SOS producteurs de lait en difficulté

Publié le par Section socialiste de Sciences-Po

 

Quand les producteurs de lait français vont-ils enfin recevoir une aide effective des pouvoirs publics? Les producteurs laitiers en ont assez des promesses vaines, des « accords trouvés » avec les industriels soit disant « sous le contrôle » des pouvoirs publics afin de « garantir un revenu stable ». Ce n'est pas une stagnation que réclament les producteurs de lait. Ce qu'ils désirent, ce sont de vrais mesures de la part de la puissance publique, et pas seulement une participation de celle-ci, afin de rééquilibrer les rapports de force et de soulager la trésorerie des producteurs laitiers. Mais quelles mesures?


Parmi les solutions envisagées, l'une d'entre elles consisterait à ce que le cadre des accords soit « défini par la loi ». Faut-il encore que ce cadre satisfasse les producteurs de lait qui réclament un prix minimum fixé entre 350 et 400 euros pour mille litres, contre les 260 à 280 euros actuellement en France. Par ailleurs, la semaine dernière, la Commission européenne, malgré de nouvelles propositions jugées insuffisantes pour parer la chute des cours, a annoncé qu'elle ne comptait pas revenir sur l'abolition du système des quotas, programmée pour 2015.



Les producteurs de lait comme l'ensemble du secteur agricole n'ont donc pas à espérer une solution miracle à leur problème lors de la prochaine « réunion extraordinaire » des ministres européens de l'Agriculture qui se tiendra à Bruxelles le 05 octobre prochain. Certains peuvent encore subsister grâce aux subventions octroyées par les régions sous mandat socialiste. Mais pour combien de temps?


Soucieuse du sort des agriculteurs, la Région Poitou-Charentes en partenariat avec Solidarité Paysans, a notamment mis en place un numéro vert pour qu'ils « ne soient plus isolés avec leur détresse».

 

F.B

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Sharky 28/09/2009 10:48


Salut les défenseurs de la vache à lait "sacrée" et de la poule aux oeufs d'or!

Encore une fois vous prenez le sujet à l'envers, quand on commence son analyse en partant du principe que les producteurs doivent impérativement recevoir un montant compensatoire à hauteur d'un
prix qu'ils demandent (qui vient d'ou? qui représente quoi?) et estiment devoir bénéficier d'un revenu stable dans un environnement ou le prix varie en fonction de l'offre et de la demande?

Pourquoi ne parlez vous pas ?:
- du système inique des multiples aides de la PAC, des régions, départements et autres qui font survivre des micro exploitations qui n'auraient pas lieu d'être.
- des mégas surproductions agricoles engendrées sur certains secteurs largement sponsorisés
- qu'en dépit des hausses massives de la majorité des prix des produits agricoles (et des aides) ces 10 dernières années, certains sont dans la panade tandis que d'autres se gavent grave sans qu'on
les entende ceux là
- que la panacée n'est pas de pousser de petits agriculteurs indépendants obligés de faires des business plans sur des aides extérieures mais de massifier l'agriculture pour réaliser des économies
d'échelle nécessaires
- que ceux qui créent un boite se doivent de la rendre rentable par elle même sous peine de la voir disparaitre, ou alors de faire autre chose
- du sur protectionnisme outrancier et fort couteux de la banane d'outre mer
- du scandale écologique des producteurs de porc bretons qui ont définitivement pourri leur sous sol et maintenant leurs côtes.
- des lobbies et intérêts cachés des politiques (tous bords), des intérêts particuliers, des groupe agricoles et céréaliers, des banques... d'associations (resto du coeurs!!!) qui bénéficient de la
PAC....


Alors on trouve toujours des agriculteurs à la télé qui se lèvent tôt, travaillent dur pour gagner guère plus que le RSA, mais ce ne sont que des abrutis et ils n'ont qu'à faire autre chose. Ils
sont ou mauvais, ou inconscients, ou mauvais gestionnaires, ou sur un secteur mort, ou ont eus la folie des grandeurs en investissant à tort et à travers, mais ça on n'en parle pas on se contente
de leur parole et on sombre dans le pathos.
A côté de ça on ne parle pas (et il ne veulent pas de pub) des agriculteurs qui se gavent parce qu'ils ont su trouver les bons créneaux de marché, la bonne taille critique, les bonnes aides... et
vivent comme des pachas.

Tout cela et bien plus aurait été judicieux dans votre pseudo analyse, ainsi que de s'interroger sur un avenir viable de l'agriculture et de la pêche si elle existe.
A chaque fois on occulte le fond à Gauche pour verser dans le larmoyant de base et l'offuscation de forme en pointant d'un doigt accusateur "l'ennemi".


Mabrouk 27/09/2009 12:55


Et dans les autres régions de France?