Notre vision de la "refondation du capitalisme"

Publié le par Section socialiste de Sciences-Po


La crise économique à laquelle nous devons faire face aujourd’hui a montré les limites de l’idéologie de marché, cette croyance absolue en une autorégulation optimale d’un système économique centré sur la seule valeur de la maximisation des profits à court terme. Tous les pays sont frappés, tous les secteurs sont touchés, tout le monde a perdu. Certains ont perdu de belles illusions et de gros millions, d’autres ont perdu leur emploi et de quoi tenir jusqu’à la fin du mois. Personne ne sait avec certitude si nous avons déjà touché le fond, personne ne sait avec exactitude quand les beaux jours reviendront.

Une seule chose est sûre : tout le monde veut éviter la répétition de tels événements à l’avenir. La doctrine néo-libérale, qui semblait irrésistible à ceux qui en profitaient le plus, a perdu de sa superbe. Les Etats interviennent de nouveau, les mécanismes de solidarité se reconstituent pour pallier aux déséquilibres et aux inégalités. Jusqu’à quand ?

Les chefs d’Etat des vingt plus grandes puissances économiques actuelles se réunissent le 2 avril à Londres, après une première réunion à Washington à l’automne dernier. L’ordre du jour est ambitieux : dessiner ensemble les contours du nouveau système économique international qui émergera après la crise. Les enjeux sont de taille : la régulation des marchés financiers, épicentre de la crise, et la répartition des richesses entre individus et entre pays.

Bien que chacun s’accorde sur l’importance d’agir ensemble, il serait surprenant que le G20 débouche sur un constat unanime et des réponses collectives. Dans ce contexte, nous, jeunes militants du Parti socialiste, regrettons que nos critiques (qui ont été validées par la crise) et nos propositions pour construire un monde plus juste (qui ont inspiré de nombreux plans de relance) ne soient pas mieux représentées dans le débat national et international.

En janvier 2009, notre Parti a rendu public un plan de relance conjoncturel pour agir vraiment contre la crise en soutenant les revenus et l’investissement. Le PS est pourtant resté silencieux sur les réformes structurelles de l’économie internationale, alors même que ce sur ce dossier fondamental, la crise a montré que les valeurs et les réformes de gauche n’étaient pas infondées.

La rénovation des positions et des propositions du PS nous incombe également à nous, militants et sympathisants socialistes, avec nos modestes intuitions et notre regard neuf. C’est pourquoi l’équipe du blog s’est mobilisée pour vous présenter un dossier spécial. Construit autour d’articles de cadrage idéologique et de propositions, cet ensemble évoquera successivement les enjeux de long terme pour la gauche et pour l’économie mondiale, les grands débats économiques actuels et les institutions pertinentes pour réguler cet ensemble.

Bonne lecture !

Val

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