[CultureS] Martin Parr: derniers jours!

Publié le par Section socialiste de Sciences-Po


Plus que quelques jours pour aller voir l’exposition « Planète Parr » au jeu de paume !


Courez-y tant qu’il est encore temps : l’exposition, divisée en trois parties, est une petite merveille, qui regroupe quelques-unes des photos appartenant au photographe de l’agence Magnum – du paysage au portrait en passant par des instantanés et mises en scène –, une collection impressionnante des breloques les plus baroques ainsi que des photos de Parr issues des séries "Luxury", "Small World", "The Guardian Cities Project".


La première partie vous plonge dans l’ambiance de la photographie et chacun saura trouver matière à réjouissance ou réflexion dans la diversité de la collection. Puis, arrivent les salles consacrées à la deuxième partie d’exposition, où sont exposés les objets les plus hétéroclites, entre autres une impressionnante collection de montres (en or) à l’effigie de Saddam Hussein, des objets à la gloire de Mao ou des premiers pas de l’homme sur la lune, une collection de plateaux et assiettes kitschissimes, sans oublier les nombreux objets, des tasses de thé à la cloche pour sonner son butler, à l’image de Margaret Thatcher. Enfin, la dernière partie de l’exposition vous fait découvrir le travail de Martin Parr à proprement parler et je résumerais ainsi l’esprit qui l’anime : c’est l’art du « détail qui tue ». Dans les courses hippiques les plus huppées, dans les foires d’art contemporain de Dubaï, dans les galas des millionnaires russes, Martin Parr saisit, avec beaucoup d’ironie, le détail – l’accessoire, le geste ou le regard – qui pointe le grotesque de ces riches réunions.


Quelques rires sporadiques se faisaient régulièrement entendre au cours de l’exposition, et j’ai moi-même bondi quand j’ai remarqué dans l’une des photos que l’écharpe de la riche bourgeoise photographiée(attention : spoiler)  était en fait un vison pourvu d’une paire d’yeux reluisants, ce qui n’a pas manqué de provoquer l’hilarité du couple voisin. L’exposition, en un mot, nous met de bonne humeur.

Et pour ceux qui passeraient dans le coin mais qui n’auraient pas le temps ou préféreraient garder leurs sous pour acheter des macarons Ladurée rue royale, des photos sont exposées gratuitement devant le jeu de paume. 

Marie F.

« Planète Parr », 4 euros pour les étudiants, du 30 juin au 27 septembre 2009 au Jeu de paume 

Publié dans Point de vue militant

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S. 24/09/2009 01:34


Je ne savais pas que la RAP se mettait à la critique d'art... Assez intéressant.