Projet contre projet Immigration

Publié le par Section socialiste de Sciences-Po

L'Abbé Pierre a passé toute sa vie à militer aux côtés des mal-logés. Il a également lutté avec les sans-papiers. Alors que la France rend hommage cette semaine à cet homme, nous publions comme chaque mercredi un comparatif "projet contre projet". Nous avons souhaité traiter d'un thème qui soit en rapport avec cette actualité : nous avons publié la semaine dernière notre comparatif sur le logement. Aujourd'hui le thème traité est l'immigration.

Vous pouvez lire le comparatif ici. En voici la synthèse :

La France est une terre d’accueil, une terre d’immigration. Notre pays a bâti son histoire sur la rencontre de peuples que tout opposait. C’est ce qui fait la richesse de notre langue, de notre patrimoine, de notre culture. Mais le contact avec « l’autre » n’est jamais facile. Si au début du XXeme siècle  les affrontements entre Italiens et Français se soldaient par des morts dans le Sud de la France, le début du XXIeme siècle est marqué par un regain de xénophobie et de racisme, principalement dirigés contre les immigrés africains et leurs descendants. Le 21 avril 2002 n’en est qu’une illustration. La gestion de l’immigration tient donc une place importante dans le débat public français. Certaines propositions des partis de gouvernement se ressemblent : rationalisation de l’administration en charge des questions migratoires, partenariats avec les pays d’origine, … Cela se comprend parce que ces partis ont en commun des principes républicains et qu’ils suivent les orientations fournies par l’UE. Mais au-delà de ce socle commun on peut lire de vraies différences entre des projets qui brassent du vent et d’autres qui visent à définir des marges de manœuvre pour préparer l’action.

 

A l’extrême gauche, les collectifs antilibéraux pour une candidature unitaire mettent en avant « le respect absolu de la dignité » et les « principes de développement », propres à éclairer l’action mais qui ne peuvent en assurer le réalisme.

Le FN, lui, au-delà de modifications cosmétiques, maintient sa « préférence nationale » qui, en fait de préférence, est un ostracisme pur et simple (un racisme ? – du moins, la crispation xénophobe est palpable dans le discours de Le Pen : le mot immigration est le premier réellement porteur de signification qu’il prononce dans son discours incantatoire et incohérent).

Le programme de François Bayrou sur l’immigration est la preuve de ses difficultés à aller au-delà d’un sempiternel apitoiement. L’UDF refuse de revenir sur les lois Sarkozy, et fait sienne la formule d’immigration « subie ». Cependant François Bayrou essaye de se démarquer de l’UMP et rejette le principe d’immigration « choisie » : selon lui la France ne doit pas aller chercher de la main d’œuvre à l’étranger car elle compte déjà 4 millions de chômeurs. Pas d’immigration choisie donc, et pourtant l’UDF propose de permettre aux médecins, ingénieurs, techniciens, de faire l’aller-retour entre l’Europe et leur pays d’origine : il s’agit donc de choisir certaines catégories professionnelles auxquelles on attribue des privilèges, mais ce n’est pas de l’immigration choisie … L’UDF, ou comment réinventer ce qui l’a déjà été par Sarkozy !

 

L’UMP, se focalise sur « l’immigration choisie » et la multiplication de modalités incitatrices et punitives. Les mesures sur les étrangers et l’immigration apparaissent à plusieurs reprises dans le programme de la droite, souvent sans beaucoup de cohérence. Il apparaît difficile de voir dans le discours de l’UMP la marque d’une bonne compréhension des problématiques : l'UMP est dans l'inflation des propositions, incapable qu’elle est de maîtriser sa propre action lors des 5 dernières années, et incapable de tirer les leçons du passé. La droite française croit que les flux migratoires peuvent être gérés comme les flux de marchandises ou les flux financiers : on parle ainsi de « plafonds selon les différentes voies d’entrée », on met en place la traçabilité du produit avec les visas biométriques ! Pour éloigner les clandestins, il suffit selon l’UMP de leur refuser un titre de séjour pendant les 5 ans qui suivent la reconduction. Entre cynisme et naïveté, le programme UMP représente un vrai danger pour notre pays.

 

Contre la haine du FN, et les mesures de surveillance de l’UMP, le PS, lui, s’engage autour de trois axes majeurs : une immigration basée sur un projet migratoire individuel, un accueil de qualité pour une intégration ou une cohabitation réussie, et l’établissement de partenariats justes avec les pays d'origine. La proposition de multiplication des possibilités d’aller-retour représente une avancée considérable. Service civique universel accessible aux étrangers, droit de vote aux élections locales, mais aussi fermeté contre le travail clandestin et les filières d’immigration clandestine, le projet socialiste se situe du côté de la modernité.

