Un commissariat… non pardon un HAUT commissariat pour la jeunesse

Publié le par Section socialiste de Sciences-Po


Nicolas Sarkozy nous a aujourd’hui gratifié d’une mesure encore plus atterrante que la conjoncture économique actuelle. Plus personne ne s’étonne, évidemment ce n’est pas la première, malheureusement ce n’est pas la dernière. Naïvement, je continue de m’étonner.

Nicolas Sarkozy a compris le malaise de la jeunesse. Bonne nouvelle. La solution ? Un commissariat à la jeunesse,  attribué à Martin Hirsch.
Les étudiants sont dans la rue contre l’autonomie des universités, les lycéens contre la réforme des lycées. Pendant ce temps-là, Nicolas Sarkozy comprend le malaise et crée un  haut commissariat pour résoudre le problème.
Comment n’y avoir pas pensé plus tôt ? Une nouvelle structure étatique, voilà ce qu’il manquait aux jeunes !
Tout le monde est d’accord sur la nécessité d’une réforme de l’enseignement. Pour déterminer laquelle, Sarkozy a également gratifié notre directeur de l’IEP  d’une mission « d’analyse, de compréhension, d’écoute et de proposition ».  Et il ne faut pas être injuste envers Nicolas Sarkozy. Ecouter les jeunes, c’est  non seulement louable, mais c’est aussi  la bonne voie vers une réforme différente de celle proposée par Xavier Darcos, qui souhaitait remettre à plat le lycée de façon à ce qu’il ne se relève jamais : cours à la carte et réduction des heures d’enseignement.
Mais, quelque chose soudain me revient à l’esprit. Il est vrai que les étudiants ont la mémoire courte… oui, c’est cela : à l’été 2008, presque toutes les organisations de l’éducation nationale, y compris les syndicats lycéens, ont mis sur papier seize points de convergence sur la réforme du lycée.
Cela devrait faciliter la tâche de « compréhension et d’écoute ». Reste le dialogue et la négociation.
Les organisations syndicales de l’éducation ont boycotté les vœux et appellent à de nouvelles mobilisations. Il faudra tout l’art d’un bon négociateur et des garanties crédibles (notamment sur le maintien du taux d’encadrement des élèves) pour que les syndicats acceptent de reprendre le dialogue. Il faudra tout l’art d’un fin politique pour comprendre le malaise de la jeunesse du haut d’un commissariat : après tout, personne ne sait trop pourquoi ces jeunes sont tout le temps dans la rue, tout va bien pourtant…
Mais Martin Hirsch, après avoir brillamment résolu le problème de la pauvreté en France (13 millions de personnes vivent aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté) en créant le RSA, devrait sans problème trouver une aussi brillante sortie de crise pour la jeunesse.

M.P.

Publié dans Education et jeunesse

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Sharky 19/01/2009 09:06

Je vois avec plaisir que nous rejoignons quelque peu sur mon rêve éducatif qui dépasse tout clivage. Il me semble d'ailleurs que celui-ci est plus proche de la réforme Darcos que de la posture syndicaliste du ne rien changer, filez nous juste plus de pognon sans que l'on ne sache pourquoi (en tout cas que l'on ne change rien).
Je n'ai jamais été motivé par une histoire budgétaire, seulement par des résultats à l'avantages des élèves et des étudiants dans un système vérolé et défaillant.
Par contre si le nouveau système mis en place permet de réduire le budget car il est plus performant et moins couteux pourquoi s'en priver?

la posture du "touchez pas à mon budget" me rappelle mon service militaire ou sur une base aérienne, les gradés faisaient tourner les appelés en voiture sur la base tout le mois de décembre pour être sur d'obtenir au moins la même dotation budgétaire en essence que l'année précédente. Du beau gachis irresponsable!

Sur les prof de langue, je ne comprends pas bien ton point de vue. Il y aurait de toute façon moins de profs de langues éxotiques qui se veraient remplacés en fonction des besoins par plus de profs d'anglais par exemple. Et s'il faut payer des heures sup pour assurer le service à certans endroits payons les. Si le gvt veut réduire les heures sup c'est qu'il estime avec raison qu'il a un quantitatif déjà trop important et couteux, et que c'est une hérésie de surpayer ce quantitatif et de surpayer des heures sup, c'est de la responsabilité budgétaire dans une système ou il y a une mauvaise répartition.

