APL : La rigueur à la sauce familialiste

Publié le par Section socialiste de Sciences-Po

Cet article s’en prend au projet qui consiste à faire chosir les étudiants entre les APL et le fait de compter comme une demi-part fiscale. Ce changement, s’il était mis en œuvre, ne ferait qu’accentuer le manque d’autonomie dont souffrent les étudiants français.

Vous n’arrivez pas à financer vos études et à payer votre logement ? Comptez sur vos parents, et tant pis s’ils ne peuvent vous aider ! Tel est le message envoyé par le gouvernement à tous les étudiants de France.

Parce qu’il manquerait encore 4 milliards d’euros pour boucler le plan d’économies qui doit faire passer le déficit de 8% à 6% du PIB, le gouvernement a choisi de s’en prendre aux handicapés et aux étudiants. Quid de ces derniers ? Désormais, les étudiants devront choisir entre garder l’Aide Personnalisée au Logement (APL) ou être une demi-part fiscale sur la feuille d’impôts de ses parents.

Un impact brutal

Derrière les détails techniques se cache une mesure brutale. J’ai fait mon petit calcul. J’imagine une mère seule, vivant à Cherbourg (50) qui gagne 25 000€ par an net. Elle a deux enfants dont un étudiant ce qui lui attribue 2,5 parts fiscales (le premier enfant à charge « rapporte » une part ; le suivant, une demie). Son taux d’imposition sur le revenu est alors de 5%. Son impôt sur le revenu s’élève donc à 1250€ par mois. Son fils, étudiant à 100km de là, à Caen, doit prendre un appartement. Non boursier, ses APL s’élèvent à 170€ par mois, soit environ 2000€ par an.

Imaginons que la mesure envisagée par le gouvernement soit finalement appliquée. Que se passe-t-il pour cette mère et son fils ? Le choix entre la demi part fiscale et les APL est un jeu de dupes. Ces personnes y perdent à tous les coups. La passage à 2 parts fiscales fait passer le foyer fiscal à la tranche supérieure et leur impose de passer d’un versement annuel de 1250 à 3500€. Soit à deux cent euros près le montant sacrifié s’ils avaient choisi de renoncer aux APL de l’étudiant.

Le logement étudiant : une situation déjà catastrophique

Difficile de chiffrer les économies réalisées par une telle mesure. Ce qui est sûr, c’est que les étudiants paieront le prix fort. Il suffit de se plonger dans le rapport Anciaux (2004) sur le logement étudiant pour voir que même avec les APL, la situation est au bord du gouffre.

Alors que 59% des étudiants vivent hors du domicile familial, il n’y a que 7 chambres du CROUS pour 100 étudiants. Pour le reste, ils doivent se tourner vers le parc privé dont le renchérissement va plus vite que l’augmentation des ressources disponibles.

Soumettre les étudiants à leurs parents

En s’attaquant à l’APL, le gouvernement souhaite supprimer la seule aide versée directement aux étudiants, indépendamment des ressources de leurs parents. Il ne fait que renforcer un trait marquant du système social français : les parents doivent subvenir aux coûts des études.

Les quelques aides qui existent, versées directement aux parents, ne sont là que pour « aider » la famille à accomplir cette mission. Parmi elles, on peut citer justement le fait que l’étudiant compte pour une part ou une demi-part fiscale. Notons également les allocations familiales, versées aux parents jusqu’aux 20 ans des enfants.

En imposant aux parents de faire un choix entre demi-part fiscale et APL, le gouvernement fait entrer cette aide dans le giron de celles qui dépendent non de la situation de l’étudiant mais de la capacité financière de la famille. Les étudiants voient donc leur autonomie réduite. Les inégalités d’accès aux études supérieurs entre ceux dont les parents ont les moyens (et la volonté) de financer leurs enfants et ceux qui ne le peuvent (ou le refusent) vont s’accroître.

 

Sebastien B.

 

Publié dans Point de vue militant

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Congo 02/08/2010 22:59


A part le Sida, l’Afrique ne nous apporte rien »


Article paru dans “The Irish Independent”, le 10 juillet 2008 - par
Kevin Myers, journaliste et éditorialiste irlandais.

« Alors même que les États africains refusent de prendre des mesures
pour restaurer un semblant de civilisation au Zimbabwe, il nous faudrait
de nouveau faire l’aumône, à l’Ethiopie cette fois. L’Éthiopie était
déjà au centre de l’actualité il y a près de 25 ans, avec la campagne
contre la faim de Bob Geldof. Et durant ce laps de temps, la population
du pays a bondi de 33,5 à 78 millions d’habitants…

Pourquoi diable devrais-je de nouveau encourager la croissance
démographique catastrophique de ce pays ? Où est la logique ? Il n’y en
a aucune. Et deux choses me disent que la logique ne compte pas dans
cette affaire.

La première, c’est ma conscience. La seconde, c’est l’image, une fois de
plus, d’un de ces enfants qui, une fois de plus, fixe l’objectif, de ses
yeux une fois de plus grand ouverts, illustrant une fois de plus la
tragédie qui une fois de plus, etc.

