Marseille : le contre-exemple absolu de la prétendue "saine gestion" UMP
Une fable est souvent entretenue par la droite, parfois même instinctivement en dehors de toute réalité tangible, et par une forme de paternalisme dont il n'arrive à se départir, un militant de droite va prétendre que les "socialistes vont augmenter les impôts et ne savent pas gérer". A Paris, certains miliatnts UMP en manque d'arguments continuent par exemple à le faire croire alors que la fiscalité est restée totalement stable au cours du premier mandat de Bertrand Delanoë et que sa gestion a été sanctionnée à plusieurs reprises par toutes les agences de notation par un triple A.
Marseille est de fait la ville la plus endettée de France. Au cours des 13 années de pouvoir sans partages de l'UMP, l'endettement a doublé : si chaque habitant de Marseille était endetté à hauteur de 1798 € en 1995, il l'est de 3792 € en 2007. De manière générale, la fiscalité (taxe d'habitation et taxe foncière) a pourtant été fortement augmenté au cours de la même période, de 30% en moyenne, ce qui représente le record absolu des villes de plus de 100 000 habitants.
Jean-Claude Gaudin, qui n'arrête pas de donner des leçons de "bonne gestion" aux socialistes au plan national ferait bien notamment de regarder le reste du classement de Challenges où parmi les 7 premières villes les mieux gérées, 4 sont socialistes : Villeurbanne, Angers, Brest et Montpellier. A Villeurbanne et à Angers, Jeau-Paul Bret et Jean-Claude Antonini ont laissé un bilan financier particulièrement sain : l'endettement de leurs collectivités est quasiment nul. A Brest et à Montpellier, François Culliandre et Hélène Mandroux ont fortement désendetté leurs villes, alors qu'on ne peut pas dire que dans ces deux villes, en particulier à Montpellier, les travaux n'aient pas été plus importants qu'à Marseille.
Que la droite se sente encore permise de donner des leçons de bonne gestion quand on observe le désastre marseillais reproduit à la tête de l'Etat (64% du PIB d'endettement contre 58% en 2002) témoigne de son arrogance et de l'indigence de ses arguments. Les Français et les Marseillais en particulier ne devraient pas s'y tromper les 9 et 16 mars prochains.
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