Enfin, arrête de crier au loup, personne n'a dit que les prof en général étaient nuls. Tout le monde ou presque s'accorde à dire qu'ils devraient même être plus payés (ce qui est impossible aujourd'hui) et responsabilisés.
Le ne rien dire, ne rien faire pour ne pas faire de vagues quand cela va mal n'est pas très responsable politiquement, ni très progressiste pour reprendre tes termes.

Val 17/01/2009 12:32

@ Sharky : Je note déjà une évolution dans tes propos : "Je ne réclame pas moins de moyens, je déplore juste que ceux ci sont mal utilisés à tort et à travers, qu'une escalade budgétaire ne change pas." Est-ce que malgré tout tu soutiens les réductions de postes proposées par Darcos (et visiblement remises en cause par Hirsch, preuve qu'il peut équilibrer le débat)?

Ton modèle idéal contient de bonnes idées : des classes de niveau en langues, de vraies options de "spécialisation" dès le lycée (ou en tout cas des initiations à certaines matières pour éviter des échecs d'orientation en droit, en psycho, en médecine etc.), plus de soutien pour ceux qui sont en difficulté et plus d'ouverture pour les meilleurs. A condition bien entendu de maintenir un socle commun fort (et le contenu pouvait légitimement faire débat dans la réforme prévue par Darcos).

Ok, mais si l'on prend l'exemple des niveaux en langues, il faut accepter de payer deux fois un prof pour qu'il fasse une heure en niveau 1 et une en niveau 2, ou alors deux profs qui font une heure chacun. Je ne crois pas que ce soit dans les projets du gouvernement d'augmenter le nombre d'heures de cours rémunérées.

Ensuite, il faudrait aussi penser à revaloriser l'école et arrêter de dire d'une part que les profs sont des fainéants et d'autre part que les élèves sont nuls quels que soient leurs résultats car le niveau baisse. C'est la technique de Sarkozy pour faire passer des réformes : stigmatiser les catégories et les opposer les unes aux autres. Et pour en revenir au sujet initial, puisque le gouvernement passera de toute façon la réforme qu'il proposera, j'espère que Descoings et Hirsch, qui restent des progressistes, apporteront leurs idées pour corriger la copie de Darcos.

Sharky 17/01/2009 09:08

Décidément, ta fixette sur mon ex du latin t'aveugle et t'empêche d'avoir une vue élargie sur mon argu.

Fort du constat d'échec actuel, je pense qu'il faut avant tout revisiter fortement le système d'éducation actuel en partant des élèves.
Je ne réclame pas moins de moyens, je déplore juste que ceux ci sont mal utilisés à tort et à travers, qu'une escalade budgétaire ne change pas.

Je réclame un système qui permette moins de déchêts autorisant les plus faibles qui avancent aujourd'hui comme des fleurs pour sortir non seulement sans diplome (ou pseudo comme un bac sous évalué pour permettre au plus grand nombre de l'avoir avant d'aller s'écraser la gueule en fac avec rien en sortie); mais aussi sans niveau minimum vu que l'on ne redouble quasiment plus aujourd'hui (tout le monde il est beau tout le monde il est gentil); que d'excellents éléments qui sont "gachés" car on ne leur offre que la médiocrité moyenne, pas une tête qui dépasse.

Je souhaite pouvoir abreuver ceux qui en ont les capcités et/ou la volonté pour les pousser plus loin.
Cela fait donc un système qui garantit à la fois un minimum qui n'existe pas aujourd'hui et offre des perspectives bien supérieures quoique horriblement élitiste pour vous (mais c'est ça qui tire l'ensemble). Ce système est ouvert et accessible à tous.

