Marisol Touraine à Sciences Po sur les retraites : le compte-rendu

Publié le par Section socialiste de Sciences-Po

La journée de mobilisation d’aujourd’hui offre nous rappelle combien le sujet des retraites est d’actualité. Le 13 septembre, le PS a organisé une AG avec Marisol Touraine, députée PS et rédactrice du contre-projet de notre parti pour une réforme juste des retraites. Nous publions ici le compte-rendu de son intervention.

Remerciements et excuses pour un retard du à un conflit de temps limite au Parlement : le gouvernement exige que l’on siège toute la nuit pour que le texte des retraites soient voté avant jeudi soir. Les sujets les plus complexes, comme la pénibilité du travail, ne seront abordés que tard dans la nuit, sans respect pour la transparence du débat public. Le débat parlementaire n’est qu’un moment du débat public, mais son utilité ne doit pas être sous-estimée. La presse relaie une image défaitiste pour l’opposition de ce débat. Dès mardi, le gouvernement a acté l’existence d’un contre-projet socialiste. Le PS ne s’est pas contenté d’instrumentaliser l’affaire Woerth Bettencourt ; la majorité a acté l’existence d’un contre-projet porté par le groupe socialiste.

Le débat sur les retraites est extrêmement politique. Il s’agit de trouver un moyen, un comment résorber le déficit à venir, estimé à 45 milliards autour de 2020-2025, et 70 milliards/an dès 2050. On a tenté de dépeindre le PS comme un parti irresponsable. Or le discours même de la droite est empreint de mauvaise foi. En effet, la droite explique que l’enjeu est uniquement démographique : population inactive et âgée en croissance. Mais cette donne démographique n’est pas une nouveauté : la réforme Fillon de 2003 a été conçue pour répondre à ce défi, et s’ingéniait à financer à 100% le régime de retraite en 2020. Les données démographiques n’ont surprises personne, c’est la crise, avec la baisse des cotisations et de la croissance, qui a bouleversé la donne. C’est là un nœud du débat : il n’est pas question que les salariés et les retraités subissent seuls les conséquences de la crise de 2008 sur les finances publiques.

Le projet socialiste repose sur trois propositions fortes:

-          Pour que la réforme des retraites soit juste et acceptée, l’effort doit être partagé : les hauts revenus et les revenus du capital doivent être mis à profit. Mettre à contribution pour les comptes sociaux (et pas pour les comptes publics) les intéressements permet de rendre compte des nouveaux systèmes de rémunérations des entreprises. En effet, aujourd’hui, les systèmes d’intéressements sont doublement intéressants pour les entreprises : en plus de conserver ses fonds propres, les entreprises ne sont pas soumises à la cotisation sociale, garante de notre modèle de société.

-          Le relèvement de l’âge légal n’a aucun sens sans une remise en cause de la politique de l’emploi, en particulier des jeunes et des seniors. 38% d’emploi des 50-65 ans en France, qui la classe lanterne rouge. L’Allemagne est à plus de 50% ; sans pour autant être première au palmarès. Il faut remettre à l’emploi les seniors pour lancer la dynamique de cotisation. Le sujet est tellement sensible que F.Fillon a proposé de créer une indemnisation pour ces salariés sans emplois et sans retraites : les comptes de l’assurance chômage ou des partenaires sociaux seraient alors grévés par ces dispositions.

-          La retraite choisie est le cœur du projet socialiste. La question est de savoir si nous considérons qu’il est acceptable qu’un certain nombre de personne travaille plus longtemps. Les 60 ans est une protection pour ceux qui ont commencé à travailler jeunes. Aujourd’hui, 100 000 personnes commencent à travailler avant 18 ans. Ceux qui souhaitent travailler plus longtemps, parce que leur famille a été recomposée, qu’ils ont eu des enfants plus tard et veulent travailler plus longtemps. Est-il normal et souhaitable qu’un ouvrier, un employé, ayant commencé très jeunes, soit soumis au même âge légal de départ en retraite ? Pour le PS, la réponse est non. Contrairement à la droite, nous n’affirmons pas qu’il faille un âge de référence. Aujourd’hui, les cadres et cadres supérieurs ne s’arrêtent pas de travailler avant 62 ou 63 ans s’ils espèrent toucher une retraite complète. Celui qui ne peut pas s’arrêter avant 62 ans n’est pas touché par cette réforme, dès lors il y a solidarité inversée, ce sont les ouvriers et les employés qui contribuent le plus à la retraites des cadres.

