OUI à un débat pour un vrai choix de société

Publié le par Section socialiste de Sciences-Po

La candidate socialiste, Ségolène Royal a donné son accord pour participer à un grand débat entre les candidats à l'élection présidentielle, avant le premier tour de l'élection, afin que les français puissent effectuer un vrai choix le 22 Avril, lors du 1er tour de l'élection présidentielle.

François Bayrou est lui aussi favorable à ce débat. Mais pas Nicolas Sarkozy. A t-il à ce point honte de son propre projet pour la France qu'il refuse d'en débattre sérieusement avec ses concurrents?

Affaire à suivre...

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Val 21/03/2007 19:38

Ce n'est pas tout à fait vrai que Ségolène, Bayrou ou Sarkozy ne représenteront que 25%. Le principe du 2nd tour, c'est de permettre un rassemblement. Quelque soit le vainqueur, il ou elle sera "le ou la moins pire" pour une majorité de Français. C'est le principe du multipartisme, avec 12 candidats, on ne peut pas s'attendre à une unanimité (et d'ailleurs tant mieux!) D'ailleurs, beaucoup des profs que j'ai eu la chance d'avoir disaient qu'il n'y a pas d'intérêt général, et que les politiques défendent des intérêts particuliers, des visions particulières de la société et des réponses à apporter.
Maintenant, on ne va pas être d'accord sur la fin du clivage droite/gauche. Pour moi, il suffit de voir quelle était la situation de la France en 2001-2002 et de la comparer avec celle de 2006-2007.

@ Sharky: "...d'où ma présence sur ce blog où l'on peut ferrailler en bonne intelligence", merci ;-)
Je suis assez d'accord pour dire que le changement radical de Bayrou est assez étrange (regardez les deux articles du Monde d'hier). Je veux bien qu'on puisse changer, mais quand même... je pense que l'opportunité électorale est pour beaucoup dans ses revirrements idéologiques!

Sharky 21/03/2007 18:39

@ Vincent.
Je suis plutôt anti-ségo d'ou ma présence sur ce blog ou l'on peut ferrailler en bonne intelligence sans recevoir des tombereaux d'insultes comme sur majorité de blogs anti-sarko ou pro-ségo. Néanmoins et sans faire insulte à mes petits camarades de jeu, la candidate PS étant d'ores et déjà perdante quoiqu'il arrive, la seule question étant au 1er ou au 2nd tour (c'est d'ailleurs pour ça que MSR veut des débats maintenant, perdu pour perdu!)
Dire que Bayrou est l'homme du renouveau est un peu réchauffé, il existe politiquement depuis plus longtemps que la majorité de ses adeversaires. Donc à moins qu'il ait reçu la foudre, aperçu la vierge ou les petits hommes verts, son néo combat n'est que pure invention stratégique. Bayrou existent aujorud'hui encore car ils servent de tampon et de reservoir à l'UMP, les élus le sont (à quelques exceptions des doigts d'une main) grâce à leur grand frère.
On sait pertinament que Bayrou a créé et incarne avec intelligence pour cette élection le vote protestataire mou PS/UMP des électeurs qui ne supportent pas MSR et à qui NS fait peur. Bayrou est le mirage Ni Ni, tel Zorro sur son tracteur. Mais celà s'arrête là car il n'y a rien derrière, ses principaux cadres l'ont bien compris et se sont taillés, seuls de jeunes arrivistes restent.
- Il n'est donc pas crédible dans son discours actuel, reniant (oubliant) ses 30 ans d'appareil.
- Il n'aura aucun partenaire crédible pour former un gouvernement (ni du PS, ni de l'UMP)
- Les législatives, quelque soit le résultat de la présidentielle vont être une hécatombe pour l'UDF qui faisant un petit dans le dos de l'UMP va prendre le retour de bâton. Ce sera un Président avec ses 4 députés, qui passera son temps à négocier et donc perdra la France. Il ne faut pas rêver à une unité du lendemain, ce sera une grosse gueule de bois.
La notion Droite / Gauche a effectivement montré ses limites par le fait d'un Gauche défaillante depuis 2002 (ou le départ de Tonton?). Il est temps que sa mutation sociale démocrate accouche enfin que l'on puisse avoir la saine et nécessaire opposition que nous méritons comme français. Le néo culbuto, un coup à Gauche, un coup à Droite n'a aucun avenir en France.

