De la démocratie à Sciences-Po

Publié le par Section socialiste de Sciences-Po

Aujourd'hui, huit candidats à l'élection présidentielle ont été invités à Sciences Po pour parler aux lectrices et lecteurs de "elle", et aux étudiants de Sciences-Po. La candidate du parti socialiste Ségolène Royal était présente et a fait une prestation remarquable, en fondant son discours sur ses propositions, alors que le candidat de l'UMP ne cessait de proférer des attaques personnelles.

Toutefois, ce qui a fait l'actualité est la venue de Jean-Marie Le Pen à Sciences-Po. Les étudiants de l'IEP ont été nombreux à se mobiliser pour manifester contre les idées du FN. Le PS de Sciences Po, qui était présent, s'en félicite.

Il faut bien comprendre que ces manifestations n'avaient pas pour but d'empêcher à Le Pen de tenir sa conférence. Nous vivons en France dans une démocratie, et chacun a le droit d'exprimer ses idées, aussi horribles soient-elles.

En revanche, la démocratie, c'est également accepter que les gens ne partagent pas vos idées, vos déclarations et vos valeurs. Les manifestants n'ont pas contesté le fait que Le Pen a le droit de s'exprimer. Ils ont manifesté contre les idées que développe le Pen et qu'ils jugent haineuses.

C'est ça aussi la démocratie: Le droit de dire que l'on n'est pas d'accord avec les idées qu'expriment certaines personnes. En espérant qu'il n'y aura pas de manipulation dans le traitement de l'information et que c'est bien cette idée qui sera véhiculée ce soir à la télévision.

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EDIT: Un journaliste blessé par le FN, hier à Sciences Po?

"Tout s'était bien passé. Trop bien. Dans la grande tradition de l'extrême droite, il y a la provocation et il ya aussi l'agression. Le service d'ordre du candidat du Front National n'avait pas pu démontrer ses talents physiques lorsque Jean-Marie Le Pen a quitté Sciences Po. C'est sur le trottoir, dans la rue, qu'un caméraman a payé : 3 secondes d'une violence réfléchie, expérimentée, efficace. Il est resté sur le carreau, les pompiers l'ont emmené.

Leçon de démocratie."

Richard Descoings, directeur de Sciences Po sur son BLOG

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Aurélien 14/10/2007 21:10

Ce qui est malheureux c'est que les étudiants de sciences po (heuresement je n'y etais aps encore à cette époque) n'ont rien à dire pour justifier leur attitude anti-démocratique de ce jour-la.

Ce qui est triste aussi c'est de voir qu'il ne remettent rien en question, on leur a dit que le pen c'est l'ennemi, alors ils le repetent comme des moutons, sanc chercher à réfléchir par eux même...

Max 09/04/2007 18:04

Bis bis repetita.
"Hélas, les médias ont retenu les sifflets" (sic)
Je viens de lire le thread de Descoings sur son blog à propos de la venue de Lepen, et je tombe sur le message d'un représentant du PS Sciences Po qui se dit satisfait d'avoir participé à la cabale qui a salué le passage de Lepen en péniche.
Il est tellement hypocrite et malsain de vouloir défendre cet épisode par des formules malheureuses telle que "c'est une façon démocratique pour exprimer son désaccord" et absurde de dire que "ne rien faire aurait légitimer son discours". De la bouche d'étudiants de Sciences Po, c'est aberrant!
En laissant de côté les conséquences épouvantables de ces grognements télévisés par la France entière, comment peut-on raisonnablement dire que ces beuglements étaient préférables à un accueil décent dû à un représentant légal d'une tranche importante de la population, quelque soit son horizon. Accueil décent suivi d'un débat ..qui aurait alors fait l'objet d'un cassage coup sur coup des positions frontistes. Histoire de mettre à profit ce qu'on nous enseigne à Sciences Po. Ou bien histoire de ne pas apparaitre comme une bande de demeurés sans cervelle. 
Comment le PS Sciences Po, que je respecte, peut-il se dire satisfait d'avoir utiliser contre Lepen ce que les socialistes lui reprochent: violence, intolérance, haine...et plus généralement attitude d'abruti le plus complet?
J'ai lu les réponses précédentes et il en reste que nous devons toujours refuser de jouer le jeu de celui qui hurlera le plus fort et qui apellera le mieux à la haine. Ce à quoi vous vous êtes délibérement abaissés. J'y étais, et ceux qui parlent de quelques sifflements, cris "voire quelques insultes" mentent éhontément. Tout le monde se prenait au jeu et hurlait. Beaucoup pense que cet épisode est la honte de notre école.  Pas de quoi être fier.

Sharky 07/04/2007 19:24

C'est pour rire j'espère Etienne ce témoignage? C'est sans doute ce que tu appelle des faits?
Tu as bien vu en tout cas dans les commentaires sur le blog de ton dirlo car qu'est-ce qu'il mange et de tous bords pas que des Le Penistes.

Etienne 07/04/2007 17:07

Vu dans les commentaires de l'article de Rochard Descoings, par
"Une lectrice de Elle"
j'étais dans la salle de sciences po où Le Pen a pu s'exprimer. Entre autres prises de position contestables, il a parlé de "stocks" d'immigrés et a affirmé que la France ne devait pas accueillir d'étrangers "atteints de maladies graves comme le sida"... Comment ne pas manifester sa désapprobation face à un tel manque d'humanité ? Oui, il a été hué par les étudiants mais aussi par des lectrices de Elle, choquées par son mépris. Et ces spectateurs se sont grandis en s'insurgeant contre les idées de cet homme. Les commentaires que je viens de lire contre le directeur de cette école m'écoeurent, ils suintent la haine, la petitesse d'esprit, la vulgarité, la délation. Ne répondez pas, ne vous abaissez pas, monsieur decoin, ils ne méritent que votre indifférence.

Fabrice 07/04/2007 15:40


Oui c’est exact : le titre de cet edit est une forme interrogative ? Vous faites preuve de plus d’objectivité que le directeur de Sciences Po car tout de même lorsqu’il écrit " Le service d'ordre du candidat du Front National n'avait pas pu démontrer ses talents physiques lorsque Jean-Marie Le Pen a quitté Sciences Po. C'est sur le trottoir, dans la rue, qu'un caméraman a payé : 3 secondes d'une violence réfléchie, expérimentée, efficace. " Il insinue que c’est le service d’ordre du FN qui est responsable. Dans l’article de 20 minutes il est bien écrit que " Contacté par 20minutes.fr, la victime, Eric Ligot, un caméraman d’I-Télé, assure pourtant qu’il n’a pas été bousculé par "quelqu’un du Front national". "
Il est aussi vrai qu’il est dificile de discuter avec un public hostile. De toute façon sur la prestation de Le Pen, je ne peux rien dire puisque je n’ai vu que des bribes sur l’internet.
La gauche aussi lorsqu’elle défendait le peuple n’aimait pas les bourgeois. C’est vraiment étrange comme cela a changé. J’ai été de gauche d’ailleurs lorsque ce parti défendait le milieu populaire mais depuis que l’on se fait traiter de beaufs et autres ananthèmes elle a quitté mon cœur.
J’irai sur vos articles débattre avec vous puique vous me le proposez.