Pourquoi Ségolène Royal est la Présidente que la France mérite !
A deux jours du premier tour de l’une des élections les plus importantes depuis vingt ans et après un meeting devant 22 000 personnes où notre candidate a été magistrale, de nombreux électeurs sont encore indécis. Nous le sentons bien, militants socialistes, que quelque chose a évolué ces trois dernières semaines. Grâce à notre travail d’explications sans relâche, malgré les caricatures et certaines initiatives malheureuses issues de nos rangs, nous avons tenu notre cap : mettre en marche
Et ces derniers jours plus que jamais, nous sommes fiers, quels qu’aient été nos choix lors de la primaire du 16 novembre dernier (dont nous pouvons être collectivement fiers, quel autre parti a eu le courage et a pris le risque d’organiser un tel débat d’idées ?), nous sommes plus que fiers d’avoir une telle candidate et nous sommes plus que jamais persuadés qu’elle est la plus apte à diriger
1. Elle est la seule à faire preuve d’un sang-froid sans failles.
Je n’ai pas besoin de rappeler les critiques odieuses dont elle a fait l’objet tout au long de la campagne. Elle a toujours tenu bon, a maintenu son rythme (débats participatifs puis mise en œuvre et diffusion du pacte présidentiel) et a toujours su montrer, malgré les chausse-trappes la cohérence du pacte présidentiel que l’ensemble des socialistes, des radicaux de gauche et des membres du MRC défendent.
- A l’inverse, on est frappé par l’irritabilité incompatible à notre avis avec les fonctions de Président de
- Le prophète de l’extrême-centrisme n’est toutefois pas en reste. Alors que la directeur de rédaction d’un grand journal (Le Monde) appelle à un véritable débat démocratique et que c’est son droit, au même titre que Jean-François Kahn et Marianne ont le droit de soutenir le candidat du centre, François Bayrou s’en prend violemment à ce même journaliste en disant que son élection serait (je cite) la loi de l’ « emmerdement maximum » pour lui (que cela signifie-t-il ?). Sans parler des critiques acerbes à l’égard de tous les membres de son propre parti (et ils sont nombreux) qui n’ont pas daigné soutenir Sa Suffisance. Sûr de lui au point qu'il n'a pas d'équipe, comment M. Bayrou pourrait-il mettre en marche une entité collégiale ?
Ségolène Royal qui a maintenu son cap tout au long de cette campagne, refuse les tractations d’appareil, elle est de cette façon
2. Elle sait faire la différence entre la gauche et la droite…
Elle l’a répété ce matin, Ségolène Royal est une femme de gauche qui contrairement à la droite, ne pense pas que seule la libre concurrence permet de régler les problèmes. « La droite n'a pas de principe, au sens où pour ceux qui croient au libéralisme, ils pensent que cette idée de libéralisme va régler tous les problèmes, que seule la libre concurrence va régler les problèmes ». Ségolène Royal ajoute que la gauche a pour objectifs « de concilier le développement économique et le progrès humain, de faire en sorte que les richesses soient mieux distribuées, de maintenir un haut degré de protection sociale qui est menacée par le libéralisme et par la mondialisation ».
Elle a appelé « ceux qui pensent que les valeurs humaines dans l'action politique doivent toujours l'emporter sur les valeurs boursières ou financières, ceux qui pensent que l'on peut réformer en profondeur
3. ...tout en sachant renouveler le logiciel de la gauche.
Sa capacité à renouveler le logiciel de la gauche est indubitable, c’est pour cela que les militants socialistes l’ont portée à la candidature. Elle a entamé cette mutation par deux axes : la mise en œuvre de la démocratie participative (à laquelle elle croit et qu’elle a mis en pratique depuis 2004 dans sa région – voir ses déclarations à ce moment-là) mais aussi et surtout dans sa promesse de concilier la liberté individuelle, les protections sociales garanties et l'efficacité économique, alors qu' « on a souvent opposé à gauche la protection sociale et l'efficacité économique ». Ses concepts de « donnant-donnant » « gagnant-gagnant » et du refus de l’assistanat ne sont ainsi pas des artifices rhétoriques mais un véritable changement de notre façon de penser.
Si elle renouvelle ce logiciel, certains Français n’en ont pas pris conscience, et ce sont ceux-là, en dehors de l’électorat centriste « classique » de droite, qu’il faut convaincre de ne pas tomber dans la supercherie Bayrou. Les clivages sont importants en démocratie quand ils représentent une « confrontation de projets, des valeurs et des idées ». Nous le savons bien, au Parti Socialiste, où nous respectons les différences, ce qui fait notre force. C’est ainsi que Ségolène Royal, c’est le meilleur de DSK (un réalisme économique, la volonté de réduire la dette et le déficit, l’abandon de l’idéologie punitive du profit…) et de Fabius (
4. Elle est la seule à proposer un programme de gauche, cohérent permettant de rassembler pour battre le programme de l’UMP au second tour
- Ségolène Royal rassemblera à gauche. Un grand nombre d’apprentis-sorciers souhaitant voter Bayrou mettent en avant le caractère « utile » de ce vote dans la mesure où il pourrait seul battre Sarkozy au deuxième tour. Or, non seulement les fameux sondages ne disent pas ou plus cela mais comment François Bayrou pourrait-il compter sur les 12% de votes cumulés (au minimum) pour Dominique Voynet, Marie-George Buffet, José Bové mais aussi certains électeurs d’Olivier Besancenot et d’Arlette Laguiller ?
Si Ségolène Royal se dit « altermondialiste », c’est parce qu’elle propose très clairement dans le pacte présidentiel de s’attaquer aussi bien au niveau national qu’international à une meilleure régulation de la mondialisation, dans la redistribution des richesses au niveau international (politique de codéveloppement avec l’Afrique notamment) et français. C’est cela d’ailleurs qu’elle partage avec les autres candidats de gauche, cette volonté de taxer davantage le capital que le travail et qui fera d’elle la seule rassembleuse de la gauche au deuxième tour. Elle a su faire preuve dans sa région (interdiction des OGM en plein champ) et dans le pacte présidentiel de sa volonté de faire de l’excellence environnementale un pilier fondamental de son action politique. Les Verts peuvent donc parfaitement s'y reconnaître.
- Ségolène Royal rassemblera les électeurs du centre-gauche qui souhaitent un socialisme moderne. Ségolène Royal ne cherche pas à tout prix les voix démocrates-chrétiennes qui croient aux « racines chrétiennes de l’Europe », à la réforme de loi Falloux ou sont opposés farouchement à l’entrée de
5. Ségolène Royal possède le meilleur programme, pour faire face aux de défis de demain (mais cela vous pouvez le voir sur les autres posts de notre blog)
Pour toutes ces raisons, nous allons encore diffuser, échanger pendant deux jours avec les indécis et les convaincre que Ségolène Royal est la seule à pouvoir incarner, comme l’a dit José Luis Zapatero hier, le vrai changement parce qu’elle « incarne l'impétuosité personnelle, la fraîcheur de caractère et l'optimisme. Elle représente une autre façon d'être, de gouverner ». Ségolène Royal doit incarner le 6 mai prochain,
Jonathan Gindt