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Point de vue militant

Mercredi 25 novembre 2009 3 25 11 2009 22:19
- Publié dans : Point de vue militant


« 0% petites phrases, 100 % débat » peut-on lire sur le groupe Facebook de Génération France Jeunes, le petit club de soutien à Jean-François Copé, embryon de comité de campagne pour le futur candidat à la présidentielle de 2017.

Un débat ce n’est pas comme ça que l’on pourrait qualifier la réunion, ou plutôt le meeting organisé par les GFJ, pour les intimes, jeudi soir à Sciences Po autour du nouvel ambassadeur de France en Irak, Boris Boillon. Celui qui se définit dans la presse comme « un  produit sarko » était, avant d’être nommé ambassadeur, conseiller diplomatique Nicolas Sarkozy à l’Elysée. L’intervention très claire, (conçu comme un exposé façon Sciences Po en deux parties) sur les enjeux stratégique en Irak et le positionnement de la France dans ce pays clé pour la stabilité du Moyen-Orient, ne manque pas de certaines remarques pertinentes, notamment sur la logique de diversification des partenaires étrangers, dans laquelle s’est engagé le gouvernement irakien, depuis l’annonce programmée du retrait des troupes américaines. On est cependant un peu moins convaincu par l’analyse consistant à envisager l’évolution de la société irakienne selon 7 modèles différents, fondés sur une conception très « occidentalo-centrée » et assez superficielle du monde arabe.

Mais très vite, s’estimant être parmi un public acquis, composé de davantage de militants UMP que d’étudiants de Sciences Po, M. l’Ambassadeur s’est laissé allé aux « petites phrases », et est redevenu M. Boillon, conseiller de Nicolas Sarkozy, récitant une litanie de propos élogieux à l’égard de son mentor, prenant des allures de sergent-recruteur de l’UMP.
Certes, il ne s’agit pas de nier le caractère politique des nominations d’ambassadeurs (au même titre que celle des préfets), qui n’est d’ailleurs pas propre au pouvoir actuel, on peut toutefois s’inquiéter de cette politisation clairement assumée et même revendiquée. Car c’est bien là le danger qui guette notre administration, le président de la République use de son pouvoir de nomination que lui confère la Constitution, comme un moyen de placer ses plus proches conseillers et amis et laisse ainsi s’installer le doute sur les missions réelles de l’administration, qui serait tentée de servir davantage les intérêts d’un Etat UMP que l’intérêt général.

A écouter M. Boillon, on se demandait parfois si on avait bien en face de nous un fonctionnaire parlant au nom des intérêts de la France, ou celui d’un porte-parole de la majorité présidentielle. La conception que le jeune et dynamique ambassadeur de France en Irak se fait de son métier de diplomate est d’ailleurs en parfaite adéquation avec la vision personnelle du chef de l’Etat, adepte de la seule diplomatie du « tiroir caisse » (pour reprendre la formule d’Aurélie Filippetti). Se qualifiant de « corsaire », M. Boillon se revendique comme « un ambassadeur économique » jugé sur ses résultats en termes de contrats décrochés depuis Bagdad ; on retrouve bien là d’ailleurs toute la sémantique du sarkozysme, qui procède d’une conception purement quantitativiste des fonctions de l’Etat et de l’action publique. L’aspect coopération culturelle, malgré les intentions économiques – par ailleurs tout à fait louables- d’attirer des étudiants boursiers irakiens en France, n’échappe pas à cette logique de marchandisation du rayonnement culturel de la France. Comme le dit, avec une grande liberté de ton notre jeune ambassadeur « il ne s’agit pas de savoir réciter de beaux poèmes » (et encore moins de distribuer aux jeunes irakiens la Princesse de Clèves en livre de poche) mais de défendre une « diplomatie publique » en faisant « de la résidence de l’ambassadeur à Bagdad, ré ouverte dans quelques semaines the place to be » !, en somme une sorte de lieu branché, tendance et hype pour tous les VIP de la société irakienne, animé par « l’ animateur d’ambiance » que doit être l’ambassadeur…

