copie de l'edito de l'avant second tour

Publié le par Section socialiste de Sciences-Po

 

Ségolène Présidente !


Nous voici à moins d’une semaine du Second tour de l’élection présidentielle. Une date anniversaire importante. Il y a cinq ans, la gauche perdait l’élection, et il y a un an était retiré le Contrat Première Embauche, suite à la mobilisation des étudiants contre la volonté de précarisation du gouvernement. Nicolas Sarkozy défendait cette mesure et déclarait dans le Figaro « Le CPE est une très bonne mesure pour l’emploi des jeunes ». Il n’a pas changé d’avis : Il compte faire du CNE le contrat de travail unique. Et quand les citoyens critiquent ces mesures et qu’ils veulent revenir dessus, la droite dit : « les Français refusent le changement ».

            Voici une façon pratique pour ne pas assumer sa responsabilité. « Quant à l'idée complaisamment entretenue par les politiques, que les Français seraient irréductiblement réfractaires à toute tentative de réforme, c'est un alibi commode pour déguiser ou l'absence de lucidité ou le défaut de courage des gouvernements, ou excuser leur maladresse : les Français acceptent les réformes pourvu qu'on les convainque de leur nécessité et qu'on sache leur en expliquer les dispositions ». Cette phrase de René Rémond, dont le récent décès a affecté l’ensemble des étudiants de Sciences-Po explique bien cette situation. 


            La France est un pays qui doit se moderniser. Mais cela ne signifie pas qu’elle doit rompre avec ce qui a fait sa force. Quand le candidat de l’UMP déclare qu’il ne compte pas remplacer un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite, alors que dans les quartiers populaires il n’y a pas assez d’Etat, pas toujours de commissariat de police, de transports, comment peut-on dire une chose pareille ? Déjà que Nicolas Sarkozy est incapable de se rendre en banlieue, imaginez la catastrophe pour le pays si en plus on supprimait les services publics qui s’y trouvent !


            Ségolène Royal ne divise pas les citoyens. Elle ne considère pas que certains sont des « racailles », ou que d’autres ont des « faiblesses génétiques ». Elle incarne une France moderne, démocratique, où le cumul des mandats sera supprimé, où le parlement et les territoires locaux auront un rôle renforcé, et où les citoyens sont au cœur du projet qu’elle porte.

            Elle a fait de la question de l’éducation l’une de ses priorités : Soutien scolaire individuel et gratuit pour tous, allocation d’autonomie pour les jeunes, rapprochement de l’université avec l’entreprise pour que tous les jeunes aient un emploi à la sortie,  elle prône des solutions nouvelles et courageuses. 

            Elle entend aussi lutter activement contre les excès de certains grands patrons qui touchent plusieurs millions de récompenses et des retraites dorées pour avoir fait plonger leur entreprise dans la crise, ou qui délocalisent leurs entreprises alors qu’ils font des profits. Ainsi ces entreprises devront rendre toutes les subventions qui leurs avaient été versées à leur arrivée si elles décident de s’en aller. 

            Européenne sans tomber dans l’eurobéatitude, Ségolène Royal a une véritable vision de la France , forte et tolérante pour porter ses valeurs, sans renier les bons et les mauvais moments de son histoire. Son amour pour la Nation , pour une France métissée, ne date pas de quelques jours. Depuis longtemps elle déclare que «  la France ne demande pas aux citoyens d’où ils viennent mais où ils veulent aller ensemble ». C’est le centre de son engagement politique : Donner aux Français un désir d’avenir commun et incarner la France Présidente.


Etienne Longueville.

Commentez l'édito.

 

Le 22 avril et le 6 Mai 2007, ose voter Ségolène Royal

Commenter cet article