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Agenda de la section

Prochain rendez-vous des socialistes de Sciences Po :


- Lundi 23 novembre dès 19h15  => Notre Conférence avec le député Jean-Louis BIANCO
Venez nombreux débattre, discuter avec JL BIANCO, notamment sur la question iranienne.

- Où? à Sciences Po, amphi J Moulin, rue de l'Université, 7è

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Vidéos de la section 2009

Vidéos réalisées lors de nos rencontres avec :

-03/2009 : Hubert Besson et Georges Desmouceaux sur Télévision et société

-01/2009 : Bruno Spire sur la lutte contre le Sida (I, II, III)

-12/2008 : André Vallini sur la Justice et la réforme des collectivités territoriales

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Jeudi 11 juin 2009
- Publié dans : Campagnes et propositions
 
Analyse au lendemain de l’élection européenne du 7 juin 2009.

« C’est une claque méritée. Nos électeurs n’en peuvent plus d’attendre l’évolution et la transformation en profondeur du Parti socialiste, englué dans ses querelles, son immobilisme et son enfermement sur lui-même. Ce n’est pourtant pas une victoire pour l’UMP. Isolée dans sa forteresse à 28 %, sans alliés, sans soutiens autres qu’elle-même. D’ailleurs, le total des voix de gauche est largement supérieur à celui des voix de droite, montrant que si la gauche se transforme et s’unit, elle sera en mesure de proposer une alternative au pays et de faire basculer l’histoire. Je vais désormais m’attacher à construire le nouveau parti de toutes les gauches, rejetant dans le passé obscur les querelles de pouvoir au sein du Parti socialiste et les divisions inutiles d’une gauche qui a une autre vision de la société et du monde à défendre. Les grandes élections primaires populaires ouvertes à toute la gauche pour désigner le leader à l’élection présidentielle qui affrontera Nicolas Sarkozy est la première étape à faire accepter au Parti socialiste. Ces primaires auxquelles tous les français devront être associés nous aideront à restructurer notre relation avec les français et retrouver le goût de l’écoute d’une France qui a besoin plus que jamais d’une gauche moderne et créative. »
Arnaud MONTEBOURG

Malheureusement ce n'est pas des présidentielles qui sont en droite ligne à l'échéance 2010 et j'aimerais bien que l'on s'en souvienne. Les régions, bastions incontestés de la gauche, nous échapperont-elles pour causes de luttes intestines et perte de crédibilité?

Alors on dira ce que l'on voudra, les verts ne tiennent que sur Cohn-Bendit, ils ont tablé sur le "capital sympathie", ils ont sensibilisé les gens avec la projection de Home Vendredi sur France 2 et au Champ de Mars… mais Europe écologie ne nous devance pas qu'en Île de France, et le PS ne dépasse les 19%  sur aucune circonscription. Le parti est en crise, il n'a pas de crédibilité et surtout pas à gauche. Les résultats du Parti socialiste sont loin derrière ce que l’on pouvait croire, et ils résultent du fait que le parti n’a pas su mobiliser, il n’a pas su se faire meneur de file d’un mouvement européen fort. Malgré le Manifesto à 27, malgré la plateforme écologique, le message n’est pas passé, les électeurs n’ont trouvé dans le PS que mots creux et thèmes franco-français. Face à cela l’UMP sort grand vainqueur d’élections qui auraient du le sanctionner pour sa participation à l’Europe libérale du PPE  et à son manque de réactivité dans la crise. Mais entre silence médiatique, éparpillement de la gauche et désintérêt affiché des français pour ces élections, le mouvement présidentiel affiche un score au-delà de toute attente et une jubilation de grand vainqueur. Pourtant, comme le dit Arnaud Montebourg, la droite n’est pas en mesure de rassembler tous les français dans l’état actuel des choses. Mais avec les divisions à gauche et au sein du PS, l’UMP reste et s’affirme comme le premier parti français, le seul capable d’obtenir une assise citoyenne et des résultats électoraux lui permettant de gouverner.

Si le PS ne prend pas mesure de son échec et ne cherche pas à transcender les clivages internes et les luttes intestines qui le secoue et en fond pour tous les français, sympathisants comme autres citoyens, un parti moribond et dépassé qui s’entête à se regarder le nombril et à ne pas régler les luttes d’influences en son sein, il n’y aura pour le Parti ni le moyen de convaincre aux régionales, ni celui d’être prêt pour les présidentielles et les législatives à présenter un visage neuf et réunit. Un PS convainquant serait unifié et crédible pour porter d’un seul poids un programme socialiste fort, ancré à gauche, et se réclamant de ses valeurs comme l’environnement (que nous défendons de toute façon), les réformes sociales (éducation, recherche, santé, que la droite abandonne systématiquement), défendant une Europe des services publiques (au contraire de l’Europe actuelle). Mais surtout ne se leurrant pas sur les vrais enjeux. Le traité de Lisbonne, bien que les Parlementaires français se soient abstenus de le voter pour ne pas remplacer la voix injustement effacée du peuple français (ce que l’on ne répète pas assez), entrera vraisemblablement en vigueur à la fin de l’année. Plutôt que de brasser du vent, acceptons ce cadre et trouvons des manières de mettre en avant les valeurs socialistes au sein de cette nouvelle Europe. Il faudra appréhender des années sans Commissaires français (rotation des Commissaires avec 18 Commissaires pour 27 pays), de nombreuses années sans Présidence française du Conseil de l’UE (aucune prévue d’ici 2020), il faudra surtout appréhender la toute puissance des libéraux et partis de centre-droit européens au Parlement pour cette législature.

Mais la défaite du Parti Socialiste français n’a d’égale que celle de ses voisins. Perdant à 27 avec un programme commun en grande partie, les partis socialistes européens se doivent de se retrouver, nationalement et à l’échelle de l’Union Européenne, pour s’assurer que la reconstruction du parti, des partis, se fait sur des bases communes. Au besoin, les idéaux de l’internationale socialiste dont nous faisons toujours partie ([…] de tous les pays unissez vous !) pourraient nous porter vers une vision plus cosmopolite du monde.

Malgré la défaite cuisante, la fin du monde n’est pas pour demain. Cependant si le parti ne se relève pas persuadé qu’il faut rénover, venir à bout des clivages et prêts à prendre une nouvelle ligne partisane et à se rapprocher des militants et sympathisants pour comprendre ce qui a échoué dans la mobilisation des soutiens pour cette élections, les élections à venir ne seront que des échos du tremblement de terre qui nous a (devrait nous avoir !) ébranlé dimanche. Les électeurs de gauche sont là, les programmes aussi et surtout les opportunités de les porter et de les soutenir. Reste à se reprendre et se reformer avant de partir en campagne à nouveau, car rien ne sert de montrer les dents lorsqu’on est édentés… 

Lucile C.
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