Ce choix d’une « diplomatie publique », selon les propres termes de M. Boillon, qui multiplie les évènements médiatiques, est un des axes que doit se fixer le fonctionnaire new look du Quai d’Orsay. Ce n’est plus le portrait du diplomate, haut fonctionnaire de l’Etat que nous dresse M. Boillon, mais celui de « l’homo diplomaticus » façonné par Nicolas Sarkozy, dont l’anatomie consiste en « un corps politique doté d’un cœur médiatique, reposant sur une jambe économique, et une jambe culturelle, avec des mains oscillant entre la compassion et la prise de possession ».
Au-delà de cette amusante description, ce qui retire l’attention à l’issue de ce curieux meeting de diplomate c’est la prise en otage complète de la politique étrangère française par Nicolas Sarkozy. L’Elysée a toujours piloté de très près la diplomatie française, mais avec Nicolas Sarkozy, on a de plus en plus l’impression que le pilote est seul dans l’avion, et que rien ne fait obstacle au chef de l’Etat dans le rapt auquel il se livre sur les institutions et les principes fondamentaux de notre socle républicain. 

A.L 

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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 11 2009 14:29
- Publié dans : Point de vue militant

Quels sont les gens les mieux payés d'Europe? Eh bien, ce sont les grands patrons français, qui ont réussi à réaliser un record en Europe même en période de crise. Le salaire moyen d'un patron est de 3,8 millions d'euros selon une étude du cabinet PrimeView, ce qui correspond au multiple délirant de 240 fois le SMIC! Le Président d'AXA, Henri de Castries, détient la Palme d'Or avec un salaire qui a augmenté de 17%  alors que  les bénéfices de l'entreprise ont fait un plongeon de, tenez-vous bien, 83%!  Le voilà rassuré: cette somme lui permettra de s'assurer un train de vie digne de sa particule. Pas étonnant me direz-vous dans cette France où le côté bling-bling est revenu en force!

 

Néanmoins, des excuses s'imposent au Président de la République qui, non loin de dépenser sans compter, n'a pas cédé à ses caprices et par conséquent ne s'est pas payé une douche à presque 250000 euros comme l'avaient annoncé de nombreux journaux. Or, est-ce à dire que le Président de la République a restreint ses dépenses? Evidemment, non. Lors de la même occasion, à savoir le sommet de l'Union pour la Méditerranée, le dîner avec les Chefs d'Etats n'en est pas moins revenu à plus de 5000 euros par tête! Faramineux, pharaonique, astronomique! Nous n'allons pas reprendre dans les détails le rapport de la Cour des Comptes mais il faut souligner que le retour à la société de privilèges pointe le bout de son nez. Pendant que le Tiers-État ramasse les miettes, la Cour s'arrange pour s'offrir les mets les plus délicieux et coûteux du royaume.

 

Bilan: le déficit de l'Etat se creuse de jour en jour, jusqu'à avoir doublé depuis l'an dernier! Vous allez sûrement m'objecter que ce n'est pas un repas qui a causé une telle dette mais la crise financière et les décennies d’incurie budgétaire. Or, la conjoncture économique peut-elle justifier de telles dépenses? Bien au contraire. Alors que l'on préconise au bas peuple de se serrer toujours plus la ceinture, l'Etat fait preuve du plus grand mépris en faisant un étalage de richesses indécent pour ceux qui n'ont ni de quoi se nourrir, ni de quoi se vêtir, ni de quoi se loger.

 

Par ailleurs, n'avons-nous pas tous le droit à un logement décent? Même ceux dont le chez-soi est une cellule! Ainsi, dans les prisons, les conditions de vie détestables ont conduit la Cour d'Appel de Douai à condamner l'Etat au versement d'une indemnité de 1500 euros par plaignant. En effet, comment peut-on vivre décemment lorsque les seuls mètres carré qui vous sont réservés ne disposent pas de « ventilation spécifique du cabinet d'aisance ni de cloisonnement véritable avec la pièce principale »? Ces 1500 euros ne sont alors que justice pour ces détenus souffrant des conditions carcérales désastreuses dans notre pays. Quoi de plus dégradant que ces conditions de détention ?! En comparaison, la fameuse douche de notre Président relève du très grand luxe, surtout si l'on pense au fait qu'elle n'a été installée que pour quelques heures et n'a même pas servi! Il me semble alors que les 1500 euros versés aux plaignants restent quand même très bon marché.

