Un gouvernement pour la VIè République!

Publié le par Section socialiste de Sciences-Po

Nous sommes en mai 2012, Robert Badinter vient d’être élu président de la République avec 58 % des voix, le premier conseil des ministres du nouveau gouvernement doit se tenir dans les prochaines semaines. Autour de la table, un dossier majeur attend les ministres : la réforme de la Constitution et l’institution d’une VIème République. Le premier ministre, Vincent Peillon a déjà réuni ses collègues à Matignon pour préparer la réforme. Le défi est immense : il s’agit de ne pas réitérer les dysfonctionnements de la IVème République tout en préservant l’équilibre entre les prérogatives du Parlement et le renforcement des pouvoirs du Premier ministre.
Aux côtés de Vincent Peillon, l’équipe ministérielle est au complet :

- Delphine Batho, la ministre de l’Intérieur et des Libertés publiques ;

- André Vallini, le garde des Sceaux ;

- Aurélie Fillipetti, la ministre de l’Environnement et du Développement durable ;

- Didier Migaud, le ministre de l’Economie et des Finances ;

- Najat Belkacem, la ministre de la Solidarité, de la Famille et de la ville ;

- Harlem Désir, le ministre de l’Education Nationale ;

- Manuel Valls, le ministre de la Défense ;

- Jean-Louis Bianco, le ministre des affaires étrangères ;

- Jean-Marie Le Guen, le ministre de la santé et des sports ;

- Michèle Delaunay, la ministre de l’agriculture et de l’alimentation ;

- Guillaume Garot, le ministre de la culture et de la communication.

 

Ce scénario de politique fiction peut prêter à sourire, les personnalités politiques qui composent ce gouvernement fictif sont pourtant bien réelles. Et si dans un avenir, pas si lointain, certains d’entre eux n’occuperont peut-être pas les fonctions ministérielles qui leur ont été ainsi attribuées, ces hommes et ces femmes qui incarnent la nouvelle génération du PS pourraient bien occuper le devant de la scène politique.

Le choix de Robert Badinter, comme président de ce premier faux gouvernement de la VIème République, n’est pas une façon de lancer la candidature d’une des plus hautes personnalités politique de l’histoire de notre pays, mais d’illustrer la nécessité pour le PS d’avoir à sa tête un véritable homme, ou femme, d’Etat. C’est autour de ce leader incontesté que pourrait ensuite se constituer un véritable « shadow cabinet » structuré comme dans la tradition britannique, et composé de parlementaires à la carrure nationale.

Face à l’enjeu des primaires qui se rapprochent, et la transformation durable de notre parti qui en résultera, nous devons être capables de repenser le fonctionnement du PS et de le doter d’une équipe solide, qui émanerait directement de notre groupe parlementaire, mettant ainsi un terme aux doublons que sont nos nombreux secrétaires nationaux.

Parlementariser davantage l’organisation du parti avec des personnalités d’avenir, voilà une des réflexions que nous devrons engager au sein du PS !

 

Ar. L

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Thomas 11/11/2009 12:43


@ Sharky: c'est vrai que 58%, on se fait plaisir. Cela dit, ça ne fait jamais de mal, tu en sais quelque chose!

L'option Badinter est purement spéculative, mais je trouve la proposition intéressante. Une présidence-"magistère moral", et un premier ministre aux manettes comme en GB, Allemagne, Italie,
Espagne.

Pour faire accepter une telle révolution de nos institutions sans en changer la lettre préalablement, il faudrait proposer quelqu'un d'âgé ( a priori détaché des passions vaines du pouvoir et dont
les ambitions ne peuvent plus être purement égotistes), expérimenté, et suscitant un consensus transpartisan. Le nom de Badinter n'est donc pas fortuit.


Clément C 09/11/2009 18:18


Dommage malheureusement que le projet de Shadow Cabinet que JM Ayrault avait tenté de mettre en place ait totalement

Il serait peut-être plus logique de faire des secrétaires nationaux des figures de ce shadow cabinet, en leur donnant des attributions plus proches de la répartition entre ministères telle qu'elle
est faite au niveau gouvernemental (bon peut être pas sur l'Identité Nationale) tout en mettant en avant quelques thèmes qui nous sont chères et sont négligés par le gouvernement (et en passant
réduire le nombre de secrétaires nationaux serait une bonne idée).

Autre difficulté, il faudrait être capable d'ouvrir un tel shadow cabinet aux autres partis de gauche, si, dans un futur proche, on souhaite gouverner avec eux.

Enfin Badinter.... à coté DSK est vraiment un petit jeune quoi...


nanou 07/11/2009 11:28


Et quel role pour Ségolène Royal ?


Hugo 06/11/2009 23:15


Ca sonne bien, sauf qu'un president qui termine son mandat a 89 ans, c'est pas top.
Ce qui est dommage. Il aurait du foncer avant.


Sharky 06/11/2009 15:49


Arf, 58% des voix!
Arf bis, un peu d'imagination que diable, tant qu'a choisir un Jedi, autant prendre le frère de Robert, Maître Yoda (la ressemblance est frappante)qui lui a un vrai charisme.
Arf ter, la brochette de stars que vous avez pondu fait uniquement réver chez les bobos, qui vous me direz représentent maintenant en majorité l'électorat PS soit 15% des français grosso modo. Il
va falloir en faire rêver 43% de plus pour faire 58%.
Il peut dormir tranquille Nicolas, si c'est le PS SciencePo qui s'occupe de la campagne et du casting.