Publié dans Questions de société

Commenter cet article

mamadi 03/07/2007 15:45

très bon article

gatjg 19/05/2007 10:44

Les organisations anti-racistes sont autant un problème qu'une solution.Elles s’activent dans les médias, devant les tribunaux. Elles participent chaque année à la "semaine d’éducation contre le racisme" organisée dans les établissements scolaires. Beaucoup de ces initiatives conduisent souvent, à compliquer l’intégration des étrangers et des français d’origine étrangère. Pour intégrer il faut disposer d’un milieu stable, estimé, valorisé. On ne peut en effet à la fois dénigrer en présupposant que les français sont racistes et intégrer. De plus il ne faut pas mettre en avant le comportement des étrangers lorsqu’il est contestable, voire illégal. Les sans-papiers  Certains qualifient des étrangers de sans-papiers. Cette qualification peut être considérée comme fallacieuse. En effet les étrangers en question avaient des papiers, qu’il s’agisse de visas, de titres de séjour ou de récépissé de demande d’asile. Ils connaissaient de ce fait la date de la fin de l’autorisation du séjour dont ont leur refuse la reconduction. Cette autorisation non renouvelée, ils prennent sciemment le risque d’être dans l’illégalité. L’expression « étrangers illégaux » traduit mieux la réalité de la situation. L’expression sans-papiers transforme, elle, une transgression de la loi en privation d’un droit. Cette façon de présenter la situation d’étrangers illégaux a l’inconvénient de mettre en avant des étrangers qui veulent imposer leur présence sans l’autorisation des gouvernants représentatifs du peuple. De plus les français d’origine étrangère ainsi que les étrangers en situation régulière sont victimes d’un effet pervers produit par la non-expulsion des étrangers illégaux. Il leur devient quasiment impossible d’obtenir des visas pour faire venir en france leur famille pour de simples visites. En effet l’on pense qu’une fois en france, ces personnes peuvent être tentées de devenir des illégaux qui essayeront de se faire qualifier de sans-papiers afin d’obtenir des cartes de résident. De ce fait c’est aux résidents français de se rendre à l’étranger s’ils veulent voir leur famille, le territoire national, leur territoire s’ils sont français, étant interdit à leurs proches.  Régulariser les sans-papiers reviendrait à accepter que quiconque s’établissant illégalement en france dispose d’un droit d’installation définitif. Aucune politique d’intégration n’est concevable dans ces conditions. Ce sont les étrangers en situation régulière ou les français d’origine étrangère qui feraient les frais de l’application de ces théories Plus généralement, concernant ce problème des sans papiers, il convient de constater que tous les pays au monde pose comme préalable la délivrance d'une autorisation à tout étranger désirant devenir résidant. Nul ne proteste lorsqu’un tel ou tel pays expulse un Français dépourvu de titre de séjour. Les accusations lancées à chaque expulsion de clandestins décidée par les autorités de notre pays sont sans objet. Notre pays est un pays d’immigration qui ne peut accepter que des gens imposent leur présence avec comme seul argument le slogan "j’y suis j’y reste". Un pays de 60 millions d’habitants, qui accueille des gens de toute race, religion, origine, ne peut survivre à l’application de slogans démagogiques  Le délit de solidarité Des dispositions du code pénal créent le délit d'aide au séjour irrégulier.Ces dispositions sont prises par le législateur dans le but de rendre efficace sa politique d’immigration,et non pour sanctionner la solidarité. C'est pourtant ce qu'affirme certains, présentant ainsi les dirigeants politiques comme étant inaccessible au sentiment humain le plus élémentaire.  La preuve de cette inaccessibilité est complétée par les parallèles explicites ou implicites qui naissent lors d’expulsion d’étrangers illégaux. Ces expulsions sont en effet parfois assimilées aux opérations de déportation organisées durant la deuxième guerre mondiale. L’on parle également de rafles d'enfants. En effet certains veulent utiliser le principe de la scolarisation de tous les enfants, y compris de ceux qui ne sont que temporairement en France, pour ensuite revendiquer, du fait de cette scolarisation, un droit au séjour permanent. Si l’Etat refuse d'accorder un droit au séjour permanent et décide, pour cette raison, des expulsions il est accusé de fomenter des rafles d’enfants. Il s’agit là d'un mauvais procès fait à la France qui voit un principe généreux, la scolarisation de tous, détourné de son objet. Des associations de défense des étrangers présentent ainsi les gouvernants d’un pays démocratique comme prenant des décisions moralement condamnables, assimilables à celles décidées par des dirigeants de régimes totalitaires. Une égalité est créée entre régimes démocratiques et système totalitaire, niant de fait la spécificité de ces derniers. Une chose de plus apparaît fréquemment : l'utilisation du souvenir du génocide juif dans le but de paralyser l'exercice nécessaire des prérogatives autoritaires d'un Etat démocratique. Le régime politique et économique de la france est également déprécié quand des groupuscules mettent notre pays face à des situations insolubles. Pour eux il s’agit d’accueillir tous ceux qui le demandent, y compris les illégaux et de leur donner des droits, en particulier au logement. La quantité de logements construits ou constructibles est limitée, le nombre d’arrivants, pour certains, doit être illimité, puisque même ceux auxquels le gouvernement ne veut pas donner un droit à résidence, les "sans papiers", doivent avoir le droit de s’installer librement, de disposer d’un logement. Ce décalage rend impossible toute politique du logement. De plus il génère des drames, comme l’incendie d’immeubles insalubres où s’entassent les nouveaux arrivants.  