Prochains rendez-vous des socialistes de Sciences Po :
-Vendredi 12 juin : fête de la section.
Alors que l'ensemble de nos voisins européens se mobilisent pour lutter efficacement contre la crise financière, la France n’est pas capable de se doter d’un plan de relance à la hauteur de l’enjeu.
L’annonce du président de la République hier des mesures qu’il va mettre en œuvre montre une fois de plus que Nicolas Sarkozy ne comprend rien au drame qui se joue.
Des mesurettes à l’efficacité limitée, pour la plupart déjà prévue – le président de la république n’est plus à un mensonge prêt -, une injection d’argent frais réelle de 2 milliards (Thomas Piketty, économiste), voilà les armes de la France pour les mois à venir …
Pourtant, des mesures simples ont été mise sur la table :
A Madrid, les dirigeants du Parti socialiste européen ont appelé, dans une déclaration commune, à un accroissement des investissements publics, une relance coordonnée au niveau européen par un
grand programme sur les infrastructures (TGV, Internet à haut débit, …), une relance du pouvoir d’achat pour les plus précaires, chômeurs et travailleurs en grande difficulté.
Sur le plan national, le Parti socialiste propose de revenir sur la loi TEPA (i.e le paquet fiscal), de reprendre 15 à 20 milliards des niches fiscales, de revaloriser le minimum vieillesse, de doubler la PPE (Prime pour l’emploi) ou de baisser la TVA.
Faute de quoi, Martine Aubry a déclaré que « Nous allons nous enfoncer dans la crise, peut-être plus que d’autres. Je pense à ceux qui sont dans l’angoisse et pour cela rien de neuf, le pouvoir d’achat est l’oublié de ce plan de relance. »
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