Ségolène Royal, pour une Europe démocratique et sociale

Publié le par Section socialiste de Sciences-Po

Un Président de la République est une personne qui doit être capable de représenter tous les Français, y compris ceux qui n’ont pas voté pour elle lors des élections. Ségolène Royal, via la question européenne a prouvé sa capacité de rassembler. Elle est la seule candidate qui a su dépasser le clivage oui/non en mettant en place un programme démocratique, social et européen.

 

Sur la question du traité constitutionnel européen, Ségolène Royal a pris une position résolument démocratique : Elle considère qu’il faut mettre en place un nouveau traité, plus court, qui intégrera des droits sociaux, et qui sera ratifié par referendum.

 

La mise en place de droits sociaux au niveau européen est souvent critiquée par le camp de l’UMP car elle est considérée comme impossible à réaliser. Pourtant dans le domaine de la santé par exemple, la plupart des lois françaises sont d’origine communautaire. Avec de la détermination, on peut aller plus loin. C’est l’avis du Premier Ministre démocrate-chrétien du Luxembourg Jean-Claude Junker, qui soutient la proposition de notre candidate.

 

Ségolène Royal estime également que ce traité doit faire l’objet d’un  referendum, dans la mesure ou le précédent texte a été refusé via cette voie par les Français. La proposition du candidat de l’UMP, qui consiste à faire voter un texte par le Parlement, constitue d’ailleurs un danger pour l’Europe : Celui d’oublier le peuple. Si l’on veut une adhésion de la population à l’Union Européenne, il faut construire l’ « Europe des peuples », grande oubliée de l’Union Européenne ces dernières années

 

Pour cela, Ségolène Royal propose de revenir au fondement de la construction européenne et de renouer avec l’ « Europe par la preuve ». Cela consiste, comme le voulaient Jean Monnet et Robert Schuman, à réaliser l’Europe concrètement, par « petits pas », afin que les citoyens européens adhèrent à ces projets. L’Europe de la recherche et du développement ou l’Europe de l’excellence environnementale sont des projets concrets qu’il serait intéressant de mettre en œuvre.

 

Nous ne devons jamais oublier que l’Union Européenne a apporté la paix à l’Europe, après trois guerres terribles ente la France et l’Allemagne. Aujourd’hui plus que jamais, son avenir est incertain. Le candidat de la majorité sortante se complait à rappeler dans ses meetings que « la solution finale, ce n’est pas nous », comme si 50 ans après la signature du traité de Rome, tout ce chemin avait été gravi pour rien ; comme si nous revenions à la logique des années 1920, qui consistait à culpabiliser l’Allemagne et à dire qu’elle était responsable de tout. C’est bien parce que cette logique agressive n’a pas été adoptée en 1945 que la paix a pu s’instaurer.

 

Alors que Silvio Berlusconi a apporté son soutien à Nicolas Sarkozy, Romano Prodi et José Luis Zapatero soutiennent Ségolène Royal. Avec eux, et tous les autres citoyens européens, Ségolène Royal devra « rallumer les étoiles » et construire le « rêve européen ».

 

Etienne Longueville

 

 

Publié dans Europe

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Samantha 25/04/2007 23:53

Quel mauvais procès est encore fait ici! On le sent dans le ton de Strauss Kahn sur la vidéo, qui est théâtrale à souhait mais qui joue mal, on veut susciter une fausse polémique.
Le propos de Sarkozy, il me semble, est d'aller contre une manie mémorielle mortifère, qui consiste à s'autoflageller perpétuellement, à avoir le dégoût de nous même et du mal que nos ancêtres ont fait et à s'excuser de tout au lieu de se sortir les doigts et de regarder devant.
Il n'accâble nullement les Allemands d'aujourd'hui (dont il ne parle pas), il dit simplement : "soyez fiers de votre histoire, de ce que vous êtes, et du bien que vous êtes capables de faire". Il faut quand même avoir l'esprit tordu pour y voir de la germanophobie, sous le prétexte bien léger qu'il prenne exemple au détour d'une phrase de la solution finale. Que je sache, Hitler n'a pas été élu par les Français, et mentionner un fait historique qui sert une démonstration autre n'est quand même ni criminel ni malhonnête. L'Allemagne n'est vraiment pas le sujet et je crois qu'en matière d'Europe, Nicolas Sarkozy a prouvé qu'il y prenait sa part (d'ailleurs avec un entrain candide qui n'a pas toujours sonné très gaulliste, mais c'est une autre histoire).
Enfin, calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose!