 

Enfin, l'oligarchie qui détient le pouvoir a eu une idée révolutionnaire pour renflouer les finances de l’Etat: soumettre les victimes d'accident du travail à l'impôt sur le revenu. Logique, me direz-vous, puisqu'il s'agit, d'après Gilles Carez, rapporteur de la commission des finances, de « corriger une anomalie fiscale ». Il faut cependant garder à l'esprit que les accidentés restent bel et bien des victimes auxquelles réparation est due. Pour l'UMP, ceux-ci seraient des privilégiés, mais que dire alors des contribuables les plus riches bénéficiant du bouclier fiscal? Les indemnités ne compensent que partiellement les pertes de revenu causées par l'accident. Doit-on alors pénaliser doublement les accidentés?

 

En tout cas, c'est l'opinion d'un homme assoiffé de pouvoir, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale. En effet, il s'est dressé en chevalier d'honneur contre cette injustice fiscale qu'il a qualifiée de « passe-droit ». Or, s'est-il très vite heurté à un rassemblement des forces de gauche qui ont cru bon de le ramener à la raison. Bien d'autres politiques publiques font perdre de l'argent à l'Etat et mériteraient d'être modifiées, à commencer par la défiscalisation des heures supplémentaires et la suppression de la taxe professionnelle. En ce qui concerne cette dernière, l'Etat s'est certes engagé à la compenser pour l'année 2010, or qu'en sera-t-il après? L'avenir reste incertain...

Lou

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Lundi 16 novembre 2009 1 16 11 2009 15:34
- Publié dans : Point de vue militant

Voici un débat jeté à la foule pour la distraire des véritables questions. Alors distrayons-nous le temps d’un article, mais le temps d’un article seulement.
 
L’identité nationale, c’est la guerre. C’est intégrer ceux qui aiment l’identité ainsi définie, et dégager ceux qui la détestent. Pardonnez moi ce ton aux frontières du populisme et de la vulgarité. Permettez moi d’adopter des mots qui sont à la hauteur de la répugnance que cette question m’inspire.
 
Les gens ont peur, depuis toujours, et éternellement, les gens auront peur. Le politique peut réguler cette peur, ou bien il peut l’attiser. Dans le premier cas, il aura sans doute son motif secret, mais il pourra également s’inscrire dans une lignée de progressistes qui prétendent renforcer la solidarité entre les peuples, entre les nations. Dans le deuxième cas, le politique attise cette peur dans un intérêt personnel, et un intérêt personnel seulement. Aucune conviction ne peut justifier de jeter une telle huile sur le feu. A part celles de Jean Marie Le Pen, s’entend.
 
Egarons-nous pour un instant, parlons d’identité nationale. Parlons de ce que c’est que d’être français. Etre blanc, catholique, bon mangeur, acheteur de pain et fan de football. Ou alors, être beur, être chômeur, être sans diplôme, non mangeur de porc, non violent, non voilée ? Ou encore, être hongrois, avide de pouvoir, petit et marié à une top model ?
 
Je ne suis pas fan de la nation. Je m’en moque. J’ai cependant quitté la France pendant assez longtemps pour me rendre compte que mon pays me manquait, que j’aimais la façon de vivre à la française. J’ai également rencontré des français exilés qui détestent la France et les Français - nous serions trop râleurs. Sont-ils français eux, Monsieur le Président ?
Je n’ai pas peur, en tant que femme de gauche de parler d’identité nationale, c’est ce que j’essaie de dire. Le Parti Socialiste a payé cher le refus de traiter ces questions, mais ce n’est pas une raison pour sombrer dans le débat honteux d'aujourd’hui, au contraire, la gauche se doit de dénoncer ce débat, et d’y répondre par une analyse des vrais problèmes.
 