Les militants qui encouragent des gens à venir sans autorisation puis à revendiquer des priorités, utilisent l’étranger pour déconsidérer la France, montrée comme étant gouvernée de manière inhumaine. La double peine  Le militantisme déployé pour obtenir la suppression de la double peine, disposition qui permet, en complément de la peine principale, d’expulser du territoire des étrangers délinquants, porte préjudice aux étrangers. Cette double peine est en effet justifiée. Le fait d’être délinquant ne peut être un motif pour obtenir ou prolonger une autorisation de séjour. Mais surtout la double peine permet d’assurer la protection des étrangers qui résident dans notre pays et en respectent les lois. Les étrangers délinquants portent un préjudice spécifique aux étrangers respectueux du pays d’accueil car ils donnent des arguments à ceux qui mettent en avant le lien entre délinquance et présence étrangère afin de déprécier celle-ci. Ces délinquants doivent, à ce titre, subir une sanction complémentaire. La mise en œuvre de la double peine éloigne du territoire les délinquants étrangers et prévient ainsi tout amalgame entre les étrangers honnêtes et les autres. Elle valorise de ce fait les étrangers sérieux, facilite leur intégration et par-là permet l’atténuation des tensions raciales. Enfin le lien unissant un individu à un territoire constitue un attribut fondamental de la nationalité. c’est dénaturer celle-ci que d’accorder cette prérogative à des étrangers au motif qu’ils sont délinquants. La double peine a été en partie supprimée. Cette décision du législateur est regrettable. Cependant suite aux émeutes de fin 2005, on a tenté de la remettre en application. Cette solution ponctuelle devrait être pérennisée Une nouvelle idéologie.  Les actions d’associations sont complétées par la diffusion d’une nouvelle symbolique. Certaines ont choisi le drapeau « blacks, blancs, beurs » qui fait référence à l’origine ethnique ou raciale des individus. Le drapeau tricolore est lui sans ambiguïté. Les hommes bleus ou rouges n’existent pas. Le blanc du drapeau ne fait pas référence à une race mais à un système de pouvoir, la monarchie. Avec le drapeau tricolore on peut être de toute religion, venir de tout horizon et être français. Notre drapeau ne peut être le vecteur du communautarisme. On applaudit au slogan « touche pas à mon pote » alors qu’il constitue un appel à soutenir tous ceux que l’on juge semblables à soi. Il manifeste l’inverse de ce qui fait le fondement de la citoyenneté, la reconnaissance par des gens différents de l’existence d’un destin qui leur est commun. Enfin on entend souvent le slogan "police partout, justice nulle part" alors qu'un citoyen constate "voyous partout, justice nulle part". La société sous contrôle. Si l’on nous demande d’être tous "des potes", l’on se moque par contre de tout français se disant "de souche". On cherche ainsi à assimiler notre pays à une zone géographique, simple lieu d’installation, alors qu’il est un territoire où vit un peuple ayant une histoire, des racines et auquel on peut s’intégrer. S’il est inconvenant de prendre souche en france, les étrangers que nous accueillons sont condamnés à rester des gens de passage, toujours à l’écart. On poursuit en justice un préfet ayant affirmé que les gitans vivent de rapines alors que la solution au problème particulier ne peut pas venir d’une saisine de la justice pour racisme mais de celui de l’étude des moyens d’existence des gitans et des mesures à prendre pour les intégrer.  Pour défendre les droits de l’homme il faut vivre dans un État de droit et encourager la considération due à ceux qui font respecter la loi. Une attaque de commissariat est un moyen d’empêcher l’action de ceux qui protègent notre sécurité. C’est une atteinte à l’un des moyens que se donnent les citoyens pour faire respecter leur liberté. Cette atteinte au droit de l’homme est actuellement fréquemment perpétrée dans notre pays. Elle n’est jamais dénoncée par les groupes de défense des droits de l’homme. Elle porte pourtant atteinte aux droits des français et des étrangers qui, tous, ont besoin de sécurité.  Par contre, alors qu’une partie non négligeable de la délinquance de voie publique est le fait de Français issus de l’immigration et que le trafic de drogue est souvent entre les mains de Français maghrébins, les associations vilipendent toute personne s’interrogeant sur l’éventuelle existence d’un lien entre délinquance et immigration. Elles qualifient trop facilement toute volonté des défenseurs de la société de sanctionner efficacement des délinquants d’atteinte au droit de l’homme, toute intention de réprimer des délinquants issus de l’immigration de racisme. Un ministre de l’intérieur qui a qualifié les voyous de "sauvageons" a dû s’expliquer, s’excuser. On a utilisé le même procédé avec l’un de ses successeurs qui a traité les malfaiteurs de "racaille". Cependant l’intégration des Français d’origine étrangère, en particulier de ceux qui sont issus de nos anciens protectorats et colonies, est gênée par le lien discernable existant entre immigration et délinquance. Cette délinquance est parfois présentée comme résultant de la discrimination dont est victime cette population. En fait seule une petite partie de celle-ci s’adonne à la délinquance, mais avec une telle constance que cela devient un véritable problème. Une des causes actuelles du racisme c’est la visibilité de cette délinquance qui incite malheureusement à stigmatiser nos concitoyens issus de l’immigration. C’est là une source aggravante des tensions déjà existantes. Là se trouve pour partie l’origine des interdits professionnels qui frappent certaines personnes ethniquement marquées. En sus de ces interdits un découragement à travailler peut naître à la vue de dealers qui roulent en voiture de luxe au vu et au su de tous. le rétablissement de l’ordre public est indispensable pour éviter le découragement de ceux qui veulent s’intégrer. L’enfermement  Ces personnes ethniquement marquées, on tente par ailleurs de les enfermer dans leur condition. Aucune critique n’émane des anti racistes au sujet