Le "plan de relance" de Nicolas Sarkozy n'est pas à la hauteur !

Publié le par Section socialiste de Sciences-Po

Alors que l'ensemble de nos voisins européens se mobilisent pour lutter efficacement contre la crise financière, la France n’est pas capable de se doter d’un plan de relance à la hauteur de l’enjeu.


L’annonce du président de la République hier des mesures qu’il va mettre en œuvre montre une fois de plus que Nicolas Sarkozy ne comprend rien au drame qui se joue.

Des mesurettes à l’efficacité limitée, pour la plupart déjà prévue – le président de la république n’est plus à un mensonge prêt -, une injection d’argent frais réelle de 2 milliards (Thomas Piketty, économiste), voilà les armes de la France pour les mois à venir …


Pourtant, des mesures simples ont été mise sur la table :
A Madrid, les dirigeants du Parti socialiste européen ont appelé, dans une déclaration commune, à un accroissement des investissements publics, une relance coordonnée au niveau européen par un grand programme sur les infrastructures (TGV, Internet à haut débit, …), une relance du pouvoir d’achat pour les plus précaires, chômeurs et travailleurs en grande difficulté.

Sur le plan national, le Parti socialiste propose de revenir sur la loi TEPA (i.e le paquet fiscal),  de reprendre 15 à 20 milliards des niches fiscales, de revaloriser le minimum vieillesse, de doubler la PPE (Prime pour l’emploi)  ou de baisser  la TVA.


Faute de quoi, Martine Aubry a déclaré que « Nous allons nous enfoncer dans la crise, peut-être plus que d’autres. Je pense à ceux qui sont dans l’angoisse et pour cela rien de neuf, le pouvoir d’achat est l’oublié de ce plan de relance. »


A lire :

La conférence de presse de Martine Aubry

Plan de relance de Sarkozy : la part du pipeau, sur Eco89

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Sylvain JUTTEAU 01/01/2009 20:44

Oui, tout ça c'est bien joli. D'analyses de la situation en analyses de la situation, on a bien du mal à discerner les solutions de long terme.

Pourtant, cette solution existe.

Elle consiste à faire payer aux banques de second rang un taux directeur en proportion du risque qu'elles font prendre à l'ensemble du système :

http://projeteuropeen.blogspot.com/2008/12/crise-financire-comment-faire-payer-les.html

Sharky 05/12/2008 19:50

Ah ça fait plaisir de voir un PS ordonné en ordre de marche. Bon certes c'est du bon gros bla bla démago pour ne rien dire parce que vraiment ils n'y comprennent rien à l'économie ou alors pire le comprennent mais sont près à ne faire que de la basse politique politicienne... mais bon vous êtes dans une grande école, vous êtes grands (?), (beaux?), intelligents (?)... et ne devriez pas vous contenter de la petite critique stérile partisane d'il y a 18 mois face à ce tsunami mondial. Le PS peut être plus utile que cela à son pays et s'il n'est pas capable de serrer les coudes, être constructif, alors qu'il ferme sa gueule!
Parler de pouvoir d'achat, parler de relance par la consommation (vous avez du oublier vos livres d'histoire, regardez Mitterand en 83, ils étaient surs eux aussi et il n'y avait pas encore de plasmas et portables taiwanais), revient à gueuler pour avoir du rab de frites dans un restau en feu. Un peu de hauteur svp. Ca flatte et remobilise peut être l'électorat de base à Gauche mais surement pas son QI moyen.

Certes le plan n'est pas à la hauteur mais pouvons nous atteindre quelque hauteur que ce soit dans la situation actuelle.
Nous ne sommes malheureusement plus préoccupés par le pouvoir d'achat, mais par le chomage qui ne va pas manquer de croitre. C'est l'étape moins avenante et moins glorieuse que les socialistes connaissent pourtant bien.

Oui il fallait donner à ces (connards) de banquiers pour ne pas que le système explose, oui il faut donner aux entreprises qui doivent survivre en ayant un flux de trésorerie car ce sont elles qui garantissent l'emploi, peuvent freiner la hausse du chomage et surtout les TPE.

De plus la Gauche l'a rêvée, NS l'a fait conditionner les aides (à l'automobile notemment) au maintien des emplois et des industries en France. C'est un truc de Gauche ça non?
Vous reprochez à NS de faire son petit plan dans son coin, peut être n'avez vous pas suivi l'actualité ces dernières semaines. C'est un peu lui qui a poussé pour un plan européen bouté par les allemands, pourtant souvent votre exemple et qui eux n'ont encore rien fait.
Quand à l'espagne, neo modèle, le chomage est à plus de 12% avec plus de 1 million de nouveaux chomeurs depuis 1an.
Relance ensuite par les grands travaux, certes pas forcément nouveaux mais la nouveauté réside dans la volonté, la simplification, l'accélération, la concentration des efforts sur une période courte et forcément nationale. Cette crise est aussi l'opportunité de dépoussiérer de façon rapide des process administratifs aux lourdeurs insupportables et d'un autre temps. Même le local devrait s'y retrouver.

Enfin certes l'endettement déjà colossal va croitre mais nous n'en sommes plus à nous préoccuper de Bruxelles quand on joue sa survie comme les autres.
1/ nous sommes encore loin des américains et des japonais
2/ cela concerne uniquement de l'investissement productif (vs investissement de fonctionnement spécialité de la Gauche) qui assurera un retour sur invest.

Rangez donc vos chiffons rouges inutiles et mettez votre energie au service de notre pays au dela des clivages en essayant d'apporter une certaine valeur ajoutée. Il est des luttes qui doivent être communes et non partisanes, et celle ci en est une.

La crise que nous traversons fera mal et personne n'a de recette magique. Tout ce que nous pouvons faire c'est le max pour réduire l'impact et la durée.

Val 05/12/2008 12:45

En fait il y en a bien un qui est relancé : Patrick Devedjian, qui vient d'être nommé "ministre de la relance" (cf.Le monde).
Mais pour les Français qui sont en situation précaire, rien est à l'ordre du jour dans les plans du "Président du pouvoir d'achat". Et cette fois, il n'a même pas l'excuse de la comparaison avec nos voisins, qui eux ont programmé une relance par la consommation.