Disons-le et disons-le clairement, là où ne règne que l’écoeurante hypocrisie d'une tactique pré-électorale. L’identité nationale, c’est la guerre entre deux populations. C’est la guerre entre les discriminés, et les autres. La guerre du Français blanc, peut-être catholique, qui gagne assez d’argent pour acheter sa baguette quotidienne (ou pas) et qui a peur des jeunes qui sifflent la Marseillaise. La guerre contre le maghrébin, le noir, le non-blanc qui galère, qui même lorsqu’il est journaliste au journal Le Monde, se voit traité comme de la merde. Il ne défendra jamais la Marseillaise, parce que la Marseillaise ne le défend pas.
Là, le Français blanc ouvre le feu et vous dit : mais pourquoi la Marseillaise le défendrait d’abord ? Parce qu’il est Français, le non-blanc, mon bon Monsieur, français comme vous et moi. CITOYEN FRANÇAIS. Ce n’est pas ça la République ?
 
Disons-le, et disons-le clairement : pour ce gouvernement, la couleur de peau comme la religion sont des éléments de l’identité nationale. Veut-on vraiment débattre de cela ?
 
Disons-le, et disons-le clairement : je serais non-blanche (car peut-être - pour une meilleure compréhension de ce billet - faut-il préciser ma couleur de peau), je détesterais la France, sa République méritocratique et ses frontons de mairies, parce que Marianne n’a jamais rien fait pour moi, parce que la population me regarde toujours de travers, parce qu’à chaque étape de ma vie, j’ai galéré deux fois plus que les autres. Le Français blanc ici peut être baissera-t-il son fusil : c’est vrai que c’est pas facile la vie quand on est non-blanc.
 
Monsieur le Président, voici cette lettre que vous ne lirez jamais : l’identité nationale, c’est affaire d’individus. Ce qui compte, pour vous, homme politique, c’est la cohésion nationale, c’est réussir à calmer les peurs des uns et des autres, pour que chacun aime la République car elle les protège et les aide tous de façon égale. Car l’identité de la France, d’abord, ce sont ses institutions, c’est la Déclaration des Droits de l’Homme, la République !
Et on ne peut pas dire qu’elles fonctionnent aussi bien pour tous les Français, nos institutions.
 
Ici le Parti Socialiste a, comme souvent, un boulevard ouvert qu’on attend qu’il emprunte. Les progressistes doivent répondre à ce débat de la honte, non pas en y participant, mais en posant d’abord  des principes d’avenir comme la solidarité européenne (et mondiale, plus hypothétique cependant), en parlant d’ouverture des nations sur le monde contre un repli sur nos propres questions. Et ensuite, par des mesures concrètes pour mettre fin aux ségrégations. Pas de ségrégations égale pas de problème d’identité nationale, cela semble si simple à écrire pourtant.  Monsieur le Président, où sont vos plans banlieues, où sont vos promesses de lutte contre les discriminations ? Sans doute un débat est-il bien moins coûteux pour les finances publiques et bien plus juteux pour votre image. Dénoncer enfin, la manœuvre politique : pendant qu’on pense la françitude, les problèmes économiques et sociaux restent sans réponse. Il y a tant à faire, et tout ce que vous semblez faire, Monsieur le Président, c’est attiser les haines et occuper les intellectuels, pour mieux rassembler votre base électorale.
Vive la France !


M.P.

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Samedi 14 novembre 2009 6 14 11 2009 07:00
- Publié dans : Point de vue militant

Mme de La Fayette l'a échappé belle ! Quel sort lui aurait réservé Eric Raoult si elle avait vécu au XXIème siècle sous le régime de Nicolas Sarkozy. On se souvient que la Princesse de Clèves a fortement déplu à sa Majesté, à tel point que sa seule lecture est devenue désormais, pour les opposants au régime, un acte de résistance.