des chansons racistes diffusées par tel ou tel groupe de jeunes issus de l’immigration. Nul débat ne vient contrarier ceux qui chantent "nique ta mère". Ce serait pourtant l’occasion pour les organisations anti-racistes de rappeler un proverbe arabe insuffisamment connu : "sois poussière sous les pas de ta mère car le paradis est là où elle pose son pied". Mais cela pourrait amener les français à porter un regard positif sur leurs concitoyens immigrés. Tel n’est sans doute pas la priorité de beaucoup d’anti-racistes. On constate depuis peu la diffusion de théories affirmant qu’un néo-colonialisme serait à l’œuvre au sein de la société française. Ce néo-colonialisme serait destiné à maintenir les nouveaux arrivants à part de la nation qui les traiterait en "indigènes". Ces théories sont en fait destinées à tenter d’enfermer les jeunes de l’immigration dans le statut d’infériorité qui était celui de leurs grands-parents. On veut les empêcher de s’accepter français, sans doute pour mieux les utiliser.  Faute de faciliter l’intégration des associations anti-racistes proposent de mauvaises solutions. Le droit de vote aux immigrés Donner le droit de vote aux immigrés lors des élections locales serait une erreur. En effet la modification du corps électoral des municipales et des autres élections locales faites en y adjoignant des étrangers non communautaires mettrait ces derniers en position d’arbitre de consultations se gagnant à la marge. Accorder ce droit de vote créerait automatiquement des tensions entre français et étrangers non communautaires. Tel n’est pas le cas pour les étrangers communautaires puisqu’il existe des systèmes de réciprocité qui favorise, par nos concitoyens, l’acceptation de ce droit de vote des étrangers. La mise en œuvre du droit de vote aux immigrés lors des élections locales est plus propre à semer la discorde qu’à favoriser l’intégration des non-communautaires, alors que les conditions pour devenir français, et donc pouvoir légitimement voter à toutes les élections, sont parmi les plus souples au monde. De plus notre pays accepte la bi nationalité. Devenir national est donc une possibilité largement ouverte et constitue le meilleur instrument d’intégration. Le préserver nécessite de ne pas morceler les attributs qui lui sont liés. La discrimination positive Alors que le fait de devenir français confère une appartenance qui a pour avantage de mettre au second plan l’origine, la race ou la religion, la discrimination positive rendrait obligatoire la mise en avant de l’origine raciale ou religieuse de chaque individu. Les enfants des couples mixtes seraient inclassables. On ne saura par exemple s’il faut ou non faire bénéficier de mesures de faveurs les individus de type arabe mais à nom français ou, à l’inverse, les personnes de type européen mais à nom arabe. Si la discrimination positive est mise en place on sera tenté de compter les assistés, les chômeurs, selon leur origine. Dans les divers métiers il faudra déterminer qui occupe les postes. Chez les journalistes par exemple, compter le nombre d’arabes, de juifs, de protestants, de noirs. La discrimination positive nécessite la mise en place d’une politique raciale méticuleuse. Appliquée à l’emploi, qui est rare, elle peut augmenter les tensions raciales car si certains bénéficient de mesures positives de discriminations d’autres seront en parallèle discriminer négativement. L’intégration, le travail et l’assistanat En lieu et place de ce système de discrimination, l’on pourrait s’interroger sur les causes du chômage en france, en particulier sur l’efficacité de l’argent dépensé au titre de l’assistanat, chaque euro affecté à cette fonction ne pouvant être utilisé au paiement d’un travailleur. De ce fait les immigrants, surtout les primo arrivants, ne trouvent pratiquement pas de travail. Par contre, ils bénéficient d'une couverture sociale et d'aides diverses et variées. Au lieu de participer à la vie économique du pays, ils contribuent à alourdir les déficits sociaux ce qui peut être également un facteur d’augmentations des tensions raciales. Que ce soit pour les étrangers, pour les autochtones, pour le niveau de l’activité économique, le maintien du lien entre revenu et travail est indispensable. C’est de plus l’un des instruments d’intégration.  Le rôle parfois néfaste des associations. Plus qu’encourager l’intégration certaines associations de lutte contre le racisme ont tendance à cultiver le ressentiment des nouveaux arrivants. Dans les années 20 lorsque les arméniens sont venus se réfugier en France, personne ne les a incités à descendre dans la rue pour protester contre le quolibet dont ils étaient victime : « arméniens tête de chien ». Aucune association ne les a détournés du seul objectif valable, l’intégration dans leur nouveau pays. Aujourd’hui certaines organisations sous couvert de lutte contre le racisme ont mis en avant les étrangers délinquants, élargissant le fossé qui sépare les étrangers des français. elles ont dévalorisé les gouvernants, le législateur et instillé dans la société des concepts se substituant à celui de citoyenneté. Elles ont de ce fait affaibli le système démocratique et compliqué l’intégration des étrangers. Leurs actions, consistant trop souvent à vouloir démontrer que leurs concitoyens sont des racistes, ont incité ceux-ci au silence face aux problèmes liés à l’immigration et à l’identité nationale, entraînant une frustration encourageant les extrêmes. L’activisme de ces groupes a de plus mis au second plan les vrais débats sur l’école, la police, la justice, l’assistanat.  Les pouvoirs publics avant de reconnaître un rôle officiel aux associations anti-racistes en les considérant comme des partenaires naturels, en les subventionnant, en les conviant à participer à des opérations comme les "semaines d’éducation contre le racisme" qui leur ouvrent la porte des collèges et lycées, devraient faire un bilan précis, pour chacune d’elle, des conséquences de leur idéologie et de leurs actions

