Prochain rendez-vous des socialistes de Sciences Po :
- Jeudi 10 décembre dès 19h15 => Notre Conférence avec l'économiste Thomas Piketty
Venez nombreux débattre des politiques économiques et fiscales, de la TP, de la taxe carbone...
- Où? à Sciences Po, salle A34, rue Saint-Guillaume, 7è
Personnes extérieures à SciencesPo bienvenues: s'inscrire par mail avant à ps_scpo@yahoo.fr
Nous sommes en mai 2012, Robert Badinter vient d’être élu président de la République avec 58 % des
voix, le premier conseil des ministres du nouveau gouvernement doit se tenir dans
les prochaines semaines. Autour de la table, un dossier majeur attend les ministres : la réforme de la Constitution et l’institution d’une VIème République. Le premier ministre, Vincent
Peillon a déjà réuni ses collègues à Matignon pour préparer la réforme. Le défi est immense : il s’agit de ne pas réitérer les dysfonctionnements de la IVème République tout en préservant
l’équilibre entre les prérogatives du Parlement et le renforcement des pouvoirs du Premier ministre.
Aux côtés de Vincent Peillon, l’équipe ministérielle est au complet :
- Delphine Batho, la ministre de l’Intérieur et des Libertés publiques ;
- André Vallini, le garde des Sceaux ;
- Aurélie Fillipetti, la ministre de l’Environnement et du Développement durable ;
- Didier Migaud, le ministre de l’Economie et des Finances ;
- Najat Belkacem, la ministre de la Solidarité, de la Famille et de la ville ;
- Harlem Désir, le ministre de l’Education Nationale ;
- Manuel Valls, le ministre de la Défense ;
- Jean-Louis Bianco, le ministre des affaires étrangères ;
- Jean-Marie Le Guen, le ministre de la santé et des sports ;
- Michèle Delaunay, la ministre de l’agriculture et de l’alimentation ;
- Guillaume Garot, le ministre de la culture et de la communication.
Ce scénario de politique fiction peut prêter à sourire, les personnalités politiques qui composent ce gouvernement fictif sont pourtant bien réelles. Et si dans un avenir, pas si lointain, certains d’entre eux n’occuperont peut-être pas les fonctions ministérielles qui leur ont été ainsi attribuées, ces hommes et ces femmes qui incarnent la nouvelle génération du PS pourraient bien occuper le devant de la scène politique.
Le choix de Robert Badinter, comme président de ce premier faux gouvernement de la VIème République, n’est pas une façon de lancer la candidature d’une des plus hautes personnalités politique de l’histoire de notre pays, mais d’illustrer la nécessité pour le PS d’avoir à sa tête un véritable homme, ou femme, d’Etat. C’est autour de ce leader incontesté que pourrait ensuite se constituer un véritable « shadow cabinet » structuré comme dans la tradition britannique, et composé de parlementaires à la carrure nationale.
Face à l’enjeu des primaires qui se rapprochent, et la transformation durable de notre parti qui en résultera, nous devons être capables de repenser le fonctionnement du PS et de le doter d’une équipe solide, qui émanerait directement de notre groupe parlementaire, mettant ainsi un terme aux doublons que sont nos nombreux secrétaires nationaux.
Parlementariser davantage l’organisation du parti avec des personnalités d’avenir, voilà une des réflexions que nous devrons engager au sein du PS !
Ar. L

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