La question qui se pose est donc : faut-il définir des règles uniformes pour les droits sociaux ? Pierre Laroque écrit que la Sécurité Sociale est l’assurance contre les risques et les aléas de la vie professionnelle. Or ceux-ci ont largement changés depuis 1945, les carrières sont bien moins fixes. Sur le plan théorique il faut articuler différemment les dispositifs de droits sociaux (formation continue, sécurité sociale professionnelle,...) pour atteindre l’égalité réelle. On pose ici une question politique : qu’est-ce que l’égalité ?

Ce débat permet aux socialistes de poser des propositions. Le projet va être voté à l’Assemblée nationale cette semaine puis au Sénat ce mois ci. Nous sommes dans une période de mobilisation des organisations syndicales pour obtenir des améliorations du texte. Toute concession est cruciale, car ce texte modifie les conditions de vie et de travail des Français. Mais si l’on veut remettre en question l’équilibre d’ensemble, seule une alternance politique pourra permettre une réflexion d’ensemble…

 

Question : le projet du PS associe la pénibilité avec les carrières longues. Qu’en est-il des étudiants qui échouent et commencent une carrière pénible après quelques années à l’université ?

Les 60 ans est l’âge auquel on à le droit d’accéder à la retraite. Mais à défaut d’avoir cotisé assez longtemps, on n’accède pas à une pension complète. Si à 60 ans vous avez travaillé 38 annuités au lieu de 40, on décote, on réduit la retraite. On peut ainsi travailler jusqu’à 65 ans, c’est le cas de beaucoup de femmes et ce sera le cas de ceux qui ont étudié longtemps, ou bien travaillé en alternance ou en interim… Il faut mettre en place des mécanismes qui atténuent l’effet des carrières hachées, en introduisant des dispositifs de cotisation pendant les études, pour intégrer le phénomène préoccupant des carrières incomplètes et la difficulté qu’on les jeunes à accéder à un emploi stable en sortant de formation universitaires longues.

Certains facteurs de pénibilité sont facile à mesurer : exposition sà des substances toxiques, travail placé (à la chaîne), port de charge lourde, travail de nuit. Ce type de travail permet de rajouter des trimestres et de raccourcir la durée de cotisation et donc l’âge de départ en retraite

 

Question : Mettre à profit les revenus va-t-il suffire à combler le déficit de 30 milliards, et quel est le risque en termes de fuite des investissements ?

Le PS ne prétend pas résorber le déficit avec cette cotisation supplémentaire. L’allongement de la durée travaillée de la part de ceux qui le peuvent et le souhaite contribuera à l’équilibre plus encore que la taxation de la valeur ajoutée des entreprises. La taxation des revenus du capital pourrait permettre de résoudre un tiers du déficit en 2025. On n’attend pas d’impact sur la consommation. Pour ce qui est de l’augmentation des cotisations, le projet prévoit de ne pas infliger cette mesure au budget des ménages avant 2012, une fois la crise résorbée. Le débat de la compétitivité est intéressant, car il s’agit de s’interroger sur notre référence : il est hors de question d’être compétitif par rapport à la Chine ou l’Inde ; le coût direct du travail en France n’est pas plus élevé que ceux de la GB et de l’Allemagne. Dans notre projet, nous avons prévu de taxer la valeur ajoutée des entreprises parce que nous avons sans doute atteint le seuil de taxation du travail.

 

Question : Quid du fond de réserves des retraites crée en 2000 pour pallier le déficit démographique ?

Cette réserve, fruit de versements exceptionnels, notamment de privatisation, est un héritage du gouvernement Jospin.

Le projet du gouvernement s’arrête en 2018, au-delà aucune indication n’est donnée. Pour garantir l’avenir des générations, et éviter des anticipations pessimistes, le gouvernement Jospin avait crée ce fond. Une loi à venir va siphonner ce fond, ces 34 milliards combleront le déficit de la sécurité sociale pendant deux ans. Cela envoie un message de non confiance aux salariés quarantenaires, qui sont en droit de s’interroger sur le financement de leurs retraites, et donc un message en faveur de la capitalisation privée.

 

Question : Pensez-vous que l’immigration permette de combler le fossé démographique ?