gajtg 19/05/2007 10:42

Les organisations anti-racistes sont autant un problème qu'une solution.Elles s’activent dans les médias, devant les tribunaux. Elles participent chaque année à la "semaine d’éducation contre le racisme" organisée dans les établissements scolaires. Beaucoup de ces initiatives conduisent souvent, à compliquer l’intégration des étrangers et des français d’origine étrangère. Pour intégrer il faut disposer d’un milieu stable, estimé, valorisé. On ne peut en effet à la fois dénigrer en présupposant que les français sont racistes et intégrer. De plus il ne faut pas mettre en avant le comportement des étrangers lorsqu’il est contestable, voire illégal. Les sans-papiers  Certains qualifient des étrangers de sans-papiers. Cette qualification peut être considérée comme fallacieuse. En effet les étrangers en question avaient des papiers, qu’il s’agisse de visas, de titres de séjour ou de récépissé de demande d’asile. Ils connaissaient de ce fait la date de la fin de l’autorisation du séjour dont ont leur refuse la reconduction. Cette autorisation non renouvelée, ils prennent sciemment le risque d’être dans l’illégalité. L’expression « étrangers illégaux » traduit mieux la réalité de la situation. L’expression sans-papiers transforme, elle, une transgression de la loi en privation d’un droit. Cette façon de présenter la situation d’étrangers illégaux a l’inconvénient de mettre en avant des étrangers qui veulent imposer leur présence sans l’autorisation des gouvernants représentatifs du peuple. De plus les français d’origine étrangère ainsi que les étrangers en situation régulière sont victimes d’un effet pervers produit par la non-expulsion des étrangers illégaux. Il leur devient quasiment impossible d’obtenir des visas pour faire venir en france leur famille pour de simples visites. En effet l’on pense qu’une fois en france, ces personnes peuvent être tentées de devenir des illégaux qui essayeront de se faire qualifier de sans-papiers afin d’obtenir des cartes de résident. De ce fait c’est aux résidents français de se rendre à l’étranger s’ils veulent voir leur famille, le territoire national, leur territoire s’ils sont français, étant interdit à leurs proches.  Régulariser les sans-papiers reviendrait à accepter que quiconque s’établissant illégalement en france dispose d’un droit d’installation définitif. Aucune politique d’intégration n’est concevable dans ces conditions. Ce sont les étrangers en situation régulière ou les français d’origine étrangère qui feraient les frais de l’application de ces théories Plus généralement, concernant ce problème des sans papiers, il convient de constater que tous les pays au monde pose comme préalable la délivrance d'une autorisation à tout étranger désirant devenir résidant. Nul ne proteste lorsqu’un tel ou tel pays expulse un Français dépourvu de titre de séjour. Les accusations lancées à chaque expulsion de clandestins décidée par les autorités de notre pays sont sans objet. Notre pays est un pays d’immigration qui ne peut accepter que des gens imposent leur présence avec comme seul argument le slogan "j’y suis j’y reste". Un pays de 60 millions d’habitants, qui accueille des gens de toute race, religion, origine, ne peut survivre à l’application de slogans démagogiques  Le délit de solidarité Des dispositions du code pénal créent le délit d'aide au séjour irrégulier.Ces dispositions sont prises par le législateur dans le but de rendre efficace sa politique d’immigration,et non pour sanctionner la solidarité. C'est pourtant ce qu'affirme certains, présentant ainsi les dirigeants politiques comme étant inaccessible au sentiment humain le plus élémentaire.  La preuve de cette inaccessibilité est complétée par les parallèles explicites ou implicites qui naissent lors d’expulsion d’étrangers illégaux. Ces expulsions sont en effet parfois assimilées aux opérations de déportation organisées durant la deuxième guerre mondiale. L’on parle également de rafles d'enfants. En effet certains veulent utiliser le principe de la scolarisation de tous les enfants, y compris de ceux qui ne sont que temporairement en France, pour ensuite revendiquer, du fait de cette scolarisation, un droit au séjour permanent. Si l’Etat refuse d'accorder un droit au séjour permanent et décide, pour cette raison, des expulsions il est accusé de fomenter des rafles d’enfants. Il s’agit là d'un mauvais procès fait à la France qui voit un principe généreux, la scolarisation de tous, détourné de son objet. Des associations de défense des étrangers présentent ainsi les gouvernants d’un pays démocratique comme prenant des décisions moralement condamnables, assimilables à celles décidées par des dirigeants de régimes totalitaires. Une égalité est créée entre régimes démocratiques et système totalitaire, niant de fait la spécificité de ces derniers. Une chose de plus apparaît fréquemment : l'utilisation du souvenir du génocide juif dans le but de paralyser l'exercice nécessaire des prérogatives autoritaires d'un Etat démocratique. Le régime politique et économique de la france est également déprécié quand des groupuscules mettent notre pays face à des situations insolubles. Pour eux il s’agit d’accueillir tous ceux qui le demandent, y compris les illégaux et de leur donner des droits, en particulier au logement. La quantité de logements construits ou constructibles est limitée, le nombre d’arrivants, pour certains, doit être illimité, puisque même ceux auxquels le gouvernement ne veut pas donner un droit à résidence, les "sans papiers", doivent avoir le droit de s’installer librement, de disposer d’un logement. Ce décalage rend impossible toute politique du logement. De plus il génère des drames, comme l’incendie d’immeubles insalubres où s’entassent les nouveaux arrivants.  Les militants qui encouragent des gens à venir sans autorisation puis à revendiquer des priorités, utilisent l’étranger pour déconsidérer la France, montrée comme étant gouvernée de manière inhumaine. La double peine  Le militantisme déployé pour obtenir la suppression de la double peine, disposition qui permet, en complément de la peine principale, d’expulser du territoire des étrangers délinquants, porte préjudice aux étrangers. Cette double peine est en effet justifiée. Le fait d’être délinquant ne peut être un motif pour obtenir ou prolonger une autorisation de séjour. Mais surtout la double peine permet d’assurer la protection des étrangers qui résident dans notre pays et en respectent les lois. Les étrangers délinquants portent un préjudice spécifique aux étrangers respectueux du pays d’accueil car ils donnent des arguments à ceux qui mettent en avant le lien entre délinquance et présence étrangère afin de déprécier celle-ci. Ces délinquants doivent, à ce titre, subir une sanction complémentaire. La mise en œuvre de la double peine éloigne du territoire les délinquants étrangers et prévient ainsi tout amalgame entre les étrangers honnêtes et les autres. Elle valorise de ce fait les étrangers sérieux, facilite leur intégration et par-là permet l’atténuation des tensions raciales. Enfin le lien unissant un individu à un territoire constitue un attribut fondamental de la nationalité. c’est dénaturer celle-ci que d’accorder cette prérogative à des étrangers au motif qu’ils sont délinquants. La double peine a été en partie supprimée. Cette décision du législateur est regrettable. Cependant suite aux émeutes de fin 2005, on a tenté de la remettre en application. Cette solution ponctuelle devrait être pérennisée Une nouvelle idéologie.  Les actions d’associations sont complétées par la diffusion d’une nouvelle symbolique. Certaines ont choisi le drapeau « blacks, blancs, beurs » qui fait référence à l’origine ethnique ou raciale des individus. Le drapeau tricolore est lui sans ambiguïté. Les hommes bleus ou rouges n’existent pas. Le blanc du drapeau ne fait pas référence à une race mais à un système de pouvoir, la monarchie. Avec le drapeau tricolore on peut être de toute religion, venir de tout horizon et être français. Notre drapeau ne peut être le vecteur du communautarisme. On applaudit au slogan « touche pas à mon pote » alors qu’il constitue un appel à soutenir tous ceux que l’on juge semblables à soi. Il manifeste l’inverse de ce qui fait le fondement de la citoyenneté, la reconnaissance par des gens différents de l’existence d’un destin qui leur est commun. Enfin on entend souvent le slogan "police partout, justice nulle part" alors qu'un citoyen constate "voyous partout, justice nulle part". La société sous contrôle. Si l’on nous demande d’être tous "des potes", l’on se moque par contre de tout français se disant "de souche". On cherche ainsi à assimiler notre pays à une zone géographique, simple lieu d’installation, alors qu’il est un territoire où vit un peuple ayant une histoire, des racines et auquel on peut s’intégrer. S’il est inconvenant de prendre souche en france, les étrangers que nous accueillons sont condamnés à rester des gens de passage, toujours à l’écart. On poursuit en justice un préfet ayant affirmé que les gitans vivent de rapines alors que la solution au problème particulier ne peut pas venir d’une saisine de la justice pour racisme mais de celui de l’étude des moyens d’existence des gitans et des mesures à prendre pour les intégrer.  