Proposition 53 : Faire de la lutte contre les violences conjugales une priorité nationale" : Faire adopter une loi cadre sur les violences conjugales prenant en compte tous les aspects permettant
Les violences conjugales ont été l’objet de plusieurs lois à travers l’Europe. En France, ce fléau est sous-estimé, oublié par le gouvernement. En 2006, le ministère de l’Intérieur avait annoncé le nombre accablant de six femmes tuées chaque mois par leur conjoint. Ce chiffre a pourtant été revu à la hausse par l’Observatoire national de la délinquance avec plus de treize violences mortelles contre des femmes en France, chaque mois. A cela s’ajoute les persécutions morales et physiques, qui sans avoir forcément de fin mortelle, ruinent la vie de nombreuses femmes. La loi du 4 avril 2006 est insuffisante et limitée car elle ne s’attaque pas aux vrais problèmes.
La violence existe à tous les niveaux de la société et n’est pas confinée aux couches sociales défavorisées. Beaucoup de victimes sont des femmes lettrées, les couples où la femme est battue ont souvent un emploi stable et une vie sociale en apparence normale. Arrêtons d’imaginer que la violence conjugale ne concerne qu’une minorité marginale de la population et ouvrons les yeux. La violence contre la femme dans le couple traverse les clivages sociaux et ethniques.
Les propositions de Ségolène Royal pour agir contre cette forme de violence sont claires et efficaces. C’est tout d’abord pour elle un problème urgent : une loi cadre contre les violences conjugales sera le premier texte présenté à l’Assemblée si elle est élue. De plus, Mme Royal promet une réforme en profondeur. Elle a d’ores et déjà fourni une analyse précise des obstacles que rencontrent les femmes victimes de violences et indiqué les moyens d’y remédier. Une des grandes difficultés est la protection de la femme après le dépôt de plainte. La femme battue aura le droit de rester chez elle, son mari sera écarté du domicile conjugal. Si cela est impossible, des hébergements d’accueil des victimes seront créés dans chaque département. Le principal défaut de la loi de 2006 est que la femme doit porter plainte contre son mari, contre le père de ses enfants pour être aidée. Cette étape est toujours douloureuse et parfois infranchissable. Ségolène Royal propose une intervention plus efficace où la victime n’aurait pas besoin de porter plainte, le constat d’un flagrant délit étant suffisant. Enfin, le conjoint violent devra éventuellement être aidé afin d’enrayer le cycle de violence dans lequel il a pu s’enfermer dès l’enfance.
Une loi cadre contre les violences conjugales n’est pas la panacée mais une mesure nécessaire dans la lutte pour l’égalité homme-femme. La violence contre les femmes doit cesser, Ségolène Royal est la seule candidate à l’élection présidentielle à l’avoir compris.
A.J.