Agir vraiment contre la crise (II) : le soutien aux revenus

La crise financière n’a fait que révéler la crise sociale que traverse le monde actuel. L’accroissement des inégalités et de la précarité sont à la fois les causes et les conséquences de la plus grave crise économique depuis 1929, et la crise est malheureusement loi d’être terminée. Nous devons voir cette crise comme l’occasion de concevoir un nouveau modèle de développement, plus juste et plus solidaire. Avant d’aborder nos propositions pour la relance de l’industrie, notre plan de relance alternatif remet les Français au cœur de notre système économique, et prône un soutien immédiat aux revenus et aux emplois.
Notre première préoccupation est de relancer (vraiment) le pouvoir d’achat et la consommation. Cette préoccupation passe par deux points : l’augmentation rapide des salaires et des prestations sociales, ainsi qu’un effort de réduction des prix des biens essentiels.
Nous proposons le versement d’une aide immédiate de 500€ dès février 2009 à tous les bénéficiaires de la PPE (soit 9 millions de salariés) et tous les bénéficiaires des minima sociaux (minimum vieillesse, RMI-RSA, API, AAH, ASS). C’est ce que nos voisins ont fait, parfois en proportion plus important comme Obama qui reverse 1000$ à 95% de sa population. Nous appelons de nos vœux une revalorisation du SMIC de 3% dès février 2009. Afin de garantir la progression des salaires, nous soumettons les exonérations de cotisations sociales à la conclusion effective d’accords salariaux d’ici au 1er septembre 2009. Nous demandons la généralisation du chèque transport à tous les salariés et à tous les véhicules (y compris les voitures sur la base d’une indemnité kilométrique). Enfin, nous proposons la revalorisation immédiate de 10% des allocations logement.
Pour agir efficacement sur le prix des biens, nous réduisons d’un point la TVA (de 19,6% à 18,6%). Le Royaume-Uni l’a déjà fait pour soutenir le pouvoir d’achat et le retour à la consommation, mais aussi pour aider la trésorerie des PME et TPE. Nous demandons la limitation de la hausse des loyers au taux d’inflation, ainsi que la mise en chantier de 300 000 nouveaux logements sociaux en 2009 et 2010, à la fois pour résoudre la crise du logement dans les grandes villes et pour soutenir le secteur du BTP.
Nos autres mesures immédiates pour soutenir l’emploi et la protection des salariés précarisés par la crise vont dans le sens d’une politique réelle d’aide aux salariés et de création d’emplois. Face au démantèlement de l’Etat et des services publics, nous demandons le gel des 30 000 suppressions de postes dans la fonction publique pour 2009, ainsi que le gel des 20 000 suppressions de postes dans les hôpitaux (un article sera consacré à l’hôpital dans les jours à venir).
Alors que des secteurs sont sévèrement touchés par la crise, comme le secteur de l’automobile, le PS propose une augmentation de l’indemnisation du chômage partiel jusqu’à dix-huit mois, à hauteur de 80% des salaires, afin d’éviter les licenciements. Pour les salariés victimes d’un licenciement, nous voulons que les contrats de transition professionnelle et les conventions de reclassement suivent les mêmes règles dans tout le pays ; que la durée d’indemnisation soit portée à deux ans pour une indemnisation de 80% du salaire ; que la durée d’indemnisation soit exceptionnellement prolongée de six mois pour les salariés inscrits à l’ANPE suite à une fin de CDD ou d’intérim.
La crise entraînera inévitablement des réductions d’effectifs, mais nous imposons le remboursement préalable des aides publiques reçues au cours des cinq dernières années par les entreprises qui continuent à faire des profits et à reverser des dividendes à leurs actionnaires tout en compresser les emplois pour augmenter leur rentabilité. Par la suite, les entreprises bénéficiaires devront prendre en charge le reclassement et la reconversion de tous les salariés concernés, à hauteur de 80% de leurs salaires pendant deux ans, en plus des habituelles indemnités légales de rupture.
Enfin, nous avons vu que le gouvernement avait admis le recours aux emplois aidés. Nous voulons en créer 100 000 de plus. Nous proposons la création de 100 000 emplois à temps plein d’une durée de trois ans, pris en charge à 75% par l’Etat dans le secteur non marchand. A titre exceptionnel, les retraites anticipées dans le BTP et l’automobile pourront être réactivées.
L’ensemble de cette première vague de mesures de soutien aux revenus représente 23,7 milliards d’euros, soit la moitié de notre plan de relance, répartis ainsi :
Notre première préoccupation est de relancer (vraiment) le pouvoir d’achat et la consommation. Cette préoccupation passe par deux points : l’augmentation rapide des salaires et des prestations sociales, ainsi qu’un effort de réduction des prix des biens essentiels.