Vilain système élitiste, une hérésie qui existe déjà largement, ceux des écoles payantes privées certes, ceux des "grands" lycées public parisiens aussi, mais aussi des "passages secrets" utilisés par la majorité des enfants de profs pour garantir à leur progéniture un meileur niveau moyen : latin (tiens donc), allemand première langue... la motivation première de ces matières ou choix "exotique" ne sont pas la culture et le savoir mais la garantie d'un milieu plus élitiste mais sans le dire hein, c'est sale, non?

Et tu vas me dire qui paye. Pour les collèges et lycées, l'Etat mais en adaptant son offre au besoin réel.
Petit exemple, nous faisons tous 2 langues étrangères pendant notre scolarité, y compris ceux qui sont analphabètes à la sortie! (sic)
De plus combien de ceux qui font 7 ans ou plus de première langue sont capables d'aligner 3 phrases de celle-ci dans un pays étranger? Que dire de la deuxième langue?
Est-ce bien necessaire ce gachis? Pourquoi ne pas imaginer un système multi niveau. Ceux qui ont avant tout besoin de Français ne font que cela au moins jusqu'à avoir acquis les bases minimum, les autres se concentrent sur une seule langue mais qu'ils pourront réellement exploiter en sortie; les meilleurs, motivés ou travailleurs pourront inclure une deuxième voire le latin en plus.
Et tout le reste dans cet esprit. Cela permet d'avoir en plus des élèves qui s'orientent sur des choix personnels et sont donc plus motivés que des élèves qui subissent pour rien des matières qui leur sont (ou seront) inutiles si ce n'est pour les mener dans une spirale d'échec ou de renoncement.

Question budgétaire, ce n'est pas un soucis puisque l'on adapte au plus près les moyens de la réalité, au lieu de faire une division qui saupoudre sur tous. Ceux qui auront besoin de moins couteront moins et inversement. Les moins bons seront meilleurs et mieux orientés vers des filières courtes professionalisantes en adéquation avec la demande du marché du travail, plutôt qu'aller s'embourber de couteuses années pour rien si ce n'est flatter l'égo de quelques politiciens dogmatiques.
De l'autres les meilleurs disposeront de plus de moyens pour être poussés au plus haut.

Au niveau des élèves, on améliore l'ensemble. Au niveau des profs et des syndicats, au delà d'une révolution culturelle impensable pour certains qu se complaisent dans le marigot ambiant, il y aura de la casse sur certaines matières aujorud'hui incontournables (ex 2ème langue), et alors il est fait pour qui le système éducatif? pour les élèves, non?

ALors comme aucun système n'est parfait et engendre ses inégalités, tu vas m'en parler. Avec ce système élitiste, les plus pauvres n'auront rien et les plus riches s'en sortiront toujours. Oui de toute façon, les plus riches financièrement ou les spécialistes de l'intérieur (vous ne les dénoncez jamais ceux là), s'en sortiront toujours mieux.
Cependant accepter un système élitiste avec mise en place de structures de détection et de filières renforcées en zones défavorisées permettrait de compenser quelque peu ce déficit certain. Voilà qui devrait logiquement vous convenir, non?

Pour le supérieur et les moyens financiers. Déjà avoir moins de population étudiante qui n'a rien à y faire permettra une meilleure dépense des moyens et des savoirs.
Ensuite pour augmenter ces derniers, je suis pour l'intervention de moyens privés (gratuits pour l'Etat) par le biais de bourses, de chaires, de recherche... mais celà fait hurler nos petits enseignants chercheurs qui veulent pas être "inféodés" et surtout ne devoir rendre de compte à personne puisque l'Etat ne leur en demande pas ou pas beaucoup.

Le voilà le système éducatif dont je rêve, certainement imparfait, mais ou les élèves sont au centre, ou l'on cible en fonction de groupes de niveaux tout en offrant une certaine flexibilité, des passerelles pour laisser leur chance à chacun; un système pragmatique et efficace qui servirait nos jeunes et notre pays avant de servir de petits intérêts catégoriels qui obstruent l'ensemble aujourd'hui.