Pour défendre les droits de l’homme il faut vivre dans un État de droit et encourager la considération due à ceux qui font respecter la loi. Une attaque de commissariat est un moyen d’empêcher l’action de ceux qui protègent notre sécurité. C’est une atteinte à l’un des moyens que se donnent les citoyens pour faire respecter leur liberté. Cette atteinte au droit de l’homme est actuellement fréquemment perpétrée dans notre pays. Elle n’est jamais dénoncée par les groupes de défense des droits de l’homme. Elle porte pourtant atteinte aux droits des français et des étrangers qui, tous, ont besoin de sécurité.  Par contre, alors qu’une partie non négligeable de la délinquance de voie publique est le fait de Français issus de l’immigration et que le trafic de drogue est souvent entre les mains de Français maghrébins, les associations vilipendent toute personne s’interrogeant sur l’éventuelle existence d’un lien entre délinquance et immigration. Elles qualifient trop facilement toute volonté des défenseurs de la société de sanctionner efficacement des délinquants d’atteinte au droit de l’homme, toute intention de réprimer des délinquants issus de l’immigration de racisme. Un ministre de l’intérieur qui a qualifié les voyous de "sauvageons" a dû s’expliquer, s’excuser. On a utilisé le même procédé avec l’un de ses successeurs qui a traité les malfaiteurs de "racaille". Cependant l’intégration des Français d’origine étrangère, en particulier de ceux qui sont issus de nos anciens protectorats et colonies, est gênée par le lien discernable existant entre immigration et délinquance. Cette délinquance est parfois présentée comme résultant de la discrimination dont est victime cette population. En fait seule une petite partie de celle-ci s’adonne à la délinquance, mais avec une telle constance que cela devient un véritable problème. Une des causes actuelles du racisme c’est la visibilité de cette délinquance qui incite malheureusement à stigmatiser nos concitoyens issus de l’immigration. C’est là une source aggravante des tensions déjà existantes. Là se trouve pour partie l’origine des interdits professionnels qui frappent certaines personnes ethniquement marquées. En sus de ces interdits un découragement à travailler peut naître à la vue de dealers qui roulent en voiture de luxe au vu et au su de tous. le rétablissement de l’ordre public est indispensable pour éviter le découragement de ceux qui veulent s’intégrer. L’enfermement  Ces personnes ethniquement marquées, on tente par ailleurs de les enfermer dans leur condition. Aucune critique n’émane des anti racistes au sujet des chansons racistes diffusées par tel ou tel groupe de jeunes issus de l’immigration. Nul débat ne vient contrarier ceux qui chantent "nique ta mère". Ce serait pourtant l’occasion pour les organisations anti-racistes de rappeler un proverbe arabe insuffisamment connu : "sois poussière sous les pas de ta mère car le paradis est là où elle pose son pied". Mais cela pourrait amener les français à porter un regard positif sur leurs concitoyens immigrés. Tel n’est sans doute pas la priorité de beaucoup d’anti-racistes. On constate depuis peu la diffusion de théories affirmant qu’un néo-colonialisme serait à l’œuvre au sein de la société française. Ce néo-colonialisme serait destiné à maintenir les nouveaux arrivants à part de la nation qui les traiterait en "indigènes". Ces théories sont en fait destinées à tenter d’enfermer les jeunes de l’immigration dans le statut d’infériorité qui était celui de leurs grands-parents. On veut les empêcher de s’accepter français, sans doute pour mieux les utiliser.  Faute de faciliter l’intégration des associations anti-racistes proposent de mauvaises solutions. Le droit de vote aux immigrés Donner le droit de vote aux immigrés lors des élections locales serait une erreur. En effet la modification du corps électoral des municipales et des autres élections locales faites en y adjoignant des étrangers non communautaires mettrait ces derniers en position d’arbitre de consultations se gagnant à la marge. Accorder ce droit de vote créerait automatiquement des tensions entre français et étrangers non communautaires. Tel n’est pas le cas pour les étrangers communautaires puisqu’il existe des systèmes de réciprocité qui favorise, par nos concitoyens, l’acceptation de ce droit de vote des étrangers. La mise en œuvre du droit de vote aux immigrés lors des élections locales est plus propre à semer la discorde qu’à favoriser l’intégration des non-communautaires, alors que les conditions pour devenir français, et donc pouvoir légitimement voter à toutes les élections, sont parmi les plus souples au monde. De plus notre pays accepte la bi nationalité. Devenir national est donc une possibilité largement ouverte et constitue le meilleur instrument d’intégration. Le préserver nécessite de ne pas morceler les attributs qui lui sont liés. La discrimination positive Alors que le fait de devenir français confère une appartenance qui a pour avantage de mettre au second plan l’origine, la race ou la religion, la discrimination positive rendrait obligatoire la mise en avant de l’origine raciale ou religieuse de chaque individu. Les enfants des couples mixtes seraient inclassables. On ne saura par exemple s’il faut ou non faire bénéficier de mesures de faveurs les individus de type arabe mais à nom français ou, à l’inverse, les personnes de type européen mais à nom arabe. Si la discrimination positive est mise en place on sera tenté de compter les assistés, les chômeurs, selon leur origine. Dans les divers métiers il faudra déterminer qui occupe les postes. Chez les journalistes par exemple, compter le nombre d’arabes, de juifs, de protestants, de noirs. La discrimination positive nécessite la mise en place d’une politique raciale méticuleuse. Appliquée à l’emploi, qui est rare, elle peut augmenter les tensions raciales car si certains bénéficient de mesures positives de discriminations d’autres seront en parallèle discriminer négativement. L’intégration, le travail et l’assistanat En lieu et place de ce système de discrimination, l’on pourrait s’interroger sur les causes du chômage en france, en particulier sur l’efficacité de l’argent dépensé au titre de l’assistanat, chaque euro affecté à cette fonction ne pouvant être utilisé au paiement d’un travailleur. De ce fait les immigrants, surtout les primo arrivants, ne trouvent pratiquement pas de travail. Par contre, ils bénéficient d'une couverture sociale et d'aides diverses et variées. Au lieu de participer à la vie économique du pays, ils contribuent à alourdir les déficits sociaux ce qui peut être également un facteur d’augmentations des tensions raciales. Que ce soit pour les étrangers, pour les autochtones, pour le niveau de l’activité économique, le maintien du lien entre revenu et travail est indispensable. C’est de plus l’un des instruments d’intégration.  Le rôle parfois néfaste des associations. Plus qu’encourager l’intégration certaines associations de lutte contre le racisme ont tendance à cultiver le ressentiment des nouveaux arrivants. Dans les années 20 lorsque les arméniens sont venus se réfugier en France, personne ne les a incités à descendre dans la rue pour protester contre le quolibet dont ils étaient victime : « arméniens tête de chien ». Aucune association ne les a détournés du seul objectif valable, l’intégration dans leur nouveau pays. Aujourd’hui certaines organisations sous couvert de lutte contre le racisme ont mis en avant les étrangers délinquants, élargissant le fossé qui sépare les étrangers des français. elles ont dévalorisé les gouvernants, le législateur et instillé dans la société des concepts se substituant à celui de citoyenneté. Elles ont de ce fait affaibli le système démocratique et compliqué l’intégration des étrangers. Leurs actions, consistant trop souvent à vouloir démontrer que leurs concitoyens sont des racistes, ont incité ceux-ci au silence face aux problèmes liés à l’immigration et à l’identité nationale, entraînant une frustration encourageant les extrêmes. L’activisme de ces groupes a de plus mis au second plan les vrais débats sur l’école, la police, la justice, l’assistanat.  Les pouvoirs publics avant de reconnaître un rôle officiel aux associations anti-racistes en les considérant comme des partenaires naturels, en les subventionnant, en les conviant à participer à des opérations comme les "semaines d’éducation contre le racisme" qui leur ouvrent la porte des collèges et lycées, devraient faire un bilan précis, pour chacune d’elle, des conséquences de leur idéologie et de leurs actions

