Mobilisons-nous pour les européennes !

Publié le par Section socialiste de Sciences-Po


C'est avec plaisir que nous acceuillons de nouveau Alejandro, militant PSE d'origine espagnole, dans nos colonnes.

La mobilisation, clé de la réussite
Alors que nous sommes en pleine période de campagne pour les élections du Parlement européen qui se tiendront en juin, nous ne pouvons qu'indiquer que la clé de la réussite du projet socialiste est la mobilisation de l'électorat et faire prendre conscience de l'importance de ces élections. Sans mouvement, la victoire socialiste sera bien plus compliquée.
 
Le groupe socialiste, actuellement deuxième parti ayant le plus grand nombre de députés au Parlement, a un grand avantage par rapport au groupe PPE : alors que la droite peut être qualifiée d'alliance stratégique plutôt que de groupe, nous, socialistes, partageons des idées, des principes et des valeurs. Nous sommes un groupe plus cohérent et animé par une plus grande cohésion, dont nous devons tirer profit, en tant que l'un des principaux moteurs de notre projet.
 
Alors que "la gauche n'a pas le monopole du cœur", nous avons cependant pour le moment l'exclusivité de celui-ci. Les politiques économiques et sociales proposées par la droite, ou plutôt, les droites, se sont avérées, dans le contexte de crise économique actuel, dépassées et inadéquates. Nous devons appliquer nos principes éthiques et politiques au cours de la campagne, et expliquer aux citoyens, un par un si nécessaire, ce que nous proposons, avec quels objectifs et quels intérêts.
 
Enfin, nous devons nous rappeler que la social-démocratie d'aujourd'hui est plus valable et nécessaire que jamais. Pour citer quelques exemples, plus de 1,2 milliard de personnes n'ont pas accès à l'eau potable ; on estime qu'il existe 1 milliard de sans-abri ou encore 840 millions de personnes sous-alimentées, dont 200 millions sont des enfants de moins de cinq ans. Bien que l'Europe représente 55% de l'aide mondiale au développement, avec un total de 7.3 milliards d’euros dans le budget 2008, nous devons augmenter ce chiffre. La social-démocratie et sa valeur intrinsèque internationaliste représentent le courant politique le mieux placé pour apporter une véritable émancipation avec dignité aux citoyens des pays en voie de développement.
 
Par conséquent, la mobilisation constitue une étape nécessaire pour remporter les élections. Notre cohésion, nos valeurs éthiques et la validité de nos idées sont nos points forts qui figurent dans le Manifeste du Parti des socialistes européens.
 
Alejandro J-G

Publié dans Europe

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Val 01/04/2009 08:50

Et on peut savoir quel est le lien avec l'article ? C'est le dernier avertissement pour tous les commentaires sur l'immigration. A partir de maintenant, s'ils ne sont pas en lien avec le sujet, ils seront systématiquement modérés.

Le cuistre 01/04/2009 00:20

Qu'en pensez vous ?

Immigration : en écoutant Radio-bobards…

Le bref article ci-dessous présente de façon claire un certain nombre d’arguments pour démonter les lieux communs les plus usuels en matière de défense de l’immigration. Des munitions prêtes à l’emploi en cas de discussion oiseuse avec un benêt qui pense encore que « l’immigration est une chance pour la France ».

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Radio-bobards : « La France a une longue tradition d’immigration »

L’immigration un tant soit peu significative (principalement européenne et catholique) en France n’a commencé qu’à la fin du XIXe siècle. L’immigration de masse a commencé au milieu des années soixante, soit de quarante à cinquante ans sur plus de mille cinq cent ans d’histoire de France ; une « tradition » pour le moins récente… A la veille de la Deuxième Guerre Mondiale, l’immigration était essentiellement composée de Belges, puis d’Italiens et de Polonais. Les Belges (40 % du total) étaient soit des Wallons, c’est à dire des « Français avec des papiers étrangers », soit des Flamands, originaires de la région d’où les Francs se sont répandus en Gaule. Les Italiens étaient en grande majorité des Piémontais, venant donc de l’ancienne Gaule Cisalpine, et dont le dialecte est proche du provençal. Quant aux Polonais, une vraie tradition multiséculaire de francophilie les unit à nous.

