La démocratie militante fonctionne !

Publié le par Section socialiste de Sciences-Po

Retour le travail du PS Sciences Po sur la Convention sur l'égalité réelle

 

Camarades, sympathisants,

 

La section Jean Zay vit un grand moment : sa voix a été entendue par les responsables du Parti socialiste. Quand on vous annonçait il y a un mois que vous alliez pouvoir écrire le programme du candidat socialiste pour 2012, vous n'y avait pas cru, nous non plus. Et bien nous avons eu tort...

 

On a souvent raillé le fonctionnement de la démocratie interne du Parti socialiste. De nombreux commentateurs décrivent des pratiques démagogiques et artificielles qui n'ont en réalité aucun effet, les responsables socialistes décidant en amont puis donnant l'illusion d'un débat. Les militants de base ne sont pas perçus, toujours selon ces mêmes observateurs, comme assez intelligents pour saisir toutes les complexités de la politique et ainsi proposer des réflexions pertinentes.

 

Or, notre section a reçu ces derniers jours la preuve du contraire, les évènements récents ont démenti cette thèse élitiste.

 

Voici les faits : Samedi 11 décembre s'est déroulée la convention nationale du Parti socialiste sur l'égalité réelle, quatrième et dernière des conventions visant à tracer les grandes lignes du Parti dans tous les domaines (nouveau modèle de développement, rénovation, international et enfin égalité réelle). Plus particulièrement, ce texte constitue un éventail de mesures anti-discriminations dans les domaines de l'éducation, du logement, de l'emploi, de la santé, etc...

 

Le texte a bien sûr été adopté par les délégués présents, mais ce qui nous intéresse ici, c'est le résultat du processus de démocratie interne. En effet, le texte avait été soumis aux militants un mois auparavant pour être débattu et amendé dans toutes les sections de France.

 

A la section Jean Zay du PS Sciences Po, nous avions formé un groupe de travail de militants et sympathisants motivés pour réfléchir sur les propositions du PS. Après avoir critiqué de manière méthodique et constructive le texte, nous avons proposé 11 amendements à la fédération de Paris, adoptés en assemblée générale de la section. Ensuite, à notre grande surprise et surtout pour notre plus grand bonheur, la commission fédérale des résolutions (en charge de sélectionner les amendements) a retenu 5 des 11 amendements du PS Sciences Po sur les 21 votés et adoptés à la convention fédérale sur l'égalité réelle pour être envoyés au national, ce qui fait de notre section la première contributrice de Paris.

 

Cependant, nous avons alors pensé que ce moment de consécration de notre travail, déjà formidable, allait prendre fin, étant donné l'avalanche d'amendements que recevrait la commission nationale des résolutions. Au contraire, le challenge, encore plus grand, a été relevé avec brio : alors que plus de 600 amendements fédéraux avait été proposés à cette commission, nous avons retrouvé dans le texte final du 11 décembre de la convention nationale, la trace de 3 amendements de la section socialiste de Sciences Po ! Certes ils ont été remaniés pour être intégrés au texte, et il est probable qu'ils aient recoupé d'autres amendements issus d'autres sections, mais il demeure que ces idées que nous avons portés ont été jugées pertinentes et reprises par le national.

 

Les amendements repris par le texte final concernent l'affirmation de notre opposition à la suppression du Défenseur des Enfants (I.A.1.c.), la mise en garde et la lutte contre la marchandisation du soutien scolaire à travers des entreprises privées (I.A.2.A.), et enfin l'instauration d'une sanction dissuasive pour les communes qui ne respectent pas leurs obligations en matière de mise à disposition de terrains pour les gens du voyage (III.A.).

 

Nous pouvons donc nous féliciter des résultats de notre travail et constater avec joie que la démocratie militante et le débat d'idées au sein du Parti socialiste fonctionnent admirablement. De quoi nous motiver pour travailler davantage et rédiger des contributions toujours plus utiles !

 

Hugo Lucchino

Commenter cet article