Nous proposons le versement d’une aide immédiate de 500€ dès février 2009 à tous les bénéficiaires de la PPE (soit 9 millions de salariés) et tous les bénéficiaires des minima sociaux (minimum vieillesse, RMI-RSA, API, AAH, ASS). C’est ce que nos voisins ont fait, parfois en proportion plus important comme Obama qui reverse 1000$ à 95% de sa population. Nous appelons de nos vœux une revalorisation du SMIC de 3% dès février 2009. Afin de garantir la progression des salaires, nous soumettons les exonérations de cotisations sociales à la conclusion effective d’accords salariaux d’ici au 1er septembre 2009. Nous demandons la généralisation du chèque transport à tous les salariés et à tous les véhicules (y compris les voitures sur la base d’une indemnité kilométrique). Enfin, nous proposons la revalorisation immédiate de 10% des allocations logement.
Pour agir efficacement sur le prix des biens, nous réduisons d’un point la TVA (de 19,6% à 18,6%). Le Royaume-Uni l’a déjà fait pour soutenir le pouvoir d’achat et le retour à la consommation, mais aussi pour aider la trésorerie des PME et TPE. Nous demandons la limitation de la hausse des loyers au taux d’inflation, ainsi que la mise en chantier de 300 000 nouveaux logements sociaux en 2009 et 2010, à la fois pour résoudre la crise du logement dans les grandes villes et pour soutenir le secteur du BTP.
Nos autres mesures immédiates pour soutenir l’emploi et la protection des salariés précarisés par la crise vont dans le sens d’une politique réelle d’aide aux salariés et de création d’emplois. Face au démantèlement de l’Etat et des services publics, nous demandons le gel des 30 000 suppressions de postes dans la fonction publique pour 2009, ainsi que le gel des 20 000 suppressions de postes dans les hôpitaux (un article sera consacré à l’hôpital dans les jours à venir).
Alors que des secteurs sont sévèrement touchés par la crise, comme le secteur de l’automobile, le PS propose une augmentation de l’indemnisation du chômage partiel jusqu’à dix-huit mois, à hauteur de 80% des salaires, afin d’éviter les licenciements. Pour les salariés victimes d’un licenciement, nous voulons que les contrats de transition professionnelle et les conventions de reclassement suivent les mêmes règles dans tout le pays ; que la durée d’indemnisation soit portée à deux ans pour une indemnisation de 80% du salaire ; que la durée d’indemnisation soit exceptionnellement prolongée de six mois pour les salariés inscrits à l’ANPE suite à une fin de CDD ou d’intérim.
La crise entraînera inévitablement des réductions d’effectifs, mais nous imposons le remboursement préalable des aides publiques reçues au cours des cinq dernières années par les entreprises qui continuent à faire des profits et à reverser des dividendes à leurs actionnaires tout en compresser les emplois pour augmenter leur rentabilité. Par la suite, les entreprises bénéficiaires devront prendre en charge le reclassement et la reconversion de tous les salariés concernés, à hauteur de 80% de leurs salaires pendant deux ans, en plus des habituelles indemnités légales de rupture.
Enfin, nous avons vu que le gouvernement avait admis le recours aux emplois aidés. Nous voulons en créer 100 000 de plus. Nous proposons la création de 100 000 emplois à temps plein d’une durée de trois ans, pris en charge à 75% par l’Etat dans le secteur non marchand. A titre exceptionnel, les retraites anticipées dans le BTP et l’automobile pourront être réactivées.
L’ensemble de cette première vague de mesures de soutien aux revenus représente 23,7 milliards d’euros, soit la moitié de notre plan de relance, répartis ainsi :
| Aide immédiate de 500€ | 6,2 Mds€ |
| Hausse du SMIC de 3% | 1 Md€ |
| Baisse de la TVA de 19,6% à 18,6% | 6,5 Mds€ |
| Majoration de 10% des allocations chômage et généralisation du chèque transport | 2 Mds€ |
| Indemnisation du chômage et créations d’emplois | 8 Mds€ |
François Fillon a réagi en fustigeant ces mesures qui rendraient « impossible toute remise en ordre ultérieure de nos finances publiques ». C’est pourtant le choix qu’on fait les Etats-Unis, le Royaume-Uni et nos autres voisins nettement moins frileux que notre gouvernement ! Le soutien à la consommation serait « un contresens au regard de notre situation », et même un retour « au socialisme d’hier ». Une seule chose est sûre, la « droite d’aujourd’hui » a abandonné l’idée d’aider les Français dans cette crise, afin de poursuivre sa bataille idéologique d’appauvrissement de l’Etat et des services publics et de précarisation des jeunes, des vieux, des chômeurs, des mal-logés et de tous les salariés qui, à cause d’une crise dont ils sont les principales victimes sans être coupables pour un sou, ont de plus en plus de difficultés au quotidien.
Val
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