Radio-bobards : « C’est nous qui les avons appelés, parce que nous avions besoin d’eux »

Environ 500 000 immigrés ont été invités par des recruteurs (à courte vue) à venir en France, avec un contrat temporaire, au terme duquel ils devaient rentrer dans leur pays natal ; soit probablement environ 5% de ceux qui vivent en France aujourd’hui. D’autre part, on oublie aujourd’hui que les chefs d’entreprises français ne voulaient pas des immigrés africains et tout spécialement nord-africains : ils leur préféraient les travailleurs d’Europe de l’est, qu’ils savaient travailleurs, paisibles, qu’ils croisaient à la messe, qui souvent ne différaient d’eux que par le nom et la langue. Ce sont les fonctionnaires français qui poussèrent les patrons à embaucher leurs « compatriotes d’outre-mer », chez lesquels le chômage était endémique. L’immigration à faibles coûts salariaux a considérablement freiné la modernisation de l’appareil productif français. Deux pays développés ont refusé dès le départ cette « importation de la misère » : le Japon, pour des raisons de cohésion nationale, et le Danemark, parce que les syndicats ont bloqué le mouvement « pour ne pas pousser les salaires à la baisse ». Ont-ils fait le mauvais choix ?

Radio-bobards : « De toute façon, on ne pourra jamais les renvoyer chez eux »

Doit-on rappeler qu’en 1962, une importante partie (10 à 15 %) de la population de l’Algérie est partie en quelques mois ?

Radio-bobards : « Il faut accueillir en France et en Europe une grande quantité d’immigrés supplémentaires, ne serait-ce que pour assurer nos retraites »

On ne voit pas très bien ceux qui aujourd’hui brûlent des voitures ou vivent des aides sociales, accepter tout d’un coup de travailler pour payer nos retraites. L’immense majorité de ceux qui viennent s’établir en France ne travaillent pas, et donc vivent des allocations sociales. Tout va changer, nous dit-on : le gouvernement va trier les entrées, comme le font entre autres les Etats-Unis, l’Australie, etc. Nous allons choisir ceux qui viennent chez nous. C’est oublier plusieurs choses :

1) Tant que l’on ne changera pas l’arsenal des « pompes aspirantes » (RMI, Couverture Médicale Universelle, allocations diverses, aide au logement, etc., etc.), et la loi sur le regroupement familial, il est évident que le flux actuel d’entrées continuera à s’amplifier. Le « tri » que se propose de faire le gouvernement ne fera qu’ajouter une nouvelle autoroute d’immigration dans notre pays, sans diminuer en rien celles qui existent aujourd’hui.

2) On peut compter sur nos énarques pour se tromper dans l’évaluation des besoins de l’économie française, entre autre dans la définition précise des catégories recherchées (si on manque d’informaticiens, on ouvrira les portes à tous ceux qui auront un vague diplôme, parfois acheté) et plus encore dans les perspectives à terme. La France, historiquement un pays de tout premier plan en matière de médecine, commence à connaître une pénurie de médecins, après avoir écarté par un numerus clausus féroce 90% des candidats nationaux, souvent capables et motivés (la note exigée pour réussir le concours de première année pouvant dépasser 15/20). Leur « place » est aujourd’hui occupée par des extra-Européens dont la compétence est parfois problématique, ce qui rend dangereux certains hôpitaux.

3) En admettant même que les nouveaux venus soient souhaitables pour l’économie française, si ceux que l’on fait entrer sont très différents de la population autochtone, deux faits doivent être gardés en mémoire : la deuxième génération d’immigrants est toujours particulièrement violente. Cela s’est vu aux Etats-Unis, en Europe, en Australie, partout. D’autre part, les troupes révolutionnaires, comme les auteurs d’attentats se recrutent parmi les populations étrangères instruites, pas parmi les prolétaires.

Christophe Lamy