Ce recours, en théorie, est une solution toute trouvée, comme c’est le cas en Allemagne. La différence en France est que notre taux de natalité reste fort, supérieur à beaucoup de nos voisins européens. L’immigration est une solution comptable, reste à explorer les conditions d’accueil, d’intégration, d’installation, de logement… La droite à occulté ce débat.

 

Question : Ne faudrait-il pas définir une durée de cotisation plutôt qu’un âge de départ en retraite ?

Evincer la référence un soixante an détruirait un symbole de liberté qui parfois est préjudiciables aux seniors. En Suède, l’âge pivot de 61 ans ne permet qu’une amélioration de la pension. Un arbitrage se fait, préfère-t-on toucher plus ou travailler moins longtemps. La pension en Suède se calcule en prenant en compte l’espérance de vie de la génération de naissance par cohorte. Les soixante ans, pour une part croissante de la population, s’estompe, n’est plus une référence immuable.

 

Question : Quels critères définissent la pénibilité du travail ?

La droite énonce que la pénibilité ne se décrit pas par critères, mais part le taux d’incapacité du travailleurs lorsqu’il atteint ses soixante ans. Un médecin est alors chargé de définir la possibilité d’un départ anticipé. Les socialistes refusent de médicaliser le processus, et proposent que, dès lors qu’on a travaillé dans un certain environnement, on bénéficie de report. La difficulté est de mesurer l’exposition à la pénibilité. Entre 2005 et 2008, gouvernement et MEDEF ont recensé les facteurs de pénibilité : le travail de nuit, qui génère par ex des cancers du sein chez la femme ; port de charge lourde, exposition à des produits toxiques, travail posté (en chaîne). Une appréciation objective de la pénibilité existe entre syndicats et gouvernement. Le stress, les symptômes psycho-sociaux, le harcèlement, la pression des nouveaux modes d’organisation appellent à des réponses indépendantes à celles de départ en retraite.

 

Question : Pensez-vous que l’exemple Suédois pourrait inspirer la réforme ?

Le mécanisme suédois de compte notionnel, indexé sur l’ensemble de la masse salariale, l’espérance de vie et l’ensemble de salariés qui s’apprêtent à partir en retraite,  a inspiré certains au PS. Les 38 régimes français ne sont pas simples, certes, mais aucun système n’est parfaitement neutre. Les mécanismes de solidarité envers ceux qui ont très peu travaillé, envers les femmes etc., sont pratiquement absents du modèle suédois. Le fait que les mécanismes de solidarité soient moins forts dans le modèle suédois à réfréné notre envie de s’en inspiré. Surtout, ce modèle ne résout pas la question de l’équilibre, c’est-à-dire qui cotise, pendant combien de temps et à quel taux ?

 

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Bébé nours 08/10/2010 15:06


« La France a toujours été un pays d’immigration »

Par Paysan Savoyard | Publié : 8 octobre 2010
Tribune libre de Paysan Savoyard


A en croire les immigrationnistes, « la France est un pays d’immigration » et « a toujours accueilli les immigrés ». Les immigrationnistes ajoutent généralement que « la plupart des Français sont
originaires de l’immigration » et que « la notion de Français de souche constitue un mythe ». L’immigration serait donc selon eux un phénomène inévitable, éternel et finalement parfaitement naturel
: quiconque prétendrait s’y opposer manifesterait par là-même son ignorance et son inconséquence.



Il se trouve que les affirmations des immigrationnistes ne correspondent pas du tout à la réalité :

suite sur

http://www.fdesouche.com/142605-%c2%ab-la-france-a-toujours-ete-un-pays-d%e2%80%99immigration-%c2%bb


aurelinfo 07/10/2010 11:04


Deux +5 en deux jours sur boosterblog pour toi.
Merci d'avance pour le retour
http://aurelinfo.over-blog.com/


Les Babynours en folie 06/10/2010 01:41


Salut les lobotos ! Je vous ai manqué au moins ?

Alors une petite tranche de jambon en apéro, après et recommencera les séances de dé-lobotomisation .... MAIS en douceur ! Votre précendente Rédac est aller pleurer chez son sociologue.

