Élection au poste de secrétaire de section - Interview de Hugo Christy

Publié le par Section socialiste de Sciences-Po

Présentation du candidat :

Je m'appelle Hugo Christy, je viens de l'Hérault, et je suis en 4ème année à Sciences Po en master "Governing the Large Metropolis". Mes amis les plus proches me savent avoir des goûts très éclectiques, allant de Jacques Brel à Kanye West en passant par Rimbaud... "Socialiste" est une sensibilité politique qui me convient amplement : je ne suis membre d'aucun courant, signataire d'aucune motion, et ignore encore pour qui je voterai lors des primaires. Je serai fier de soutenir tout candidat qui exprimera sans concessions les valeurs des socialistes : solidarité, émancipation humaine, libertés individuelles et progrès social.

 

Quel est ton parcours politique et militant ?

J'ai rejoint le Parti Socialiste à l'âge de 16 ans après m'être beaucoup investi dans les mouvements contre le CPE, afin de donner une profondeur et une continuité à mon engagement politique. Après deux années de militantisme en province (en particulier lors des élections présidentielles et législatives de 2007), j'ai commencé à militer au PS Scpo. J'y ai été membre de la CA (2007-2008) puis du Bureau (2009-2009) où je m'occupais de la publication de notre journal La Rose au Poing (mensuel, tiré entre 500 et 1000 exemplaires par mois, premier journal militant original de Sciences Po). Avant ma 3A à Atlanta, j'ai évidemment participé activement à toutes les activités de campagne de la section lors des municipales et des européennes, avant de reprendre le militantisme en France au cours de l'été.

 

Quelles sont tes ambitions concernant la vie interne de la section ? Comment souhaites-tu l'organiser ? Quels rôles auront les différentes instances ? Comment comptes-tu ouvrir la section, la rendre plus accessible ?

La section a beaucoup grandi ces dernières années : il n'est plus possible que chaque militant actif soit intégré dans les instances du Bureau et de la CA. C'est pourquoi il faut davantage l'ouvrir et repenser son organisation. Je mise tout sur une véritable atmosphère de section où les militants et sympathisants seront amenés à discuter et se prononcer sur nos projets. Il faut que nous nous réunissions à intervalles réguliers pour nous rencontrer, accueillir les nouveaux venus, prendre des décisions en commun, faire remonter les idées nouvelles et aborder entre nous les grands thèmes polémiques, dans une ambiance conviviale. Le Bureau ne doit pas être l'organe qui décide et organise tout, puis invite les militants aux conférences – y siéger ne doit pas non plus être une récompense ou un titre honorifique. Il s'agira du noyau de militants assez motivés pour se réunir sur une base hebdomadaire pour s'occuper des questions techniques et administratives. De même, nous devons poursuivre les efforts pour ouvrir le PS, continuer à traiter sympathisants, adhérents et curieux sur un pied d'égalité lors des réunions, ainsi qu'intensifier la diversification des origines, des parcours et des formes de militantisme.

 

Quels sont tes projets pour la vie de la section à l'intérieur de Sciences Po ? Quels types de réunions et d'évènements souhaites-tu organiser ? A quelle fréquence ?

Le projet que j'évoquais dans ma profession de foi sur l'acquisition d'un local politique à Sciences Po fait son chemin et sera examiné prochainement en Commission Paritaire, soutenu par une partie des syndicats et l'ensemble des partis. Nous pourrons tous nous réunir sur une base très régulière (une fois toutes les 2 semaines, par exemple) pour nos réunions de section. En parallèle, nous recevrons des invités de marque pour une conférence ouverte suivie de questions/réponses, une fois par mois. Prestigieux ou non, encarté ou non, dans un courant ou non : le critère, c'est la pertinence de l'invité et du thème choisi. Ces rencontres sont le moment de convaincre ; il ne faut pas choisir des thèmes déjà gagnés d'avance, mais avancer en milieu polémique et constructif. Il faut enfin organiser une grande journée festive de la gauche avec toutes les autres associations et partis à Sciences Po d'ici le printemps. Dire et faire dire haut et fort "je suis fier d'être de gauche", c'est le grand combat à mener à Sciences Po et vue de l'unité de la gauche en 2012.

 

Que comptes-tu faire pour maintenir et améliorer la communication de la section ?

La visibilité du Parti Socialiste à Sciences Po doit s'améliorer. Il faut pour cela être présent en Péniche et équiper la section : drapeaux, tee-shirts pour chaque tractage, free-food et café aux réunions et aux tables... Nous devons être partout où nous sommes attendus : aux côtés des syndicats dans les manifestations, et auprès des autres sections étudiantes et d'arrondissements. Il faut aussi associer chaque militant à ce travail de visibilité (pas toujours les mêmes têtes en Péniche) : un lien personnel entre tous les socialistes est pour cela une étape indispensable. Il faut mettre le paquet sur nos productions originales qui sont la force et l'originalité de la section (journal, blog, ateliers du changement), mais aussi en assurer le "service après-vente" et convaincre par la parole. "Differ" n'est pas la mission la plus sexy, mais c'est le rôle de tous les militants ainsi que du secrétaire.

 

Comment désires-tu impliquer la section dans la campagne de 2012 ou tout autre mouvement national ?

Grâce aux efforts de chacun, nous pouvons fournir comme par le passé un travail intellectuel de qualité : un groupe de travail réfléchira en profondeur sur la convention nationale Egalité Réelle et poussera nos propres propositions au niveau national. Le mouvement national d'actualité, c'est les retraites : nous devons rejoindre de toute urgence le collectif jeune de Sciences Po. En 2011 auront lieu les primaires. Nous avons le droit d'être ambitieux : en se donnant un objectif de 50% de participation aux primaires pour les étudiants de Sciences Po, nous pouvons contribuer au succès de ce processus de désignation, tout en diversifiant les modes de militantisme et d'engagement. Nous inviterons également les candidats eux-mêmes à parler de leur vision, en présence de la presse. Pour la campagne présidentielle en elle-même, nous devons associer les militants à la campagne nationale de notre candidat-e (sur des veilles, cellules de ripostes, présence au QG de campagne...).

 

En quelques mots, pourquoi voter pour toi ?

Je connais la section, j'y suis personnellement et sincèrement attaché. Je sais qu'elle peut monter en puissance si, et seulement si, elle sait rester unie et garder son identité originale.

 

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