Election du secrétaire de section: Etienne Longueville, son parcours et ses projets pour le PS SciencesPo.

Publié le par Section socialiste de Sciences-Po

Jeudi 20 novembre, la section de SciencesPo. votera pour élire son secrétaire de section. Questions à Etienne Longueville, candidat à la sucession de Camille Spire.



1- Tout d'abord, peux-tu nous présenter ton parcours de militant:

 

Comment es-tu venu au PS ?

J’ai commencé à m’intéresser à la politique en suivant l’action du gouvernement de Lionel Jospin. Mais le vrai déclencheur a été le 21 Avril. Le sentiment de révolte m’habitait puisque j’étais alors mineur et ne pouvait voter. J’ai alors commencé à suivre sérieusement l’action du PS, j’ai défendu le « oui » au referendum de 2005 et j’ai pris ma carte en 2006 (à 18 ans), lors de la création de notre section.

Quelle y fut ton action jusqu'alors ?

Je  me suis beaucoup investi dans la section. J’ai crée ce blog et j’ai été élu à la Commission Administrative lorsque j’étais étudiant en première année. J’ai par la suite été membre du bureau, en charge de la Communication et de l’Internet. J’ai participé à l’atelier du changement « Pour une autre politique carcérale ». J’ai en outre été très actif dans les différentes campagnes, en soutenant toujours les décisions des militants du parti. Après avoir voté pour Dominique Strauss-Kahn lors des primaires, j’ai effectué à fond la campagne de Ségolène Royal en 2007. A l’étranger début 2008, j’ai néanmoins participé sur Internet à la campagne de Bertrand Delanoë à Paris.


2- Si tu es élu secrétaire de section :

 

Quelle organisation, quelles actions, quelles relations avec le monde associatif de SciencesPo. ?

La section est organisée autour d’une Commission Administrative, qui a été élue à l’occasion de ce Congrès, et d’un bureau. Je souhaite conserver cette structure. Les membres du bureau seront directement en charge d’une fonction précise (trésorerie, journal, organisation…). Je veux en plus créer des équipes opérationnelles pour permettre à tous les militants qui souhaitent s’investir encore plus de le faire. On a besoin de tous les talents, en particulier ceux des étudiants de première année qui incarnent l’avenir de la section.

Concernant les actions, j’ai toujours considéré qu’elles étaient complètement liées à notre travail de réflexion. Je souhaite organiser des réunions tous les 15 jours, ouvertes aux sympathisants, autour d’un thème de réflexion et si possible avec un invité. Je souhaite également que nos idées puissent être diffusées sur notre blog et notre journal. La publication mensuelle de la Rose au Poing constitue l’un de mes objectifs. Je voudrais aussi relancer « les ateliers du changement », des groupes de travail sur des sujets choisis par les militants.

C’est parce que nous menons cette réflexion que nous voulons porter nos idées et convaincre. Il ne s’agit pas de « défendre » nos idées mais d’être offensifs, à Sciences Po et en dehors. Nous devrons être présents pour porter le projet du PS et du PSE lors de la campagne des élections européennes en Juin prochain.

La section travaillera bien sur main dans la main avec le monde associatif de Sciences Po (ou d’ailleurs). Nous recevrons ainsi en Janvier le président de l’association de lutte contre le sida AIDES, avec qui nous dialoguerons sur la politique de santé du gouvernement. A Sciences Po, nous avons de bonnes relations avec les autres associations politiques. Nous travaillons en lien avec les autres associations de gauche.

 

Quel doit-être le rôle et la place de la section dans la fédération de Paris et à SciencesPo. ?

La section appartient à la fédération de Paris et travaille en lien étroit avec elle. Elle participe aux actions organisées par le secrétaire fédéral, diffuse les tracts fédéraux, participe aux manifestations... Je soutiens fermement pour l’élection du 1er secrétaire fédéral qui aura lieu le 20 et le 21 Novembre la candidature de Rémi FERAUD. C’est le jeune maire (37 ans) du Xe arrondissement. Il a obtenu 75% des voix aux élections en Juin. Le PS aurait besoin de plus de maires dynamiques comme lui. Il prévoit de mettre en place des ateliers de formation pour les militants. S’il est élu, le PS de Sciences Po y prendra bien sur toute sa part.

A Sciences Po, le PS est l’association la plus présente, la plus dynamique et la plus ouverte. Tous les étudiants qui partagent les idées et les valeurs de la gauche de progrès peuvent assister à nos réunions et participer à nos actions. Notre activité ne ralentira pas. 


3- Sur le plan national,

 

Quel jugement portes-tu sur l'action du gouvernement ?

Quelle action ? Ce que je vois, ce sont des destructions.

- Une destruction de notre système éducatif : Moins 20 000 postes dans l’éducation l’an dernier et ça se poursuit.

- Une destruction des acquis sociaux : Alors que les partenaires sociaux (y compris le MEDEF) avaient trouvé un accord entre eux, Sarkozy et son gouvernement ont décidé de recourir à la loi pour mettre fin de facto aux 35h.

- Une destruction de notre laïcité : Le discours de Latran et la comparaison entre prêtres et enseignants est une honte pour notre pays.

- Une destruction des principes républicains : Sarkozy veut communautariser la population française. Il ne considère les gens qu’en fonction de leur appartenance à un groupe (couleur de peau, sexe, orientation sexuelle, pays d’origine) et pas en tant que citoyens.

- Une destruction de notre diplomatie : L’adaptation permanente du discours à son interlocuteur fonctionne peut-être lors des campagnes électorales mais pas en politique étrangère. Sarkozy s’est ridiculisé sur la question de la Chine. Merkel a moins parlé, mais a déjà reçu deux fois le Dalaï-Lama. Sarkozy a préféré recevoir le colonel Kadhafi. En Europe, son arrogance vis-à-vis de nos partenaires européens ternit l’image de la France


Que penses-tu de l'action du Parti socialiste face à ce gouvernement ?


La direction nationale du PS, en manque de légitimité, a été bien trop discrète face aux destructions sarkoziennes depuis un an. Au mieux, le PS « défend » les acquis sociaux. Pourtant il doit mener une opposition positive et dynamique. Il ne doit pas devenir le parti conservateur et être assujetti aux revendications de certains syndicats de gauche, si celles-ci ne sont pas légitimes dans le monde du XXIe siècle. Il doit être une force alternative de propositions concrètes, afin de mettre la pression sur le gouvernement lors des prochaines destructions et de préparer un projet cohérent pour 2012.

Le PS en est encore loin, mais c’est le rôle des militants dans chaque section de changer d’état d’esprit, de participer à la réflexion collective et de retrouver une attitude offensive pour faire du PS le parti du renouveau et du progrès. Si le sursaut n’est pas venu des dirigeants à Reims, il viendra des militants. Nous en sommes capables, en avant !

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article