collectif after sangatte 04/04/2007 14:37

La vraie politique de Sarkozy, veuillez prendre note et connaissance avant le vote au présidentielle.
.
Veuillez vous rendre sur after.sangatte.free.fr et lire le texte suivant :
Peut-on comparer la traque des Juifs et la chasse aux sans papiers ?Cet article a paru sur le site A l'encontre, revue politique virtuelle.Il est d'Emmanuel Terray (1)Les brèves réflexions faites ci-dessous par Emmanuel Terray sur la politique française face aux « immigrés illégaux » pourraient s'appliquer - avec les limites de l'analogie liées à la situation spécifique de la Suisse durant la Seconde Guerre mondiale - à la politique mise en vigueur par l'exécutif fédéral et collégial en Suisse, à l'heure présente.Par ailleurs, pour prendre la mesure de la politique suisse en matière d'asile helvétique durant la Seconde Guerre mondiale, les lectrices et les lecteurs peuvent se rapporter à l'ouvrage de Daniel Bourgeois, « Business helvétique et Troisième Reich » (Editions Page deux, 1998), en particulier la partie IV, intitulée : « Politique d'asile et antisémitisme ». La « tradition humanitaire » de la Suisse y est particulièrement soulignée ! (réd)_______________________1942-2006 : réflexions sur un parallèle contestépar Emmanuel Terray, directeur d'études à l'EHESS (1)La répression de « l'immigration illégale » telle qu'elle est conduite par le Ministre de l'Intérieur (Nicolas Sarkozy) en France et les divers procédés qu'elle met en œuvre - opérations « coup-de-poing » dans les quartiers habités par les migrants, contrôles au faciès, interpellation des enfants dans les écoles, convocations-pièges au guichet des préfectures - évoquent inévitablement, aux yeux de certains de nos concitoyens, les années noires de 1940-1944 et le sombre souvenir des persécutions antisémites.Bien entendu, sitôt que ce parallèle est explicitement énoncé, les protestations fusent pour souligner son caractère incongru. Les deux situations n'auraient, assure-t-on, rien de comparable, et leur seul rapprochement serait une insulte à la mémoire des victimes de l'extermination.Voire... Assurément, il existe entre les deux épisodes des différences considérables, et il serait absurde de les nier. Cependant, sitôt qu'on cherche à les cerner de façon précise, il apparaît qu'elles tiennent presque exclusivement au rôle des occupants allemands : terriblement présents et actifs en 1942, ils ont - fort heureusement -disparu en 2006. En revanche, si l'on considère le comportement des autorités françaises, les similitudes sont manifestes.En premier lieu, la présence de certaines personnes sur notre sol est constituée en « problème », et tous les esprits « raisonnables » s'accordent pour estimer que ce problème exige une solution. En 1940, une large fraction de l'opinion, débordant de très loin les frontières de l'extrême-droite, reconnaissait la réalité d'une « question juive » en France, même si des divergences profondes existaient quant aux réponses à lui apporter. De même, de la droite à la gauche, nos dirigeants proclament d'une même voix que l'immigration illégale met en péril nos équilibres sociaux et notre identité, et qu'il faut donc la refouler, les désaccords ne portant que sur la méthode.En second lieu, les solutions envisagées passent toutes par l'expulsion partielle ou totale des personnes jugées indésirables. En 1942, cette expulsion prend la forme d'une livraison aux autorités occupantes. En 2006, les intéressés sont renvoyés dans des pays dont certains sont soumis à des dictatures impitoyables, dont d'autres sont ravagés par la guerre civile, dont tous sont marqués par le sous-développement, le sous-emploi et la pauvreté. Bien entendu, le résultat final est infiniment moins tragique aujourd'hui qu'hier, mais ce qui est caractéristique, c'est que, dans les deux cas, l'administration française se désintéresse entièrement de ce résultat : littéralement, ce n'est plus son affaire. On a soutenu qu'en 1942 les autorités françaises ignoraient le sort réservé aux Juifs par les nazis : peut-être, mais leur ignorance même était le résultat d'une décision réfléchie : elles ne voulaient pas le savoir. Il en est exactement de même aujourd'hui : ce qui compte pour le gouvernement, c'est de se débarrasser des hommes, des femmes et des enfants concernés ; sitôt la frontière franchie, il ne s'estime plus responsable de rien et les abandonne à leur destin en toute indifférence.Pour expulser les gens, il faut d'abord s'assurer de leur personne. Nous retrouvons ici la gamme des procédés que j'évoquais en commençant. C'est que dans ce domaine les analogies résultent de la « nature des choses » ; la chasse à l'homme, surtout lorsqu'elle est assortie d'objectifs chiffrés, implique l'utilisation d'un certain nombre de techniques : rafles, convocations-pièges, interpellation des enfants dans les écoles, internement administratif. Quelles que soient les populations ciblées, le recours à ces techniques est inéluctable dès lors qu'on prétend à l'efficacité. Il faut d'ailleurs admettre que, sur ce point, le Ministre de l'Intérieur n'a guère innové par rapport à ses prédécesseurs de l'époque de Vichy et de la guerre d'Algérie et la police française n'a eu qu'à puiser dans ses archives pour retrouver les bonnes vieilles méthodes.En quatrième lieu, la mise en œuvre de la répression et les dérives qui l'accompagnent suscitent inévitablement des protestations de caractère moral ou humanitaire. Face à ces protestations, la riposte des responsables est la même, en 2006 comme en 1942, et elle est double : d'un côté, les autorités, nous disent-elles, ne font qu'appliquer la loi, et les protestataires s'entendent reprocher leur incivisme. Par ailleurs, pour désarmer les oppositions, les autorités introduisent des distinctions à l'intérieur de la population frappée par la répression. En 1942, le gouvernement de Vichy déclarait séparer le cas des Juifs français, dont il prétendait vouloir sauver au moins la vie, de celui des Juifs étrangers, livrés pieds et poings liés à l'occupant. De même aujourd'hui, Maître Arno Klarsfeld, l'ineffable médiateur promu par le Ministre de l'Intérieur, insiste sur l'opportunité d'opérer un tri, une sélection, entre les