Comme d'hab, je fais l'impasse sur votre article... Imaginez vous un prof devoir décrypter les élucubrations d'un élève malade ? non bien sûr

Je vous demanderai donc de bien vouloir étudier le texte de Houria Bouteldja,porte-parole du mouvement des « Indigènes de la République » , alias la poulpe





«Un Blanc gentil, on n’y croit plus ! Oui on en est là. Parce qu’on a tout fait … On a tout exploré. On est partis de chez nous. On vous a aimés (sic !).

On a voulu faire comme vous : les filles en mini-jupe, les mecs en costard-cravate, les cheveux décolorés … on a parlé le français mieux que vous (re sic !), on a mangé du porc, on est sortis avec
des français, des françaises, on a insulté nos parents, on a rampé… On a été violents, on s’est battus… Et on s’est trouvés devant un mur d’arrogance…

Donc après ça, on se dit qu’il n’y a rien à faire. Alors l’appel des Indigènes dit : « Merde. » Il propose de partir sur des bases saines. C’est là que c’est un cadeau qu’on vous fait. Prenez-le :
le discours ne vous plait pas…mais prenez-le quand même ! Ce n’est pas grave, il faut que vous le preniez tel quel !

Ne discutez pas !

Là, on ne cherche plus à vous plaire ; vous le prenez tel quel et on se bat ensemble, sur nos bases à nous ; et si vous ne le prenez pas, demain, la société toute entière devra assumer pleinement
le racisme anti-Blanc.

Et ce sera toi, ce seront tes enfants qui subiront çà. Celui qui n’aura rien à se reprocher devra quand même assumer toute son histoire depuis 1830. N’importe quel Blanc, le plus antiraciste des
antiracistes, le moins paternaliste des paternalistes, le plus sympa des sympas, devra subir comme les autres. Parce que, lorsqu’il n’y a plus de politique, il n’y a plus de détail, il n’y a plus
que la haine.

Et qui paiera pour tous ?

Ce sera n’importe lequel, n’importe laquelle d’entre vous.

C’est pour cela que c’est grave et que c’est dangereux ; si vous voulez sauver vos peaux, c’est maintenant. Bientôt il sera trop tard : les Blancs ne pourront plus entrer dans un quartier comme
c’est déjà le cas des organisations de gauche. Ils devront faire leurs preuves et seront toujours suspects de paternalisme.

Aujourd’hui, il y a encore des gens comme nous qui vous parlons encore. Mais demain, il n’est pas dit que la génération qui suit acceptera la présence des Blancs. »


Sharky 28/09/2010 13:44


Salut les amis, cela faisait longtemps. Devant tant d'incohérences et de démago Sharky se sent obligé de venir remettre les pendules à l'heure.
Reprenons donc point par point les sottises énoncées :

Pour que la réforme des retraites soit juste et acceptée, l’effort doit être partagé : les hauts revenus et les revenus du capital doivent être mis à profit
La création du sytème de retraite de 1945 repose sur le principe unique du système par répartition et vous voilà déjà en train de vouloir biaiser le principe de base en allant chercher ailleurs ce
que le système ne peut plus donner. Changer les règles du jeu, c'est annuler le principe de répartition. Le système se grippe avec notamment le problème démographique et l'allongement de la durée
de vie, ce qui est anticipable depuis 50 ans, la crise n'aidant pas de surcroit. Malgré tout, sans que l'on sache pourquoi les socialistes ont déjà offert à la déjà génération dorée des Baby
Boomers la retraite à 60 ans. Sans cela nous n'en serions pas là (pas si bas en tout cas), alors que nos voisins envisagent des retraites à 67 ans.
Le PS as usual, veut partager l'effort avec les seuls créateurs de valeur déjà les plus lourdement taxés d'europe, pour ne pas froisser les autres électeurs en puissance. Prendre l'argent aux
riches ça fait bien. L'effort partagé comme vous l'appelez fonctionne toujours dans ce sens. Hors à bien y regarder l'effort n'est pas le même entre l'ensemble des français qualifiés de non
riches.
Nous avons d'un côté des français qui cotisent pour leur retraite 7,85% à taux fixe, de l'autre 10,55% à taux variable qui progresse; le taux plein des premier est de 75% des 6 derniers mois (la
dernière année voit systématiquement une avancée d'un échelon), et pour les second 50% des 25 meilleures années; sans parler des bonus réguliers offerts aux premiers pour des raisons diverses et
multiples que ce soit en trimestres gratuits non payés ou cotisés, pensions de reversion, départ après 15 ans à taux plein; maternité; la Prefon (système de capitalisation à l'américaine géré par
les syndicats et interdit au Privé, on n'est pas à une contradiction prête pour préserver les corporatismes!!!)... et on jettera un voile pudique sur les régimes spéciaux.
Vous me direz, on gagne plus dans le Privé, il y a qu'a voir ces salaires indécents des patrons du CAC 40 ou de ces parasites comme Bettancourt. Sauf que même en comptant ces salaires éhontés, le
salaire moyen des fonctionnaires dépasse de l'ordre de 15% ceux des salariés du Privé. A titre comparatif les fonctionnaires allemands gagnent effectivement 20% de moins que ceux du Privé.
Le déficit de la caisse de retraite est d'environ 10 milliards dans le Privé (75% de la pop active) et d'encore 10 milliards pour le Public (25% de la pop active). Cherchez l'erreur? Qui paye pour
qui?
Donc pour qu'elle soit juste et acceptée comme vous dites il faudrait déjà que la majorité des français moyens soient sur des bases identiques et que les efforts nécessaires soient réellement
partagés par tous. Serait-il anormal que ceux du Public (sponsorisés aujourd'hui par ceux du Privé) payent un peu plus pour permettre à ceux du Privé payent un peu moins? C'est ça l'égalité, non?
Au PS en tout cas on ne pipe pas un mot la dessus.

