponville sur ce thème où il reprend exactement la notion d'idéologie 68 arde et où il met en avant le désastre que ça a été pour l'école...

Honnêtement, John, tu es d'un mépris pour tes interlocuteurs hallucinant. Tu te prends pour Socrate mais tu es un Gorgias. Tu dis que je n'ai pas lu l'interview... Mais toi tu n'as mm pas daigner lire le pourquoi de mon post sur cet interview, à savoir expliquer à Diego que Mai 68 est directement responsable de la catastrophe de notre Education Nationale! Mauvaise foi mauvaise foi quand tu nous tiens!

La mauvaise foi, c'est aussi de dire que vous, à gauche, vous avez LA bonne vision de Mai 68 quand vous pondez des articles (pour ne pas dire des bouses) comme celui là, et quand l'auteur lui même se fait contredire si simplement qu'il n'ose mm plus rien dire...

Le reste, je m'en fous complètement. Je ne suis pas venu parler de la liquidation de Mai 68. Et j'ai aussi le droit de ne pas être totalement d'accord avec M Comte Sponville, d'autant plus qu'il ne fait pas partie de mon bord politique (c'est quand mm ennuyeux que, entre vous, socialistes, vous ne soyez JAMAIS d'accord sur RIEN!)

En tout cas, John, toi aussi tu évites les sujets qui fachent comme ce post d'il y a qq mois sur la Défense, où, pris à ton propre piège du "je réponds quel que soit mon niveau de connaissances sur le sujet", tu t'es mis en difficulté tout seul face à un expert, en disant notamment que le char ne servait plus à rien (sic) et d'où tu t'es eclipsé sans jamais donner de nouvelle réponse qui aurait pu être encore plus fatale à ta crédibilité (déjà fortement écornée sur ce thème, il faut bien l'avouer).

Donc stop l'hypocrisie. Ma thèse, c'est que mai 68 et son idéologie est la cause des difficultés de notre éducation nationale depuis 40 ans. Diego m'affirme que non sans argumenter. Mais j'ai le soutien d'un de vos camarades qui étaye mots pour mots ma thèse. CQFD. Bonne chance pour vaincre vos contradictions.

Bonne journée à vous et bossez bien pour préparer le congrès :)

John_G 16/05/2008 00:29

@ le robot,

quelles "contradictions". Pour ma part, très honnêtement, BHL ou Comte-Sponville, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé mais passons.

Tout d'abord, puisque tu es incapable d'exprimer des idées mais ne fait que reprendre des interviews, lisons-la : que nous dit ce philosophe que tu cites :
"Faut-il liquider Mai-68, comme l'a dit Nicolas Sarkozy pendant sa campagne ?
Surtout pas ! Mai-68, c'est la crise d'adolescence de la société française. Revenir en arrière, ce serait retomber en enfance. Ce qu'il faut, au contraire, c'est passer à l'âge suivant. Après quarante ans de crise d'adolescence, il est temps de devenir adulte !"

Même si je ne suis pas d'accord totalement, je ne vois pas en quoi cela vient contredire ce qui est écrit dans cet article. Le PS n'a aucun problème avec Mai 68, c'est la droite qui en a un. La preuve, dans la campagne pathétique menée par l'UMP "Grandes écoles", ils assument une partie totalement fantasmée (la prétendue "ode à la liberté") tout en reniant le reste.

Encore une fois, merci de m'expliquer pourquoi cela s'appellerait de la "mauvaise foi".

En tout cas, quand il s'agit d'aller "au fond", on a du mal à trouver... Lis les interviews avant de les poster.

le robot 15/05/2008 15:52

John G ou La mauvaise foi selon les socialistes.
La droite a une vision ridicule et passéiste de Mai 68. Laisse moi rire!

Sur cet article par exemple, j'ai laissé un commentaire où je retranscris une interview d'André Comte Sponville, philosophe de gauche qui a voté Ségolène royal, qui dit exactement ce que j'ai dit sur les dégats de 68 sur l'éducation nationale... Or, c'est exactement le contraire de ce qu'a pu dire Diego, votre camarade-écrivain!

Ce qui est marrant sur ce blog, c'est que dès qu'on dit qch qui vous met face à vos contradictions, on n'a jamais de réponse (cf. le post sur la Défense par exemple).

Facile de jouer la rhétorique mais quand on doit aller au fond, ça coince...