Section PS "Jean Zay"

Publié le par Section socialiste de Sciences-Po

Lors de la réunion des militant/e/s du PS de Sciences Po tenue hier, nous avons déterminé le nom de notre section. A 50% + 1 voix très exactement, c'est le nom de Jean Zay qui a été retenu, à 8 voix contre 7 pour Louise Michel au dernier tour de scrutin,




Né en 1904 à Orléans, ce brillant avocat est élu député radical-socialiste en 1932 à 27 ans. Réelu en 1936, il devient Ministre de l'Education Nationale et des Beaux-Arts. Il crée l'ancêtre du CROUS, unifie l'enseignement primaire et harmonise l'enseignement secondaire. Il limite les classes à 35 élèves et augmente la scolarité obligatoire jusqu'à 14 ans. En outre il lance un programme de construction d'écoles et de lycées, et crée de nombreuses classes ainsi que des cantines. Par ailleurs, il reconnait qu'une oeuvre n'est pas une marchandise mais que leurs auteurs disposent d'un droit moral dessus. Il est donc à l'origine du droit d'auteur.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a une attitude héroïque. Il demande à intégrer une unité combattante et est décrit par ses chefs militaires comme "volontaire pour les missions les plus périlleuses et les plus délicates".

Arrêté et interné à Clermont-Ferrand car "juif, franc-maçon, antimunichois, antihitlérien et ministre du Front Populaire", Jean Zay est victime d'une campagne de presse organisée par le gouvernement de Vichy demandant sa mise à mort. Condamné à la déportation à perpétuité, il rédige en prison un journal intitulé "Souvenirs et solitudes". En un an et demi, il lit cinq cent livres. Le 20 Juin 1944, prétextant un transfert dans une autre prison, les miliciens l'assassinent, jettent sa dépouille dans un puit et y lance des grenades pour qu'il ne puisse pas être identifié.

Le 5 Juillet 1945, la Cour d'appel de Riom réexamine les faits reprochés au sous-lieutenant Jean Zay, constate qu'à aucun moment il ne s'est soustrait à l'autorité militaire, et que « les poursuites intentées contre le sous-lieutenant Jean Zay ne peuvent s'expliquer que par le désir qu'a eu le gouvernement d'atteindre un parlementaire dont les opinions politiques lui étaient opposées et qu'il importait de discréditer en raison de la haute autorité attachée à sa personnalité ».

Jean Zay est réhabilité à titre posthume.




A lire
Site très complet et bien documenté sur Jean Zay

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Commenter cet article

Etienne 09/12/2008 19:46

Le dernier tour opposait Jean Zay à Louise Michel.
Les demi-finales comprenaient Jean Zay, Louise Michel, Irène Joliot-Curie et Salvador Allende

Néel 09/12/2008 17:46

Simple curiosité, quelles étaient les autres propositions?

Val 09/12/2008 12:50

Décidément, les votes sont toujours serrés au PS ;) Mais c'est un bon choix pour une section universitaire que de faire référence à un héros du Front Populaire et de la Résistance, qui en tant que ministre de l'Education nationale a beaucoup fait pour la scolarité et l'enseignement supérieur. Longue vie à la section Jean Zay !