Val 16/01/2009 19:53

@ Sharky : Je ne comprends toujours pas ton argument sur le latin (comme exemple de toutes les matières optionnelles). D'une part tu veux recentrer l'enseignement sur l'essentiel (compter, lire et écrire), car certains éprouvent des difficultés (tu nous a dit 10% des 15 ans). Ok, mais les 90% autres, ils n'ont pas de problèmes là-dessus, si? Tu m'expliques en quoi ce n'est pas s'adapter aux plus faibles de concentrer encore plus l'enseignement sur les bases? Comment, si tu enlèves aux autres élèves les matières optionnelles, espères-tu développer l'excellence? En enlevant ce qui permet aux bons d'être meilleurs, tu baisses leur niveau potentiel ! C'est le contraire de ce que tu veux dire.

Idem plus loin. Dans le deuxième paragraphe, tu veux assurer un niveau minimum pour tous (tant mieux !), et dans les suivants, tu nous accuses de nous limiter à ce niveau minimum parce qu'on n'est pas assez ambitieux et qu'on s'enferme dans le cercle infernal de la décroissance intellectuelle. Alors oui il faut assurer un niveau minimum le plus élevé possible (80% au Bac, même au rabais, et 20% au Brevet, c'est pas un niveau minimum supérieur à 50% au Bac et 50% qui partent dès le Brevet?). Pour cela il faut faire un effort substantiel sur ceux qui éprouvent des lacunes... sans pour autant menacer la progression des autres ! Or, cela demande des moyens (et on peut -peut-être- faire des économies ailleurs dans le budget de l'Education), mais c'est un choix de société. Je ne suis pas un dogmatique du toujours plus d'argent public sans regarder où il va, mais il ne faut pas tomber dans l'excès inverse : on enlève les moyens et on regarde les dégâts après, pour justifier les futures baisses car plus rien ne marche.

Ensuite tu me dis qu'on n'est pas tous égaux par nature, soit. Mais tu ne crois pas qu'un certain déterminisme social explique ces inégalités, au moins en partie? Pourquoi est-ce que les enfants des familles les plus aisées se retrouvent dans les grandes écoles, et pas ceux qui naissent dans les quartiers ruraux ou populaires? Parce qu'ils sont à la naissance plus doués intellectuellement, ou parce que le cadre de vie, les moyens financiers et les soutiens scolaires jouent également une part conséquente dans la réussite? Là nous ne sommes pas d'accord : pour un socialiste, on ne naît pas âne condamné à changer les couches des étalons de course pour reprendre (et remixer !) tes exemples. L'école de la République est justement l'outil formidable qui permet (ou doit permettre) à chacun de donner le meilleur de lui-même, de s'émanciper et de s'élever dans la sphère sociale.

Alors tu pointes quelques défauts de notre école, qu'il ne faut pas nier : Que faire de ceux qui échouent et sortent sans diplômes? Comment mieux gérer les transitions vers la vie professionnelle? Comment repenser les procédures de sélection? Il y en a d'autres: Comment augmenter le niveau en langues? Mais ce n'est pas parce qu'il y a quelques défauts qu'il faut jeter le bébé avec l'eau du bain et sacrifier tous les élèves qui bénéficient de notre système éducatif en réduisant unilatéralement les moyens.

Sharky 16/01/2009 14:29

@ Val
On ne va pas y arriver, l'éducation nationale est-elle en échec oui ou non?
Si oui je préconise un recentrage sur l'essentiel (ce qui fait de meilleurs citoyens à savoir lire, écrire et compter déjà pour tous, ce que nous n'obtenons pas) et une revue de fond en comble du "business model" pour y arriver.

Pour moi le modèle actuel pseudo-égalitariste est une fumisterie ou tous sont drainés vers le bas, les mauvais devenant plus mauvais, les bons moins bons car on leur demande tous moins.
Hors il faut agir à deux niveaux, définir et assurer un niveau minimum pour tous. Puis tirer l'ensemble vers le haut en developpant l'excellence.

Une troupe qui court ensemble ne peut courir qu'à la vitesse du plus lent. C'est l'éducation en France aujourd'hui.
Les plus lents ne sont pas motivés à courir plus vite car c'est eux qui font la cadence et on empêche les plus rapides d'accélérer, stupide!