Jamais, Nicolas Sarkozy n'aurait toléré la publication d'un tel ouvrage! Quelle image de la France donne en effet ce roman à l'eau de rose écrit par une femme exaltée par ses passions amoureuses ? Celle d'un pays où les jeunes gens n'en finissent pas de conter fleurette à tout bout de champs, où les jeunes filles passent leurs journées à révasser au lieu de se mettre au travail ! Et puis, cet étalage de sentiments, ne correspond pas du tout aux recommandations de Dominique Paillé, qui invite les écrivains à faire preuve de « mesure », pour reprendre l'expression du porte-parole de l'UMP à propos des déclarations de Marie N'Diaye.

Le cas de Mme de La Fayette est cependant moins grave, que celui de l'auteure de Trois Femmes Puissantes, récemment primé par le comité Goncourt. Avec le temps, on peut estimer qu'il y a prescription, on pardonnera d'autant plus facilement Mme de La Fayette, qu'elle n'a pas osé critiquer le pouvoir en place, comme Marie N'Diaye, jugeant « monstrueuse » la France de Nicolas Sarkozy.

Comment tolérer de tels propos contraires au devoir de réserve, qui selon M. Raoult doit s'imposer à tout écrivain respectable, souhaitant obtenir les faveurs de la Cour, et espérer ainsi rejoindre le Panthéon des artistes officiels du régime, aux côtés de Mireille Mathieu ou de Fifi Brindacier.

« Les artistes estiment avoir le droit de tout dire » fait-on remarquer d'un air indigné à la mairie du Raincy. Heureusement, le ministre de la culture est là pour protéger la liberté de parole de ces élus, qui comme M. Raoult montent au créneau pour défendre la Sarkozie contre les attaques de ces artistes effrontés.

«Pour moi, ces gens-là, ils représentent une forme de mort, d'abêtissement de la réflexion, un  refus d'une différence possible » écrit Marie N'Dyaye dans un interview aux Inrokuptibles. Ces « gens- là », cela fait maintenant deux ans qu'ils gouvernent et c'est de leurs propos à eux que l'on devrait s'inquiéter, si l'on ne veut pas que la France ressemble de plus en plus à une ancienne république soviétique.

A.L
 

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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 11 2009 11:38
- Publié dans : Point de vue militant

Au lendemain des célébrations historiques du onze novembre, un constat s’impose : Nicolas Sarkozy n’a, malgré le soutien d’Angela Merkel, pas réussi à raviver la flamme vacillante de sa politique.

Fragilisé par les mutineries incessantes, le Chef d’état major des armées commence à craindre une bérézina électorale. Mais en bon supporter du PSG, il sait également que la meilleure défense, c’est l’attaque. Après le projet de bouclier électoral, il décide donc d’envoyer le fidèle Bertrand, véritable assurance tous risques, étudier les méthodes du Parti Communiste chinois. Mais rien n’y fait, la fière Rama Yade, sabre au clair, rompt toujours les rangs. On lui promet d’ailleurs un brillant avenir aux « anciens combattants ».  Même la fine gâchette Raffarin, encore un peu vexée d’avoir été dépassée par Larcher dans la course au Luxembourg, part en guerre contre la suppression de la taxe professionnelle.          

Heureusement pour le Chef de l’Etat, il lui reste l’ambitieux Besson et sa Légion Etrangère. Il peut également compter sur Dassault, cet élément d’identité nationale, dont le matériel et l’habileté font notre gloire. Que dire d’un homme capable, en distribuant du blé en rafale, de faire élire un homme de paille sans faire de foin ? Rien, si ce n’est que notre économie aurait bien besoin de tels prestidigitateurs.

La France, rappelée à l’ordre par Bruxelles, voit sa dette et son déficit se creuser au point que le trou de la sécu paraisse minuscule face à ce gouffre insondable. Insondable ? Pas si sûr ! Opinion Way pourrait, une fois de plus, faire des miracles et annoncer au chef de l’Etat qu’une majorité de Français pense qu’une bonne guerre, y’a rien de tel pour relancer l’économie.

 

Baptiste S.

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