familles qui ont des attaches avec la France et celles qui n'en ont pas, l'expulsion de ces dernières n'appelant aucune objection de sa part.Entre 1942 et 2006, les éléments de continuité sont donc nombreux, et il est d'autant plus légitime de les mettre en évidence que, comme les historiens l'ont aujourd'hui démontré, la politique anti-juive du gouvernement de Vichy ne lui a nullement été dictée ni imposée par l'occupant, même si elle comblait ses vœux. C'est d'eux-mêmes et spontanément que le gouvernement, l'administration et la police de Vichy ont offert et apporté leur concours aux autorités allemandes, notamment sous le prétexte proclamé de préserver la souveraineté de l'Etat sur le territoire national : ils ne sauraient donc excuser leur conduite au nom de la contrainte ou de la « force majeure ». La comparaison est donc légitime avec la politique présente, dont l'origine « française » n'est pas discutée.Si les évènements suivent leur cours actuel, il est vraisemblable que les analogies iront jusqu'à leur terme et que, dans trente ou quarante ans, des cérémonies de repentance seront organisées pour déplorer et désavouer la politique d'immigration pratiquée actuellement. Plutôt que d'attendre un tel dénouement, ne serait-il pas préférable de renforcer dès aujourd'hui la résistance à cette politique, en attendant d'y mettre fin dès que l'évolution de l'opinion le permettra ?* Directeur d'études à l'EHESS--------------------------------------------------------------------------------NOTE :(1) Emmanuel Terray est ethnologue et directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS).Après ses études de philosophie à l'ENS, notamment sous la direction de Louis Althusser, et l'agrégation, Emmanuel Terray se tourne vers l'anthropologie. Il travaille d'abord à l'Institut de sciences politiques de Paris, puis à l'Université d'Abidjan dont il est l'un des professeurs. C'est en Côte d'Ivoire, en pays dida, qu'il mène sa première enquête de terrain, avant d'entamer, en 1967, une nouvelle recherche sur la royauté abron. Nommé doyen de l'École des lettres de l'Université d'Abidjan, il poursuit de front ses activités de recherches, d'enseignement et d'administration jusqu'en 1968, l'année où il doit quitter son poste, en raison de sa sympathie pour les étudiants contestataires en Côte d'Ivoire et en France.De retour à Paris, il enseigne à l'Université de Paris 8. En 1984, il soutient sa thèse de doctorat d'Etat, dans laquelle il propose une analyse dynamique de l'histoire du royaume abron. Bien au-delà de la monographie historique, cette thèse est un véritable traité d'anthropologie politique.Emmanuel Terray dirigera le Centre d'études africaines (EHESS-CNRS) entre 1984 et 1991. Il passera ensuite trois années à Berlin, en qualité de chercheur, puis rejoindra le Centre d'anthropologie des mondes contemporains.Il est membre de la Ligue des Droits de l'Homme, et à ce titre comme à celui que lui confère son expérience de scientifique, collabore à de nombreuses commissions. Après plusieurs ouvrages d'anthropologie, il a publié"Lettre à la fugitive", (Odile Jacob, 1988) ;"La politique dans la caverne", (Seuil, 1990) ;"Le troisième jour du communisme", (Actes Sud, 1992 )"Une passion allemande", (Seuil, 1994) ;"Clausewitz", (Fayard, 1999) ;"En substance", (Fayard, 2000)","Traversées", avec Jean-Paul Colleyn, Bruxelles, (Labor, 2005) ;"Face aux abus de mémoire". Préface de Christian Bromberger, Arles, (Actes Sud, 2006).--------------------------------------------------------------------------------Note personnelle : cet article est sur le site "Mémoire Juive et Education" de Dominique Natanson (membre de l'Union Juive Française pour la Paix)Vous assumerez pleinement votre vote, vous ne direz pas je ne savais pas.
Pour autant d’autres candidats peut être moins dangereux, ne résoudront pas la question de cette politique ordonnée par l’Europe. Renseignez vous sur le FRONTEX, c’est-ce qui a servi de base à la réalisation du traité constitutionnel européen. Rappelez vous qui était pour ce traité. Ne faites pas erreur, vous êtes outrés du traitement de l’humain dans le pays des Droits de l’homme, d’autre font juste semblant de l’être pour récupérer votre voix, soyez clairvoyants, lisez les programmes, surtout entre les lignes. Et ne croyez pas à une farce ou à une exagération quand on vous dit que le fascisme monte (on entend le bruit des bottes). N’oubliez pas que ces par les urnes qu’est arrivé Hitler, n’oubliez pas le contexte socio économique de l’époque, n’oubliez pas les promesses d’Hitler et la haine semée petit à petit jusqu’à ce que les conscience accepte que les juifs étaient responsables de tous les mots, les discriminations croissantes par une acceptation croissante. Désormais, nous avons le même phénomène avec les sans papiers apelé honteusement les clandestins mais qui crée ces clandestins (ne renversons pas les rôles, il n’y en a jamais eu autant que maintenant tout simplement parce que leur papiers ne sont pas renouvelés, ne faites pas erreur, ne vous faites pas manipuler) Chaque jour vous croisez des sans papiers sans même le savoir, ils sont comme vous et moi, travaillent mais vous ne le savez pas puisqu’on nous les présentent comme des clandestins pilleurs de nos droits sociaux. N’oubliez pas non plus, qui a pillé les richesse du Sud, qui a décidé qu’ils avaient une dette envers nous qui protège et finance les dictatures là-bas qui les contraint à fuir leur pays. Ne vous trompez pas d’ennemi.
.
Collectif after Sangatte

 
 

Neel 04/02/2007 20:36

le programme de l'UMP est tres clair? pas à mon avis :- il accumule les propositions sans qu'une orientation générale cohérente s'en dégage. Je me demande meme si l'hypertrophie programmatique n'est pas voulue pour masquer le caractère insuffisant et injuste de ce "programme"- beaucoup de mesures "phares" ne sont pas claires : je pense au bouclier fiscal (quelle assiette?), ou au contrat unique (quel modele? quelles dérogations ?) par exemple...Ségolène ne conservera pas les propositions du PS? Viens donc en débattre le 11 ou le 12, on verra bien. Si tu as autant raison en affirmant ca qu'en pensant que Sarko va gagner, j'ai une grande confiance dans la victoire du PS...