Désolé mais moi, j’ai parcouru ce pays. A pied et financièrement.
Contrairement à beaucoup d’entre vous, je suis allé en Ethiopie. Comme
beaucoup d’entre vous, j’ai craché au bassinet pour les bonnes œuvres
qui là-bas luttent contre la famine. L’enfant aux yeux grand ouverts
que nous avons sauvé il y a 20 ans est désormais cet homme en rut,
arborant une Kalachnikov et procréant comme bon lui semble au gré de ses
poussées hormonales.

Il y a sans doute de bonnes raisons pour prolonger ce système
économique, social et sexuel détraqué et destructeur. J’ignore
lesquelles. Et il y a surement toutes les bonnes raisons du monde de ne
pas écrire le présent article.

Ces lignes ne me rallieront à coup sûr aucune amitié. Elles provoqueront
le courroux indigné des lecteurs bien-pensants, une catégorie qui ne
manque jamais une occasion de pervertir le débat public irlandais de ses
persiflages et de ses injonctions morales. (…) Qu’importe…

Mais par pitié, vous, les représentants des ligues de vertu bien
pensantes, épargnez-moi les allusions à “Notre Famine” et les analogies
trop faciles [ndlr : allusion à la Grande Famine irlandaise entre 1845
et 1852, dont les effets se feront sentir de longues années] . Il n’y
aucune comparaison possible. En 20 ans de famine, la population de
l’Irlande a été réduite de 30%. Durant ce même laps de temps, grâce à
l’aide alimentaire occidentale, aux semi-remorques Mercedes à dix roues
et aux avions Hercules, la population de l’Éthiopie a plus que doublé.

Hélas, ce pays dévasté n’est pas isolé dans sa folie… Quelque part,
dans ce continent merveilleux, se trouve la Somalie ; un autre charmant
pays bien pourvu en fainéants perpétuellement en rut, brandissant des
Kalachnikovs, mâchonnant du khat et excisant les filles. C’est désormais
un continent pratiquement entièrement peuplé d’indigents sexuellement
hyper-actifs, et des dizaines de millions de personnes ne survivent que
grâce à l’aide internationale.

Cette dépendance n’a pas encouragé la prudence politique, ou le simple
bon sens. La sottise vaudou semble constamment gagner du terrain et le
prochain Président d’Afrique du Sud est persuadé qu’un peu d’eau du
robinet sur un pénis post-coïtal est un bon moyen de prévenir les
infections. En outre, cela va sans dire, la pauvreté, la faim et
l’écroulement social n’ont pu prévenir des guerres ineptes au Tigré, en
Ouganda, au Congo, au Soudan, en Somalie, en Erythrée, etc.

Une situation dépeinte à grands coups de crayon, certes. Mais c’est
ainsi que l’histoire a souvent dépeint ses épisodes les plus sordides,
les plus décisifs aussi. Le Japon, la Chine, la Russie, la Corée, la
Pologne, l’Allemagne, le Vietnam, le Laos, le Cambodge… ont eu à
surmonter des épreuves bien plus dures que celles que doit endurer
l’Afrique. Tous ces pays aident aujourd’hui ce continent, y
investissent, alors que l’Afrique, avec ses vastes savanes et ses
opulents pâturages n’apporte pratiquement rien à personne, si ce n’est
le Sida.

Pendant ce temps, les populations africaines épuisent leurs ressources,
et provoquent des dégâts écologiques catastrophiques. En 2050, la
population de l’Ethiopie sera de 177 millions : l’équivalent de la
France, de l’Allemagne et du Benelux réunis, mais situés dans les zones
arides et dévastées de la Vallée du Rift, où l’on trouve de moins en
moins de sources de protéines.

Quel sens cela a-t-il d’encourager activement l’augmentation de la
population adulte d’un pays déjà surpeuplé, à l’environnement dévasté et
économiquement dépendant ? En quoi est-il moral de sauver un enfant
éthiopien de la faim aujourd’hui, et lui permettre de survivre dans un
contexte de circoncision brutale, de pauvreté, de faim, de violence et
de sévices sexuels, qui résultera en une autre demi-douzaine d’enfants
aux grands yeux, dont les perspectives seront tout aussi réjouissantes ?
Cela vous permettra sans doute de vous sentir mieux, ce qui est la
raison principale d’une charité aussi abondante. Mais ce n’est pas
suffisant.

Cette charité intéressée est l’un des fléaux de l’Afrique. Elle a permis
de maintenir en place des régimes politiques qui se seraient effondrés
autrement. Elle a prolongé de 10 ans la guerre entre l’Erythrée et la
Somalie. Elle a inspiré à Bill Gates un programme d’éradication de la
malaria, alors qu’en l’absence quasi complète d’auto-discipline, cette
maladie est actuellement l’une des formes les plus efficaces de contrôle
des populations.

Si ce programme réussit, se vante-t-il, des dizaines de millions
d’enfants qui seraient morts en bas-âge parviendront à l’âge adulte.
Très bien, et ensuite ? Hmm… je sais. Qu’ils viennent tous ici. En voilà
une riche idée.


tonson 01/08/2010 12:17


bonjour a toutes et tou sarko ce fou des jeune des vieu met pas des banqair e ss ;;;;signe tonso un socialiste ,,