Vincent 21/03/2007 17:54

Quel(le) Président(e) souhaitons-nous avoir ? Les nombreux sondages dont nous avons connaissance ne manquent pas de m’interroger sur la représentativité du futur Chef de l’Etat français. Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou seraient choisis par environ 25 % des électeurs. Il est possible que Le Pen se situe également à ce niveau. Je ne vois pas Jean-Marie Le Pen être élu Président de la République s’il atteignait le second tour de la présidentielle. Un sursaut des électeurs, comparable à celui de 2002, lui interdira alors la fonction suprême. Si Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal est élu, le futur chef de l’Etat serait le représentant d’une minorité. Il ne faudra pas s’étonner ensuite d’un blocage massif et du refus de toute marche en avant pour réformer l’état et ses structures, avec toutes les répercutions sur la santé économique de la France et par voie de conséquence sur le « quotidien des Français ». La seule solution ne réside-t-elle pas par l’accession de François Bayrou à la présidence de l’état ? Certes, il n’a pas aujourd’hui de majorité à l’assemblée nationale. L’UMP et le PS ne sont pas certains non plus d’en posséder une à l’issue des élections législatives proches. Mais, n’est-il pas envisageable qu’il ressorte, à l’issue des législatives, avec une représentativité importante, voir une majorité ? S’il ne l’obtenait pas, ne peut-on pas envisager qu’il pourra, avec des hommes et des femmes d’horizons divers, des hommes et des femmes désireux de s’affranchir de l’embrigadement de leurs partis (UMP et PS), construire une majorité qui lui permettra de mettre en place un gouvernement d’entente et d’ouverture. Les Allemands l’ont bien réalisé et aujourd’hui, la santé économique et sociale de l’Allemagne fait des envieux et la situe en tête des pays européens pour ses performances. Le modèle anglais dont se sont réclamés Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal révèle toutes ses lacunes dans de nombreux domaines : sécurité des transports publics, service de santé déficient … Il nous faut réfléchir à cette possibilité d’ouverture à l’autre. La notion droite/gauche nous a montré ses limites depuis 25 ans. Ne nous faut-il pas casser cette dualité qui ne favorise que les clivages, les intérêts partisans sans se soucier de l’intérêt général ? Qu’en pensez-vous ?

Vincent 21/03/2007 16:28


Quel(le) Président(e) souhaitons-nous avoir ?


 
Les nombreux sondages dont nous avons connaissance ne manquent pas de m’interroger sur la représentativité du futur Chef de l’Etat français.
 
Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou seraient choisis par environ 25 % des électeurs. Il est possible que Le Pen se situe également à ce niveau.
 
Je ne vois pas Jean-Marie Le Pen être élu Président de la République s’il atteignait le second tour de la présidentielle. Un sursaut des électeurs, comparable à celui de 2002, lui interdira alors la fonction suprême.
 
Si Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal est élu, le futur chef de l’Etat serait le représentant d’une minorité. Il ne faudra pas s’étonner ensuite d’un blocage massif et du refus de toute marche en avant pour réformer l’état et ses structures, avec toutes les répercutions sur la santé économique de la France et par voie de conséquence sur le « quotidien des Français ».
 
La seule solution ne réside-t-elle pas par l’accession de François Bayrou à la présidence de l’état ?
Certes, il n’a pas aujourd’hui de majorité à l’assemblée nationale. L’UMP et le PS ne sont pas certains non plus d’en posséder une à l’issue des élections législatives proches.
 
Mais, n’est-il pas envisageable qu’il ressorte, à l’issue des législatives, avec une représentativité importante, voir une majorité ?
 
S’il ne l’obtenait pas, ne peut-on pas envisager qu’il pourra, avec des hommes et des femmes d’horizons divers, des hommes et des femmes désireux de s’affranchir de l’embrigadement de leurs partis (UMP et PS), construire une majorité qui lui permettra de mettre en place un gouvernement d’entente et d’ouverture.
Les Allemands l’ont bien réalisé et aujourd’hui, la santé économique et sociale de l’Allemagne fait des envieux et la situe en tête des pays européens pour ses performances.
Le modèle anglais dont se sont réclamés Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal révèle toutes ses lacunes dans de nombreux domaines : sécurité des transports publics, service de santé déficient …
 
Il nous faut réfléchir à cette possibilité d’ouverture à l’autre. La notion droite/gauche nous a montré ses limites depuis 25 ans.
Ne nous faut-il pas casser cette dualité qui ne favorise que les clivages, les intérêts partisans sans se soucier de l’intérêt général ?
Qu’en pensez-vous ?

Les Bisounours en folie 21/03/2007 15:27

Peut -on m'expliquer pourquoi les medias censurent cette "petite" affaire ?
http://www.brusselsjournal.com/node/1976