Val 25/04/2007 20:53

Juste pour dire à l'UMP qui est si sûre d'elle sur la question, votre mini-traité, les 26 autres (et surtout les 18 qui ont ratifié la Constitution complète) n'en veulent pas du tout! Et de toute façon, il faudrait la faire revoter par tout le monde, donc ça n'est pas plus simple.
Ségolène a su fédérer autour d'elle les partisans du "oui" et ceux du "non", tu ne peux pas le nier. Maintenant, c'est vrai que depuis la mise au placard du gênant Dupont-Aignan, il n'y avait plus de "nonistes" à l'UMP.
Quant à l'argument de la ratification par voie parlementaire, elle se défend dans l'absolu, mais elle est malhonnête dans le contexte d'un premier refus par référendum. Cela revient à enlever la décision aux citoyens.
Enfin, les propos sur les "plombiers polonais", ils étaient tenus par des individus, pas par un candidat à la présidentielle ni par le PS lui-même, et à titre personnel comme beaucoup de gens de gauche, je désapprouvais totalement cet argument.

ELN 25/04/2007 19:55

Reprenons vos arguments, pour la plupart erronés. J’essaierai de faire court.
 

 
 

« Elle est la seule candidate qui a su dépasser le clivage oui/non ». C’est faux.
 

Mme Royal n’a rien dépassé du tout, ni le PS d’ailleurs : ils ont simplement choisi de ne pas aborder la question, repoussant à l’après élection la discussion du contenu du texte.
 

 
 

« Ségolène Royal a pris une position résolument démocratique ». C’est faux.
 

Mme Royal a changé 2,3 fois de position, en contradiction avec le projet du PS. Le projet de l’UMP est un texte purement institutionnel, qui sait faire la différence entre une constitution et une charte politique. La démarche est non seulement démocratique mais en plus elle est cohérente et forte.
Au demeurant, les mauvais esprits pourront voir une contradiction dans le projet du PS : comment prétendre revaloriser le Parlement et dans le même temps lui renier la capacité de représenter la souveraineté nationale ?
 

 
 

« qu’il faut mettre en place un nouveau traité, plus court, qui intégrera des droits sociaux » . C’est une hypocrisie.
 

Avec qui Mme Royal négociera ce texte, sachant qu’aucun des autres gouvernement ne partage ses positions sur les droits sociaux ? L’UMP ne refuse pas le social, encore moins au niveau européen. Mais l’UMP sait que pour intégrer des droits sociaux plus développés dans les textes européens, il faut être clair sur ce que l’on propose et avoir des partenaires avec qui négocier.
 

Au demeurant, le soutien d’un pays sur 27, reconnaissez le, est légèrement insuffisant…
 

 
 

« revenir au fondement de la construction européenne et de renouer avec l’ « Europe par la preuve » . C’est faux.
 

L’Europe par la preuve est une jolie formule, mais elle dénuée de tout fondement. Mme Royal est bien en peine de définir ses projets, ses « preuves » d’Europe. Les cantines, certes. Mais au-delà ? L’Europe de la recherche ou de l’environnement n’ont –heureusement- pas attendus Mme Royal. Elles se développent. Pour pouvoir les accroitre encore, il faudrait réviser le budget européen… mais le PS a montré sa ferme opposition en 2005. D’ailleurs, le PS oublie souvent que l’Europe est une construction démocrate chrétienne à laquelle la gauche s’est opposée longtemps –et encore- avec virulence.
 

 
 

Quant aux lignes hallucinantes sur Sarkozy promoteur d’une nouvelle guerre franco allemande, je préfère les ignorer tant elles sont ridicules. Nicolas Sarkozy entretient de très bonnes relations avec les autres pays d’Europe. L’UMP n’a d’ailleurs jamais versé, pour sa part, dans la dénonciation xénophobe des « plombiers polonais ».

Que Mme Royal reçoive le soutien de leaders européens de gauche... voilà qui est une franche surprise! Si seulement MM. Rocard, Kouchner, DSK, Fabius ou Mélenchon pouvaient faire preuve d'aussi bonne volonté
 
 

« Ségolène Royal devra « rallumer les étoiles »». Évidemment, devant un argument aussi persuasif, je cède…
 

 
 







 
 

 
 

Sharky 25/04/2007 18:32

Ca y est, on essaie de faire resortir les relents de Duce! Vous croyez que Prodi et son gouvernement bancal c'est le Nirvana, si c'est tout ce que la candidate à a offrir aux français, au secours!
Quoiqu'il en soit et c'est bien là les limites que vous avez à Gauche de toujours essayer de vous revendiquer de quelque chose ou de quelqu'un tellement vous êtes incapables d'avoir une identité et un porgramme adapté propre suffisamment solide et crédible.
NS n'a pas ce problème, il ne se revendique comme le clone d'aucun gouvernement, il applique un traitement dédié et particulier à la France car lui a les idées et le programme clair au moins. Après on peut ne pas être d'accord et en discuter mais MSR n'a même pas cela, juste un assemblage de mesurettes prises à la va vite par quelques sombres experts d'appareils destinés à cajoler des intérêts partisans et particuliers.

Gilles 25/04/2007 15:43

Berlusconi qui soutient Sarkozy, ça craint ! remarquez, on pouvait s'y attendre !En tout cas, on sait ce qui nous reste à faire : militer pour assurer la victoire de Ségolène Royal le 6 maiGilles