La voie humaine

Publié le par Section socialiste de Sciences-Po

 

Les socialistes ont mille fois raison d'attaquer la droite bonapartiste, sans scrupule et pleine d'autosatisfaction qu'incarnent Tsar Kozy et sa cour. Rendons-nous compte: il n'est aujourd'hui plus possible de critiquer posément les agissements du Président sans se voir accusé par l'ineffable Frédéric Lefebvre de participer à un complot "du petit monde politico-médiatique" visant à "détruire" le chef de l'Etat.


Parce que la France se transforme progressivement en une ploutocratie de parvenus zélés auprès de l'hôte élyséen, la gauche se doit de dénoncer avec force ces dérives d'un autre âge. Mais surtout, face à cette caste dirigeante dont la politique ressemble chaque jour plus à une mauvaise farce, les responsables socialistes ont l'ardente obligation de dessiner, pour 2012, une conception de la démocratie vivante et exigeante, aux antipodes de la vision étriquée de la droite.


L'approfondissement démocratique proposé par le P.S. devra s'articuler autour d'un horizon: atteindre la vertu républicaine. Etre vertueux, c'est, d'abord, pour un responsable politique, être concentré sur l'exercice d'un seul mandat. Le non-cumul constitue en ce sens une révolution que la gauche aura vocation à défendre avec fierté lors des prochaines échéances électorales, face à la philosophie totalement dépassée de l'U.M.P. sur la question - comme sur tant d'autres, hélas!


Mais être vertueux, pour un responsable politique, c'est l'être aussi par son comportement dans la sphère publique. En ces temps de crise, nous avons plus que jamais besoin de dirigeants attachés à la simplicité dans leur rapport même à la vie, refusant le règne du clinquant prôné par l'exécutif qui nous gouverne actuellement. Il ne s'agit pas là d'une question secondaire, que la gauche pourrait se permettre de prendre à la légère. Laurent Fabius, notre divin chauve officiel, ne nous a-t-il pas appris que "la forme n'est que le fond qui remonte à la surface"?


Et parce qu'être de gauche, c'est placer l'authenticité de l'humain devant la matérialité de l'objet, le comportement des dirigeants progressistes se doit d'être en cohérence avec leur philosophie. Humilité, sobriété, exemplarité: tels doivent donc être les maîtres mots incarnés par la gauche de demain.


Clara B.

Publié dans Point de vue militant

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sharky 28/10/2009 04:02


Bon le sujet n'est pas tout à fait en rapport avec mon propos, quoique à y regarder de plus près, il n'en est pas si loin.

Vu de loin je me bidonne (il ne faut pas grand chose mais c'est pour ne pas pleurer) des maires PS de St Etienne, Laval et autres qui gémissent comme des vaches car on les a trompé « à l'insu
de leur plein gré » avec des actifs toxiques.
C'est quand même rigolo de voir des gens de Gauche qui crachent sur le capitalisme se gaufrer en voulant jouer les apprentis sorcier-traders sur des placements à risque ou des emprunts à taux
variables de banques exotiques. Par exotique pour une bonne ville de province j'entends CA ou BPROP, alors que penser de banques allemandes, anglaises, écossaises et autres.

Rendus minables par leur appât du gain qui s'est transformé en fiasco financier de part leur incompétence notoire, les voilà qu'ils veulent faire annuler leur erreurs. On n'est pas au Monopoly,
messieurs, il ne suffit pas de ranger la boite pour pouvoir tout recommencer comme si rien ne s'était passé. On nous a trompé, personne ne les a forcé, et quant on se reconnaît une incompétence en
matière de gestion financière (déjà on ne se présente pas), on ne choisit pas des outils complexes que l'on ne maîtrise pas, on met sur du livret A ou on emprunte à taux fixe à la Poste.
Ce sont ces même incompétents bien pensants qui voulaient brûler le système capitaliste honni, et que tous ces vilains riches tombés dans le trou, ce n'était finalement que justice divine. Ben eux
aussi ils se sont brulés le cul. Sauf que quand on est de Gauche, il existe un principe, non de précaution, mais de non culpabilité édité par le Grand Laurent par sa phrase qui restera dans
l'histoire : » Responsable mais pas Coupable ».

Je disais que la vraie vie ce n'était pas le Monopoly, sauf pour les maires PS qui malgré leurs conneries non assumées, contrairement aux infâmes riches qui ont joué et perdu, tant pis pour eux;
les Maires ont la baguette magique, augmenter les impôts locaux. Le PS, à côté de ses discours sur le pouvoir d'achat sur ses concitoyens, a réinventé le planche à billet locale. A chaque fois
c'est l'administré qui trinque, jamais le Maire (qui s'il est malin vit dans une autre commune, ça arrive, ça arrive surtout à Gauche) et trouve toujours un coupable à ses exactions autre que
lui-même, la décentralisation, le coût de la vie, les indispensables statues, rond points, MJC... qui laisseront leur empreinte egotique, les actifs toxiques, les taux variables, le prix de
l'essence, la mondialisation..... des coupables, il y en a à la pelle. Et bientôt la TP!

Ceux qui paieront seront les habitants de ces bonnes villes qui y réfléchiront peut être à 2 fois la prochaine fois avant de voter pour un maire qui a une telle schcoumoune.


sharky 27/10/2009 11:38


Eh ben allez chiche, toujours du yaka fokon, arrêtez de le dire et faites le pour une fois que vous tenez une maigre idée à défaut d'un programme. Allez c'est la crise faut partager les jobs tous
ces vilains cumulards de Gauche qui veulent pas partager, et tous en Xantia d'occaz, une swatch au poignet...


Caffier Marc-Olivier 26/10/2009 14:24


Bravo ! L'analyse est pertinence, fraiche et réaliste. Maintenant, il faudra sans doute vaincre quelques résistances pour y arriver, mais c'est probablement la seule voie à un renouveau.
J'ajouterai aux qualités de l'élus de gauche : ethique et exemplarité.


JR 26/10/2009 08:58


Je vois que j'ai été grillé : j'allais également souligner que Laurent avait d'excellentes lectures...


Thomas 26/10/2009 00:07


En l'espèce, le bon Laurent a plagié le grand Victor (Hugo) ! :)

J'ai toujours beaucoup aimé ce trait d'esprit, au demeurant.