Ta vision du tous égaux, tous en haut ne fonctionne pas et ce n'est pas l'adjonction de toujours plus de moyens qui y arrivera (on voit le résultat). Un âne ne se transformera jamais en bête de course. Par contre mettre une bête de course au même régime que les ânes risquent de le transformer. Faire croire à un âne que c'est une bête de course est tout aussi stupide car il finira toujours par se casser les dents.

Eh oui, dur à entendre, nous ne sommes pas égaux et ne le serons jamais.
Il faut donc un système de base inamovible, sur lequel on va batir un système sélectif ouvert qui permettra à l'ensemble d'avancer mais chacun à son rythme.

Le but n'est pas de sortir les élèves le plus tôt possible, au contraire. Le but est de les emmener le plus loin possible en fonction de leurs capacités et volontés. Comme le disait Darcos et qui a fait hurler tous les syndicats on ne sait pourquoi, il est stupide d'avoir des bac +5 pour changer des couches en maternelle. Cela coute cher à l'état (et empêche le déploiement pour d'autres qui aurait la capacité mais pas les moyens d'aller plus loin), ils sont forcément mal payés au regard d'une légitime attente (car on est payé suivant ce que l'on fait pas suivant le diplome obtenu)...

Là tu auras de meilleurs citoyens avec un meilleur niveau moyen, des élites renforcées et une offre mieux adaptée à un marché du travail.

@ Jean François visiteur de la Gauche de la Gauche.

On est d'accord pour maintenir les moyens d'éducation dans le secondaire, pas sur la forme par contre. Ne peut-on faire mieux? clairement si d'autres le font avec moins. Le problème de l'éducation n'est pas quantitatif mais qualitatif. Ce n'est pas le nombre de profs et/ou de matières qui font l'excellence. Sinon nous serions en t^te de toutes les suivis longitudinaux ce qui est loin d'être le cas. Il faut donc être humble et repenser notre éducation qui s'adresse avant tout aux enfants qui sont le futur de notre Nation, pas aux profs et encore moins aux syndicats.

Sur les profs, je n'ai jamais dit qu'ils ne foutaient rien mais force est de constater qu'ils sont trop et mal payés, donc pas forcément motivés, mais pas jugés non plus. Il en faut moins, plus motivés, mieux payés mais mieux suivis et encadrés. Et il leur faut des programmes qui tiennent la route.

Les profs sont bien le coeur catégoriel du PS et c'est pour cela que malgré certaines tentatives justifiées, ses gvts se sont toujours écrasés devant même de timides réformes au profit des élèves contre ceux des profs.
Les niches ficales bénéficient à l'ensemble des français de Droite ou de Gauche. Je rappelle que les classes pop ont voté ou à l'extrême Gauche ou pour Sarkozy, certainement pas pour le PS. Il faut arrêter de croire ce qui n'est pas, et essayer de comprendre pourquoi et éventuellement se remettre en question, le déclaratif est une posture pas un fait.
Je crois de plus qu'au PS (de ce que l'on voit), on profite largement des ces dites niches, fermons la paranthèse Mr Malthus.

Pour ta gouverne, les niches fiscales ne sont pas un cadeau, ces sont des incitations, nuance. L'Etat ne peut pas tout, l'URSS c'est fini. Donc l'Etat incite les particuliers (Très riches, riches, moins riches...) à investir et à soutenir certains secteurs qu'il ne pourrait pas autrement.
T'es tu posé la question de savoir dans quelle situation serait l'immobilier locatif et touristique en France et dans les DOM TOM, le Cinéma français, la création d'entreprises entre autres... sans les niches fiscales.

Dans un pays qui ponctionne déjà largement dans ses forces vives, cette incitation n'est pas gratuite puisqu'elle force à investir sous contraintes dans des secteurs que l'Etat veut soutenir sans pouvoir le faire. Dans cette affaire, l'Etat paye 1 quand l'investisseur paye 2.
enfin, cerise sur le gateau, cela permet à de nombreux français moyens de se constituer un capital dont ils auront bien besoin arrivés à la retraite ou pour aider leurs enfants.
Tu vois c'est gagnant-gagnant cette hérésie pour toi.