Wikileaks : «Les États ont besoin de discrétion, voire de secret»

Publié le par Section socialiste de Sciences-Po


Le 28 novembre 2010, le site Internet Wikileaks publiait 250 000 documents rédigés par les diplomates américains. Souvent contraints à faire preuve de toujours plus de transparence dans leur vie personnelle, les citoyens souhaiteraient voir les États en faire autant. Au nom de la liberté d’information et des principes démocratiques, Wikileaks relaye ces informations pour briser ces secrets et contrebalancer ainsi le pouvoir des gouvernements.


Si l’intention est louable, cette transparence est-elle pour autant synonyme de démocratie et atteindra-t-elle l’objectif qu’elle poursuit ?

Pour Jean-Michel Boucheron, député d’Ille-et-Vilaine et membre de la commission des Affaires Étrangères, le lien entre transparence et démocratie n’est pas aussi simple, et l’influence des documents publiés par Wikileaks dans les négociations internationales n’est que relative. Jean-Michel Boucheron, évoque la nécessité pour les États de garder certains documents secrets. Pour lui, les 250 000 documents écrits par des diplomates américains et publiés par Wikileaks n'auront qu'une faible influence sur la teneur des relations internationales


Dominique Strauss-Kahn est "peut-être le plus capable" des socialistes français mais il "manque du feu sacré", jugeait en 2006 la diplomatie américaine, selon des documents diffusés par le site internet WikiLeaks.

"L'impression donnée est que, tout en étant peut-être le plus capable et le plus qualifié des candidats socialistes, il manque du feu sacré pour le propulser vers la victoire"

En 2006, selon les extraits publiés par Le Monde, "DSK a prédit que Royal s'effrondrerait au bout du compte et que, si elle était désignée par le PS, elle ne survivrait pas contre Sarkozy".  A l'époque, Dominique Strauss-Kahn estime que "80% du parti n'est pas derrière elle" et décrit la candidate finalement choisie par les militants comme "fragile" sur le fond.

Ségolène Royal, qui s'est rendue aux Etats-Unis plusieurs fois depuis l'élection de Barack Obama, aurait alors "clairement fait comprendre qu'elle ne rejetait pas la culture populaire américaine, en indiquant qu'elle regardait 'Desperate Housewives'".

Claire Schreiber

 

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