Un an plus tard, la jeunesse qui bouge n'a toujours pas changé de camp !
Il y a presque un an jour pour jour Nicolas Sarkozy obtenait la majorité des voix au deuxième tour de l’élection présidentielle. Après plusieurs mois d’une campagne intense, le candidat qui voulait incarner la rupture et le renouveau de la France avait réussi à se faire élire… par les plus anciens de ses concitoyens. Car malgré les concerts de Faudel organisés pour la relève du 16ème arrondissement parisien, les jeunes électeurs ont bel et bien plébiscité la gauche et la candidate socialiste en 2007.
Le début d’une grande histoire
C’était le bon temps !
Las, l’effet du retour de notre Johnny national s’est vite estompé. Françafrique, fin de la politique d’ouverture, mesures sans cohérence et couacs gouvernementaux à répétition : le petit Nicolas a vite fait de se chiraquiser. Mais ce n’était que provisoire. Le président a bien vite compris qu’il allait perdre son électorat traditionnel à force de séduire les jeunes en imitant son prédécesseur. Depuis sa défaite cuisante aux municipales, c’est donc de Gaulle qu’il essaye d’imiter. Restauration de la fonction présidentielle classique, rupture avec le présent pour défendre avec passion les grandes politiques nées de l’époque gaullienne : le président était enfin arrivé à destination pour liquider l’esprit de mai 68.
Une jeunesse révoltée
Sarkozy, tout aussi populaire que de Gaulle en 1969, est maintenant tout aussi conservateur. Un an plus tard, le pouvoir a encore fait régresser Sarkozy et la politique de la droite. Un an plus tard, le président et sa majorité sont plus que jamais conservateurs. Un an plus tard, la femme du président est plus jeune. Ce n’est toujours pas le cas de son électorat.
Antoine Besson et Max. P