Le relèvement de l’âge légal n’a aucun sens sans une remise en cause de la politique de l’emploi, en particulier des jeunes et des seniors
Bien d'accord avec ça mais il faut un peu de mémoire. Qui a cru que le travail se partageait? Qui a tout fait pour pousser les vieux dehors, pour faire de la place au jeunes, inventant et
facilitant les plans massifs de départ en pré retraite? Cherchez bien!
Autre histoire, qui abrutement inventé et mis en place les 35h toujours avec l'illusion de partager le travail?, mettant nombre d'entreprises devant le fait accompli générant en retour une
hemorragie de délocalisations industrielles massives (donc destruction d'emploi créateurs de richesse) pour survivre et un quasi gel des salaires depuis (dans le Privé seulement).
Pour créer de l'emploi, il faut de la croissance, de la richesse, pas des entreprises surtaxées alors que les comptes nationaux s'aggravent en plus. Le PS a tout fait à l'envers, le pire sans
raison autre que dogmatique, et il faut maintenant passer à la caisse, la crise n'arrangeant rien.

La retraite choisie est le cœur du projet socialiste
Les rois de la démago en action, Martine avouait il y a peu qu'un relèvement de l'age était incontournable puis revirement devant la vox populi et les syndicats. Vous avez dit irresponsable?
Qui aujourd'hui commence à travailler avant 18 ans? Pour les générations d'avant 1982 et le passage de 65 ans à 60 ans, clairement un % massif de jeunes commençaient avant 18 ans et avaient une
retraite à 65 ans! Aujourd'hui quel % de jeunes commencent avant 18 ans? Vous l'avez ce chiffre? Sans doute mais chut, c'est que pour la démago. On protège la veuve et l'orphelin (et les familles
recomposées trop bonne celle là) au PS.
La Pénibilité
Sachant que nous aurons plus de 10 jobs dans une vie, comment définir comme vous voulez le faire la pénibilité autre que sur des critères médicaux d'invalidité et/ou d'espérance de vie?
Ce n'est que démago et tarte à la crème, j'ai fait un travail de nuit pendant 2 mois en stage d'été, puis j'ai fait les frites chez Mc Do au dessus de la friteuse (toxique ça non?), enfin j'ai fais
de la manut pendant 15 jours chez Castorama mais j'ai arrêté pour lombalgie avant de faire 30 ans comme fonctionnaire au Trésor. J'ai droit à ma retraite à 50 ans car j'ai fait des travaux pénibles
dans ma carrière? Ce n'est même plus de l'usine à gaz!

Bon soyons sérieux les enfants, la solution est simple. Un système de retraite par répartition (cotisation, durée, gain) unique pour tous les français à quelques micro exceptions prêtes. Ca ne vous
va pas? Ca risque de grincer par chez vous? C'est pas bon pour vos affaires? Bon on oublie, continuez à raconter des salades aux français, ils adorent ça. Et puis les autres paieront, après nous le
déluge.